Dakhla : «Région de Rêve 2021»    Quels sont les défis à relever pour garantir le succès de la ZLECAf ?    Stratégie : Kia Maroc dévoile ses nouvelles ambitions pour 2021    Président à part, sera-t-il aussi un ex-président à part ?    Visas: Le plaidoyer du député franco-marocain M'jid El Guerrab pour l'Afrique    Pays-Bas: Démission du gouvernement de Mark Rutte    Maroc-USA:Fischer rassure quant à la position de l'administration Biden sur le Sahara    Un Casque bleu marocain parmi les victimes en République centrafricaine    Etats-Unis : Les premières décisions de Biden et les dernières de Pompeo    Ammouta : Victoire d'une importance capitale    Le Maroc éliminé après 3 défaites successives    Le Maroc réussit son entrée vers la défense de son titre    Coronavirus : le gouvernement prolonge les mesures de restriction en vigueur de 2 semaines    Affaire Laila: L'ADN, l'émotion et la polémique    Recherche scientifique: Quel rôle peut jouer l'université dans le renforcement de la dynamique de développement    La Chine défend sa gestion après des critiques d'experts    Nador: Interpellation de sept personnes pour escroquerie, enlèvement, séquestration et demande de rançon    Paru chez l'édition La Croisée des Chemins : «Le Secret de la Lettre» : Mohamed Ennaji porte un regard sur l'école coranique d'hier    Stud'IFO : Concert virtuel entre Cheikh Brahmi et Snitra    Le sélectionneur du Zimbabwe accuse le Cameroun de sorcellerie !    Ben Abdelkader pose les conditions de modernisation du système judiciaire    Situé à Casa Anfa : Un Institut «nouvelle génération» sur le digital verra bientôt le jour    «En 2020, l'offshoring marocain a montré sa capacité exceptionnelle à résister»    Procès à distance : Quelque 6.421 affaires mises au rôle du 12 au 15 janvier    Les USA n'ont fait que dire tout haut ce que pensent les autres Etats et le Conseil de sécurité    Masque en tissu : voici les nouvelles recommandations    L'envoyé US pour la lutte contre l'antisémitisme salue la «vision de paix» de SM le Roi    Profitant du nul entre la Libye et le Niger : La RDC prend seule la tête du groupe B    Meknès retrouve la culture à l'air libre    Une nouvelle émission rendant hommage à la diversité culturelle    «Le discours de la folie dans le patrimoine arabe et occidental»    Norvège. Le vaccin Pfizer fait 23 morts    Eliminatoires Afrobasket (Tunisie, 17-21 février 2021) : Stage de l'équipe nationale seniors    Virus Covid mutant: Le Maroc se ferme à l'Australie, le Brésil, l'Irlande et la Nouvelle Zelande    La BAD compte sur le Maroc pour développer son indice    Véhicules acquis à l'étranger : Les droits d'immatriculation peuvent être payés en ligne    Performance du secteur privé : La CGEM lance la 4ème édition de son baromètre    RNI Academy, une nouvelle structure pour la formation des élus de demain    Euromed : Quel avenir ?    Mondial de Handball 2021 : Touché par la Covid-19, le Cap-Vert contraint de quitter la compétition    CHAN / Ouganda-Rwanda (0-0) : Un nul en faveur du Maroc    Le Maroc et les Etats-Unis s'engagent contre le trafic illicite    Communication: rapprochement stratégique entre le marocain Brand & Image et l'israélien Kam Global Strategies    Maroc/Etats-Unis : David Fischer rend hommage au Maroc et à son Roi (vidéo)    Recours au financement externe " maîtrisé et soutenable "    El-Jadida comme champ de signes et de représentations    Sahara : Le Togo exprime son "soutien total" à la souveraineté du Maroc    Accords d'Abraham. Que fera Joe Biden de l'héritage de Donald Trump?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Innovation: Quel positionnement pour le Maroc en Afrique ?
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 12 - 2015

L'exception marocaine, on en parle souvent et elle se confirme sur plusieurs domaines. Toutefois, qu'a-t-on à gagner si cette exception évolue dans son propre cocon, de par ses propres moyens sans pour autant avoir un effet plus généralisé ?
C'est là une question posée en toute légitimité lors d'un débat initié par Numa Maroc et Eiréné4Impact autour du potentiel du Maroc et l'éventualité d'en faire la plateforme d'innovation pour la région Afrique/Moyen-Orient. En tant qu'incubateurs et accélérateurs, ces deux entités ont décidé de répondre à ce défi. Comment cela peut-il se faire ?
Jusque là, Numa est connue comme l'un des acteurs pionniers de l'écosystème numérique européen. Ce «catalyseur» de l'innovation qui est également à l'origine du premier espace de coworking en France, a inspiré bien d'autres incubateurs à travers l'Europe. Aujourd'hui, c'est en partenariat avec Eiréné4Impact, un accélérateur national non moins ambitieux, que Numa a décidé de poser pied en Afrique du Nord et crée à cet effet son antenne Numa Casablanca. «Pour les startups françaises et marocaines, Numa Casablanca sera un pont entre les marchés européens et africains. Les candidatures pour le premier programme d'accélération Numa Casablanca ont été lancées le 14 novembre 2015, et l'accélérateur ouvrira ses portes en janvier 2016», apprend-on auprès des responsables de cette entité. Qu'est-ce qui ferait toutefois du Maroc, et de Casablanca, une niche à grand potentiel lui permettant de devenir un réel laboratoire d'innovation?
Il y a lieu ici de revenir sur ce qu'offre le Maroc mais également sur la réalité à laquelle on est confronté sur le terrain une fois que l'on a des projets innovants. Bien que le Royaume jouisse d'une position dite «exceptionnelle» pour devenir un laboratoire d'innovation pour la plus grande partie du tiers monde, le fait est qu'il ne sort pas du lot. Difficultés administratives, faiblesse d'accompagnement par les pouvoirs publics, rareté des fonds d'investissements, peu de garanties... tout cela fait en sorte que de réelles success stories en innovation, le Maroc n'en a pas encore connu. Pour Leyth Zniber, PDG d'Eiréné4Impact et de Numa Casablanca, certains incubateurs sur place fonctionnent jusque-là dans une vision de développement et non de création de valeur locale. Plus concrètement, les projets à grand potentiel sont développés pour être conçus ailleurs, dans les pays du «Nord». Or, ce dont a besoin un pays comme le Maroc et une ville comme Casablanca est, en dehors de toute récupération, un accompagnement du talent pour une création de cette valeur locale.
C'est là qu'intervient la culture du «Give back». Cette logique malheureusement peu ancrée peut conduire selon la même source à une innovation durable par un émergent pour les émergents. «Avec un potentiel exceptionnel d'innovation pour le continent de par des enjeux de développement partagés et la présence économique et diplomatique forte d'acteurs marocains sur le continent, le Maroc a le potentiel de devenir une plateforme idéale de développement», note Zniber. Le Maroc aurait dans ce sens l'avantage d'avoir un pied au tiers monde et une importante proximité du 1er monde. Il ne s'agit cependant pas de copier des modèles européens existants mais de capitaliser sur les aboutissements de ces modèles pour adapter notre démarche aux besoins locaux. «On pourra de ce fait régler des problèmes aussi bien au Maroc, au Mali, au Sénégal et même pour le reste de l'Afrique», précise-t-on lors du débat.
A en conclure donc qu'il s'agit plus d'une nécessité qu'un choix. Le Maroc devrait selon les intervenants prendre conscience de son écosystème, de ses besoins et de ses réalités. En effet, l'Afrique n'attend pas le Maroc pour innover. D'autres pays se positionnent comme pionniers dans certaines technologies à l'instar de la fintech.
En somme, et au-delà des petites exceptions, le pays devrait aujourd'hui plus que jamais s'inscrire dans une vision de développement de compétences pour maintenir sa position et être à la hauteur de ses ambitions régionales. Ses institutions, entreprises au même titre que ses jeunes porteurs de projets, doivent assimiler l'importance de cette transition avant qu'ils ne soient dépassés.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.