La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, le 18 février à Casablanca, une rencontre avec Younes Idrissi Kaitouni, Directeur général de la Direction Génale des Impôts (DGI), en présence de Chakib Alj, président de l'organisation patronale. Les membres du Conseil National de l'Entreprise (CNE) ont pris part à cette séance d'échanges centrée sur les nouveautés introduites par la Loi de Finances 2026. L'objectif affiché est de consolider le dialogue entre l'administration fiscale et les opérateurs économiques, en particulier les PME, dans une logique de confiance et de meilleure compréhension des évolutions réglementaires. Un contexte macroéconomique jugé favorable Dans son allocution d'ouverture, Chakib Alj a souligné que cette rencontre intervient dans un environnement économique qu'il qualifie de « porteur ». Les projections pour 2026 tablent sur une croissance supérieure à 5 %, avec une inflation maîtrisée et des recettes fiscales en progression de plus de 14 % en 2025. Selon lui, cette dynamique traduit un « cercle vertueux » où l'investissement public soutient l'activité des entreprises, stimule la croissance et génère des recettes supplémentaires permettant à l'Etat de poursuivre ses efforts d'investissement. Le président de la CGEM a toutefois insisté sur la nécessité d'ancrer durablement cette progression des recettes dans l'élargissement de l'assiette fiscale, la formalisation du secteur informel et la montée en gamme du tissu productif. Il a également évoqué l'importance d'accélérer la réforme des taxes locales, en complément des chantiers déjà engagés. Les échanges avec l'assistance ont porté sur plusieurs sujets techniques liés à la fiscalité, notamment la retenue à la source et la fiscalité locale. Cette interaction directe avec la DGI a permis aux chefs d'entreprise d'exprimer leurs interrogations sur l'application concrète des nouvelles dispositions et leurs impacts opérationnels. À travers cette rencontre, la CGEM et la DGI confirment leur volonté de maintenir un dialogue structuré, dans un contexte où la stabilité et la lisibilité du cadre fiscal constituent des leviers clés pour l'investissement et la compétitivité des entreprises.