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«Nous sommes forts de nos droits»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 19 - 07 - 2002

Ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Moulay M'Hamed Khalifa livre son point de vue sur la crise maroco-espagnole autour de l'îlot Leïla. Pour le responsable istiqlalien, le Maroc doit privilégier la voie diplomatique et le recours au dialogue pour régler cette affaire.
ALM : Comment réagissez-vous à l'invasion des forces armées espagnoles de l'îlot de Leïla ?
Moulay M'Hamed Khalifa : Personnellement, cette invasion militaire ne m'a pas étonné puisqu'elle procède de la pensée colonialiste de l'Espagne. Cette réaction qui est loin d'être civilisée attente à la souveraineté du Maroc sur l'îlot de Leïla et viole le droit international. Cela montre si besoin est que l'Espagne ne s'est pas encore libérée de pulsions colonialistes. Une situation anachronique qui porte préjudice à l'Espagne et entache également l'image de l'Union européenne dont ce pays est membre. Une chose est sûre : l'histoire nous a appris qu'à toute colonisation succède tôt ou tard la libération et la liberté.
Comment voyez-vous à terme les conséquences de cette affaire très grave ?
À Quelque chose malheur est bon. Le litige sur l'îlot de Leïla a en quelque sorte rendu service au Maroc. Pourquoi ? Parce que l'ensemble des médias ont, à la faveur de cette affaire, commencé pour la première fois à parler du différend historique sur les présides marocains de Sebta et Mélilia sous occupation espagnole. Maintenant, le monde entier sait que ces deux enclaves sont occupées par l'Espagne. C'est un grand acquis pour notre pays. On aurait dépensé beaucoup d'argent dans une campagne de communication, ce résultat ne serait certainement pas atteint.
L'Espagne a dit qu'elle envahi l'îlot pour y faire retourner de nouveau le statu quo d'avant le jeudi 11 juillet ?
L'Espagne invoque le statu quo pour justifier ses visées sur l'îlot. Ce dernier n'est pas du tout concerné par cela. Les forces armées espagnoles quitteront ce territoire car rien ne leur donne le droit d'y rester.
Ce conflit peut-il déboucher sur une confrontation armée entre les deux parties ?
Il faut privilégier la voie diplomatique et la négociation. Je en suis pas de ceux qui prônent la guerre même si Madrid s'est rendu coupable d'un crime contre le Maroc. La guerre ne mène qu'à des catastrophes sur tous les plans. Notre pays doit épuiser tous les recours en gardant son sang-froid dans le souci de préserver des relations de bon voisinage. Malheureusement, on ne peut pas changer la géographie.
Mais l'Espagne a refusé le dialogue en envahissant l'îlot marocain…
Le Maroc est un pays fort de son histoire et de sa civilisation, réputé aussi pour son respect de la légalité internationale et pour sa culture de dialogue et de tolérance. Le monde entier est conscient aujourd'hui plus que jamais que la paix reste le seul moyen pour promouvoir le développement et la prospérité.
Cela dit, les gouvernants espagnols doivent s'inspirer de la sagesse de la chine qui est en train de régler le problème de Taïwan d'un point de vue économique après avoir récupéré de manière pacifique Hong Kong qui était sous le giron des Britanniques. L'Espagne a intérêt à abandonner son esprit colonialiste qui commande ses relations avec le Maroc et à respecter la souveraineté de ses voisins.
En attendant, le Maroc doit se préparer sérieusement pour la mise à niveau économique de ses zones du nord dans la perspective de la récupération de Sebta et Mélilia. En cela, le Maroc est fort de ses droits historiques et de son droit à parachever son intégrité territoriale.
Actuellement, le Maroc fait figure d'un pays assiégé. À l'est, un voisin difficile, au sud, le problème du Sahara, à l'ouest l'atlantique. Au nord aujourd'hui, l'Espagne…
Le Maroc est déterminé à recouvrer ses droits. Le Roi du Maroc, qui est la garant de la souveraineté marocaine, a une stratégie pour récupérer les territoires occupés. Il ne faut pas croire que la crise avec l'Espagne est née ex-nihilo ou de manière spontanée. Derrière cette affaire, il y a sagesse et perspicacité.
Que pensez-vous de la médiation américaine à travers son ambassadrice au Maroc Marguerite Tutewiler dans la tentative de règlement du conflit de l'îlot…
L'ambassadrice américaine en poste à Rabat représente la première puissance mondiale. C'est à ce titre que notre pays traite avec l'ambassadrice.
Pensez-vous que la diplomatie marocaine est mieux outillée pour gérer des crises de cette nature ?
Les observateurs ont le droit de s'interroger si notre diplomatie est bonne ou défaillante. Tout ce que je peux vous dire c'est que notre diplomatie a ses traditions et ses lois. Au sortir du conseil des ministres du mercredi 17 juillet consacré à la crise de l'îlot, j'avais le sentiment très fort que la diplomatie marocaine, sous la conduite du Souverain, dispose d'une nouvelle vision pour traiter les dossiers. Il est vrai que cette diplomatie sera de plus en plus confrontée à de grands défis, mais je suis optimiste. Les orientations royales en la matière conjuguées à l'expérience accumulée au fil du temps par notre diplomatie augurent d'un meilleur avenir.
L'spagne, à l'occasion du litige autour de l'îlot, a mobilisé, l'Union européenne contre le Maroc. Notre pays ne risque-t-il pas de faire les frais de cette situation ?
Les Marocains, députés, journalistes, opérateurs économiques, doivent se mobiliser à leur tour d'autant plus que tous les documents historiques disponibles attestent de la marocanité de l'îlot Leïla. Ce n'est pas l'affaire seulement du gouvernement ou des Affaires étrangères mais de l'ensemble des forces vives de la nation. C'est une bataille qui est à notre portée.


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