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Violée à 12 ans
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 07 - 10 - 2003

Le destin se révèle parfois cruel. Le sort de Latifa, à peine douze ans, le confirme amplement.
Latifa ne se doutait pas de ce qui allait lui arriver ce jour de septembre. Sinon, elle serait restée chez elle. Cependant, elle avait rendez-vous, sans le savoir avec son destin. Cette belle fillette, à l'allure innocente, vient d'atteindre son douzième printemps et de reprendre, à l'instar des écoliers de son âge, ses études à l'école jouxtant son quartier à Khemisset. Elle a la ferme volonté de faire son possible pour réussir encore cette année scolaire, pour rejoindre le collège l'année suivante. Mais, tout allait basculer en quelques minutes.
Il était 21h. Et que sa mère a préparé un plat qu'elle ne mangeait pas. Elle ne voulait pas dormir sans dîner. La solution ? Préparer une omelette aux tomates. Seulement, elle n'a pas trouvé d'œufs.
Elle devait en acheter chez l'épicier du coin. Sa mère lui a demandé de se contenter de tomates. « Il se fait tard, ma fille », lui dit-elle. Ce n'est pas l'avis de Latifa. Recevant les dirhams, cette dernière s'en va chez l'épicier. Il n'y a que quelques passants à cette heure. Mais l'épicerie est encore ouverte. Elle ne s'éloigne que de quelques dizaines de mètres de chez elle. Sans regarder derrière elle, elle remarque que quelqu'un la suit. Qui est-ce et pourquoi ? Ces questions l'obsédaient. Ce qui était important pour elle, à ce moment, était d'arriver chez l'épicier et de retourner chez elle sans tarder.
L'épicerie lui semblait plus éloignée que d'ordinaire. Quelqu'un l'a touchée à l'épaule.
Elle a sursauté et s'est clouée sur sa place. Quand elle a tourné la tête, elle a remarqué qu'il s'agissait de Brahim. Que voulait-il ? Pourquoi l'a-t-il touchée ? Elle n'a pu tenir ses forces. Brahim ? pense-t-elle. Sa langue s'est collée à l'intérieur de sa bouche et son sang s'est glacé dans ses veines.
Brahim, ce repris de justice qui sème la terreur dans le quartier. Il a la trentaine. Il est trafiquant de drogue. Tout le monde le craint, personne ne s'approche de lui. Déjà, en 1992, a vingt-deux ans, il avait été arrêté après avoir malmené violemment un jeune voisin de son quartier. Il a été condamné à un mois de prison ferme.
Depuis, il est devenu une autre personne comme s'il a été « rééduqué » inversement. Il ne respecte et ne craint personne. Il est devenu cruel au point qu'il a été chassé du foyer paternel. Il n'écoutait les conseils de personne et n'en faisait qu'à sa tête, guidé uniquement par sa dose quotidienne de haschisch et de boisson alcoolisée. Il est allé plus loin par ses comportements violents quand il a pris en 1997 le vélomoteur de l'un de ses amis et s'est dirigé vers le siège du tribunal. Il voulait se venger après avoir avalé des comprimés psychotropes.
Se venger de qui ? du tribunal qui l'a condamné, cinq ans plus tôt, à un mois de prison ! Il n'a pas ralenti et il y est rentré en augmentant la vitesse au point qu'il a brisé une vitre avant de tomber. Il a été condamné, par conséquent, à six mois de prison ferme.
Relâché, il y est revenu quatre ans plus tard pour purger une peine d'un an de prison ferme pour trafic de drogue et coups et blessures.
Comme tous les habitants de son quartier, Latifa savait qu'il n'agissait que pour porter atteinte à autrui. Que voulait-il donc ? Il n'a pas attendu qu'elle secours. Il a tenu violemment et l'a conduite en toute violence vers un terrain vague, pas loin du quartier. Il n'y a personne dans la rue pour la sauver des mains de Brahim. Il y en avait, sans doute, mais ils craignent d'être leur prochaine cible. Ils auront préféré jouer les aveugles. Latifa a fondu en larmes. Seulement, ses larmes n'ont pas provoqué de pitié chez Brahim. Ce dernier l'a giflée quand elle a tenté de crier, de demander du secours. Il l'a jetée par terre, lui a enlevé son pantalon et l'a déboutonnée avant de la violer.
Une fois terminé, il l'a menacée si elle ose aviser quelqu'un. « Si tu dis quelque chose à ta mère, je te tuerai», la menaça-t-il. Et il l'a giflée une fois encore avant de retourner chez lui. Les larmes aux yeux, elle s'est relevée et s'est rhabillée. Et elle a traîné ses pas à destination de chez elle. Une fois rentrée chez elle, elle a trouvé sa mère qui l'attendait impatiemment. « Où étais-tu tout ce temps là et qu'est-ce que tu as ?».
A peine, a-t-elle a balbutié « Brahim, Brahim », qu'elle s'est effondrée par terre. Il faut attendre le lendemain pour qu'elle l'évacue à l'hôpital et prévenir les gendarmes. Ces derniers n'ont pas perdu du temps pour mettre Brahim hors d'état de nuire et le traduire devant la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Rabat. Sous le choc de ce qui lui est arrivé, Latifa a perdu tout espoir de réussite scolaire.


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