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Le crédit à la consommation
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 04 - 2004

L'évolution du secteur du crédit à la consommation, la ventilation des encours, les particularités de Salafin, l'évolution du marché boursier, l'analyse des résultats de Wafa Assurances… tels ont été les sujets abordés lors de l'émission «Les rendez-vous de l'économie», diffusée le lundi 19 avril sur Médi1 avec comme invité Amine Bouabid, président du Directoire de Salafin et Omar Amine, directeur associé d'Eurobourse.
Thami Ghorfi : Monsieur Bouabid, quelle a été l'évolution du secteur du crédit à la consommation au Maroc depuis quelques années ?
Amine Bouabid : Le secteur du crédit à la consommation en 2003 représente 20 milliards de dirhams d'encours et à peu près 10 milliards de dirhams de production annuelle. Pratiquement les 2/3 du financement des particuliers au Maroc sont pris en charge par le secteur du crédit à la consommation et le 1/3 par les banques.
Qu'est-ce que cela représente en termes de capitaux investis ?
A.B. : En termes de capitaux propres aujourd'hui, nous les estimons à 3 milliards de dirhams mais c'est un secteur qui est relativement malade puisque la rentabilité est insuffisante étant donné qu'elle s'établit à 6,5%. La masse bénéficiaire générée par ces capitaux propres ne correspond qu'à 200 millions de dirhams à peu près. D'autant plus que nous sommes passés depuis 1996, de 36 à 23 sociétés.
Pensez-vous que nous irons vers un rétrécissement du nombre d'opérateurs ?
A.B. : Sur ce secteur, nous sommes dans une tendance de mise à niveau qui a été enclenchée depuis 1997, date de création de Salafin, et qui a subi énormément de pressions et de réglementation aussi bien au niveau des taux qu'au niveau de la réglementation de la banque centrale, qui sont quasiment identiques à ceux des banques et qui ont poussé ce secteur à se structurer et à commencer à considérer un souci inexistant auparavant, qui est le souci «risque».
Qu'est-ce que vous financez aujourd'hui chez les particuliers ? C'est plutôt de l'automobile ? de l'électroménager ?
A.B. : Aujourd'hui, la ventilation des encours correspond à peu près à 75% de crédit personnel, 20% de crédit véhicule et le reliquat en équipement domestique. C'est une ventilation qui a énormément varié puisqu'en 1995, nous étions dans une structure de 1/3, 1/3, 1/3.
Comment expliquez-vous ce changement?
A.B. : On explique ce changement par la baisse des taux qui aujourd'hui ne rémunère plus suffisamment le risque encouru sur une certaine tranche de clientèle et sur des petits montants.
Le crédit électroménager est un petit crédit où, en valeur absolue, les montants collectés sont marginaux donc l'impact taux est fondamental là dedans et c'est ce qui fait qu'il y a beaucoup de gens qui se retirent de ce type de financement car il devient de moins en moins rentable.
Vous disiez, il y a quelques instants, que le niveau de rentabilité est de 6,5% pour l'ensemble de votre secteur. Parlons un peu de Salafin, quelles sont les particularités de l'entreprise que vous dirigez?
A.B. : C'est une entreprise jeune, dynamique et innovatrice, qui a été créée en 1997 par la BMCE. C'est une filiale 100% de la banque, qui réunit 80 collaborateurs et la moyenne d'âge est de 30 ans. La particularité est que c'est une société moroco-marocaine, cela veut dire qu'il n'y a pas eu du tout d'interventions étrangères. Elle a prouvé au marché qu'une société marocaine à 100% savait faire aussi bien et être aussi performante que les sociétés étrangères avec une renommée internationale. Aujourd'hui, Salafin a pris 5 ans et c'est une société qui a un ROE de 14% et un coefficient d'exploitation de 37%. On considère donc qu'à ce niveau là, on est parmi les leaders dans le secteur, qui est en très forte difficulté.
En tant que société de crédit à la consommation, est-ce que vous vous faites financer sur le marché boursier ?
A.B. : Aujourd'hui, l'exposition du secteur global est à peu près de 30% du bilan qui est financé à travers des émissions de titres de créances négociables, c'est-à-dire des BSF et des émissions obligataires. Salafin a fait sa première sortie en émission obligataire pour 250 millions de dirhams au 1er trimestre 2004, c'est à dire pour à peu près 120 millions de dirhams cotés à la Bourse et 130 millions non cotés.
M.Omar Amine, quels ont été les principaux événements qui ont retenu votre attention la semaine dernière ?
Omar Amine : Le marché a déjoué tous les pronostics malgré le doute des analystes sur la poursuite de la tendance haussière. Le Madex a franchi un nouveau seuil historique à 3.600 points en gagnant cette semaine 2,5 points. A ce niveau de performance, il faut rappeler que la place boursière de Casablanca a effacé toutes les performances négatives enregistrées depuis 1999. Ce sont les grandes capitalisations qui continuent à attirer l'intérêt des investisseurs institutionnels et particuliers.
En ce qui concerne les volumes, comment s'est présentée la semaine ?
O.A. : Au niveau des volumes, la moyenne quotidienne dépasse sensiblement les 50 millions de dirhams sur le marché central.
Quelles sont les bonnes performances de la semaine dernière ?
O.A. : Les bonnes performances sont les titres Managem qui a enregistré la meilleure performance avec 13%, suivi par Afriquia Gaz et IB Maroc à 10% chacun.
Quelles sont les performances les moins bonnes ?
O.A. :Berliet qui nous surprend et qui plonge de -15% et aggrave sa performance annuelle négative à –18%.
Un point peut-être sur les derniers résultats qu'attendaient les analystes et les spécialistes du marché ?
O.A. : L'actualité de la semaine a été marquée par la présentation des résultats de Wafa Assurances qui a suscité l'intérêt de la communauté des analystes vu le poids de cette compagnie dans le projet BCM/Wafa. Contrairement aux leaders du secteur, les performances enregistrées par cette compagnie étaient négatives, dues à ce que l'on pourrait appeler la cure d'assainissement avant son intégration dans le périmètre BCM/Wafa. Trois indicateurs-clés à retenir :
• Un recul de 10% des primes émises,
• Un taux de couverture des créances en souffrance de 92%,
• Une dégradation des marges non-vie à 134 millions de dirhams.
Tout cela donne un résultat net déficitaire de -88 millions de dirhams. La question que l'on pourrait se poser, c'est qu'avec la synergie BCM/Wafa, Wafa Assurances réussira-t-elle à contrer les ambitions de RMA/Al Wataniya ou les projets de croissance externe d'Axa Assurances Maroc ?
Ce qui est clair, c'est que la course aux parts de marché ne fera que commencer pour les grandes compagnies d'assurances au Maroc.
M. Amine Bouabid, comment voyez-vous l'avenir de votre secteur qui, vous le disiez au tout début, est malade ?
A. B. : Certes, ce secteur est malade mais je pense qu'il a beaucoup de potentiel dans un pays jeune comme le Maroc vu le niveau d'équipement des ménages qui reste relativement bas. Le secteur du crédit est un secteur qui doit être considéré comme un secteur incontournable puisque c'est un acteur indispensable dans l'économie nationale. Aujourd'hui, je pense aussi qu'il faudrait que la culture au niveau des autorités soit séparée entre le crédit au fonctionnaire et le crédit au non-fonctionnaire. Le crédit à la consommation, ce n'est pas que le crédit fonctionnaire. Le fonctionnaire c'est une partie mais il y a le reste à développer aussi et je pense qu'à ce niveau, une atomisation du secteur va avoir lieu : plus de sociétés professionnelles, beaucoup plus de gestion du risque qu'il n'existait auparavant.
Prochain rendez-vous le 26 avril 2004
Cette émission sera rediffusée ce soir à 22h00 sur les ondes de Médi 1


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