Royaume du Maroc Un horizon vertical    CHAN : La RDC bénéficiaire de la 1ère journée du groupe « B »    Exercice naval conjoint entre la Marine Royale et l'US Navy    Bernard Casoni, nouvel entraîneur du MCO    Manifestation sportive au sein de l'UH2C pour inciter les jeunes à pratiquer le sport    Evolution du coronavirus au Maroc : 806 nouveaux cas, 459.671 au total, dimanche 17 janvier 2021 à 18 heures    Notre objectif est de retarder l' arrivée au Maroc de la nouvelle souche de la Covid-19 et de limiter sa propagation    Le rêve ou l'illusion sont forcément de l'autre côté    Ben Affleck évoque les violentes critiques à l'époque de son couple avec Jennifer Lopez    Bong Joon-ho présidera le jury du Festival de Venise    Les employés du Groupe Sentissi en visite au passage d'El Guergarat    L'Opinion : Susciter l'adhésion des sceptiques    Achraf Hakimi vendu à crédit par le Réal, l'Inter en défaut de paiement !    Yahya Abounizar, artiste peintre au parcours éloquent...    3è réunion de la Commission nationale du suivi et de l'accompagnement    Pas de solution en dehors de l'initiative d'autonomie    Le Maroc a réalisé des acquis stratégiques dans ses provinces Sud    La Marine Royale avorte une opération de trafic de chira au large de cap spartel    Agadir, à l'aune de génération de réformes!    WhatsApp repousse la modification de ses conditions d'utilisation    Azilal : campagne de chirurgie générale au profit des zones touchées par la vague de froid    Mondial de Handball : Face aux Islandais, dernière chance pour les Marocains, mais... difficile !    Fusion : PSA et FCA officiellement unis    Maroc : l'Ukraine pourrait détrôner la France comme premier fournisseur de blé    Une entreprise américaine investit dans le projet du développement du premier robot humanoïde marocain    Biden promet une série de décrets dès mercredi    Confessions dominicales : Témoignage édifiant en réponse aux chantres du défaitisme    La jeunesse partisane appelle au renforcement de sa représentation politique    L'Agence marocaine antidopage tient à Rabat son premier conseil d'administration    Officiel: le Maroc désigné pays-hôte    Ronaldo: «Le Real a eu tort de laisser partir Hakimi»    Défis et perspectives de l'aménagement territorial post Covid-19    Agriculture-Pluies: l'année s'annonce prometteuse    Marc Thépot, une nouvelle vie    Vient de paraître : «Le Secret de la lettre» de Mohammed Ennaji    Les temps sont durs pour Mohamed Ismaïl!    Abdelkhaleq JAYED : Dans l'envers des pages une réflexion sur le temps, les sons, les couleurs et les signes    Bank Of Africa veut cofinancer l'investissement chinois en Afrique    La situation politique et sociale en Algérie est "désastreuse"    L'Arabie saoudite et le Qatar rouvriront leurs ambassades respectives «dans les prochains jours»    UGTM : Moulay Brahim El Othmani nouveau président du Conseil d'administration de la MGPAP    Covid-19 : 1 million de doses du vaccin chinois Sinopharm sont arrivées en Serbie    e-commerce : la Covid-19 dope le marché en 2020    Le Président américain accorde la Légion du mérite des Etats-Unis au Roi Mohammed VI    SM Le Roi Mohammed VI décoré de la "Legion of Merit, Degree Chief Commander"    Biden dévoile un plan de relance de 1.900 milliards de dollars    Sénat américain. Les émeutiers voulaient « capturer et assassiner des élus »    Normalisation? Il n'y a jamais eu vraiment de rupture    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Santé : Ramadan, casse-tête pour les médecins
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 06 - 11 - 2002

Pendant le Ramadan, l'on mange la nuit et l'on jeûne le jour. Ce qui entraîne un certain nombre de modifications physiologiques et parfois physiopathologiques pour les gens malades. Le docteur Saâd Benmansour, spécialiste en gastro-entérologie et hépatologie, explique les cas de complications. Entretien.
ALM : Quels sont les conseils que vous pouvez donner à nos lecteurs pendant le mois de Ramadan ?
Dr Saâd Benmansour : La particularité du mois de Ramadan, c'est effectivement tout ce qui est alimentation qui change et donc tout le ni-cténaire alimentaire. On mange la nuit et on jeûne le jour. Ceci entraîne un certain nombre de modifications physiologiques et parfois physiopathologiques chez les gens malades.
En ce qui concerne les modifications physiologiques et normales c'est ce que le jeûne pour l'individu saint entraîne de façon indirecte, par le fait de sentir des odeurs de l'alimentation, ainsi que l'adjonction du stress additionnel au travail normal de l'individu, une hyperacidité gastrique. Pour les gens ayant des habitudes toxiques, tel que le tabac, un facteur qui influe sur le caractère normal de l'individu qui a habituellement un comportement plus calme. Ces facteurs peuvent parfois entraîner des contraintes qui sont amplifiées, parfois, par le manque de ces facteurs toxiques.
Les cas qui souffrent plus durant ce mois du Ramadan ?
Le mois du Ramadan est un casse-tête pour les médecins. Normalement si on avait la possibilité que tous les citoyens aient des consultations préventives avant le Ramadan à deux titres. Premièrement, à titre de découverte des maladies nécessitant, parfois, l'empêchement du jeûne. Deuxièmement pour des maladies chroniques connues.
On va les présenter, une par une, durant le mois du ramadan… Celle qui rentre dans votre spécialisation ?
Je commence par la rubrique des maladies chroniques du tube digestif et qui sont dominées essentiellement par l'ulcère « gastro-duodénal », et j'insiste sur ce terme « gastro-duodénal » parce que les gens quand ils parlent d'ulcère le mélangent avec l'ulcère gastrique. Ce dernier, on ne le voit que dans le un cinquième des cas; pour les quatre cinquièmes ont décèle l'ulcère duodénal, qui est l'Ulcère de la première partie de l'intestin sortant de l'estomac. Cet ulcère est dû à une hypersécrétion d'acides chlorhydriques et donc chez les gens connus avant le mois de Ramadan. Il y a une certaine catégorie qui a un degré d'ulcère très avancé et dans ce cas le jeûne est totalement interdit. Aucun ulcéreux ne peut jeûner sans couverture médicale. Il faut un traitement d'une semaine avant le mois de Ramadan, tout le mois et une semaine après. Parce que le jour de la fête, ils reprennent l'alimentation. Il faut couvrir cinquante jours pour ne pas tomber dans des complications probables de l'ulcère. Ceci pour les gens ulcéreux ayant la possibilité de se faire soigner.
Et pour ceux qui ne sont pas conseillés, quelles sont les répercussions du jeûne sur leur santé?
Le problème se pose pour les gens à pathologie gastrique non connue. Dans notre pratique durant le mois de Ramadan, malheureusement nous voyons des patients à des stades de complications de l'ulcère.
Quelles sont ces types de complications ?
Il y a deux types de complications. Des complications aiguës qui sont communes à l'ulcère gastrique et à l'ulcère duodénal. Et qui sont faites d'hémorragies digestives qui se manifestent par des vomissements rougeâtres, carrément rougeâtres ; parfois elles peuvent apporter la vie du malade ou bien des sels trop noirâtres dus à des petites hémorragies qui passent inaperçues mais qui entraînent une anémie profonde qui est définie par une diminution d'hémoglobines dans le sang. Le cas de l'hémorragie digestive manifeste sous formes de vomissements hémorragiques, normalement il est du ressort de la réanimation au départ avant de passer à l'étape de diagnostic. Car il y a plusieurs cas possibles. Mais dans le cas de l'hémorragie ulcéreuse banale qui débouche aussi sur un traitement médical, une fois passé le cap du danger, le patient doit arrêter le jeûne. On est amené soit à transfuser soit traiter, et dans les cas heureux, à se contenter du simple traitement anti-sécrétoire. L'autre complication, c'est la perforation de l'ulcère. Elle se manifeste par des douleurs très importantes, accompagnées de fièvre, d'altérations générales. C'est une complication mortelle qui nécessite une opération chirurgicale.
Comment expliquez-vous la nervosité de la majorité des fumeurs durant le mois de Ramadan ?
La nervosité des fumeurs durant le mois de Ramadan réside dans le degré de conviction religieuse de chacun de nous. L'individu fumeur est sous la dépendance psychologique pharmacologique de la nicotine qui existe dans le tabac. Celle ci passe dans le sang et arrive au niveau des cellules cérébrales.
mais Il y a des gens qui sont dépendants qui peuvent se contrôler. Et chez les grands fumeurs, la privation entraîne une hyper-nervosité.
Je souligne que pour tous les autres cas de maladies, les autres confrères de l'alliance médicale et santé libérale, chacun dans sa spécialité, sont prêts à fournir aux citoyens, à travers la presse, toutes les informations concernant leur santé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.