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Quand on n'a que le rêve…
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 27 - 03 - 2002

Le sentiment de révolte qui anime les esprits jeunes, est souvent entretenu par le cumul de frustrations.
Elle était belle comme la révolte, disait la chanson. Pourtant, dans la plupart des révoltes, il y a peu de choses qui sont belles sauf, pour ceux qui en bénéficient, qui admirent voir couler le sang ou les pyromanes.
Généralement, la rébellion ou la «ré-volte» (faire volte face) se nourrit de la frustration, du désespoir et de la pauvreté, mais dans bien des cas, elle relève de l'ordre du tempérament et de la psychologie du rebelle (ou du révolutionnaire) .
Le père de la guérilla moderne dans le monde et de la résistance rifaine, Mohamed Benabdelkrim El Khettabi était fils de cadi et jouissait d'un prestige dont rêvait non seulement le commun des mortels, mais également, les notables et membres de l'élite. Pourtant, il a choisi la cause de son peuple et su mener une véritable guerre de libération contre les forces de l'occupation qui fait date dans l'histoire contemporaine.
Lissaneddine Boukhobza, le Tétouanais, décédé au Salvador à la fin des années quatre-vingt, était fils de haut magistrat et médecin. D'ailleurs, c'est à ce titre qu'il a pu rejoindre la guérilla au Nicargua et au Salvador, où il devint membre de la direction du mouvement révolutionnaire «Farabundo Marti».
Entre ces deux cas, il y a, bien entendu, des centaines de personnes qui ont tenté la révolution loin de leur pays. Le cas de An Mah (l'homme cheval), le communiste syndicaliste de Khouribga, qui a adhéré à l'état major de l'armée populaire vietnamienne et passé plusieurs années aux côtés de Giap et de Ho Chi Minh, avant de mourir en Algérie après un passage en France, continue encore de susciter la curiosité des jeunes rebelles ou révoltés. Abdallah Saâf, l'actuel ministre de l'Education nationale, a d'ailleurs consacré une biographie à ce destin hors du commun.
Dans les années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, il y a eu des pans entièrs de jeunes qui voulaient rejoindre les camps d'entraînement palestiniens, plusieurs d'entre eux ont pu effectivement s'entraîner dans les rangs de Fatah, du Front démocratique de libération de la Palestine ou du Front populaire. Entre temps, de nouveaux combattants ont commencé à faire parler d'eux. Mais à la place de la révolte, de la révolution, de la guérilla ou du blanquisme, ils parlent de Jihad et de guerre sainte.
Selon des anciens « arabes afghans », le recrutement se faisait par étapes. D'abord, sur le plan local, dans la rue et la mosquée du quartier, généralement dans les milieux des jeunes frustrés. Après des tests psychologiques ( des épreuves d'endurance et d'endoctrinement), le premier tri se fait à la Mecque, puis dans des camps d'entraînement au Soudan ou au Yémen, avant de prendre la direction de l'Afghanistan.
Cela dit, à l'occasion des événements du 11 septembre, qui ont secoué les Etats-Unis, le monde va découvrir un nouveau type de combattant., le kamikaze qui se jette dans la gueule du feu, ne laissant derrière lui que la mort et des cendres. Une contagion devenue monnaie courante en Palestine occupée et qui exprime un état d'esprit : le stade suprême du désespoir.


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