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Des franchises maroco-marocaines
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 06 - 02 - 2003

Malgré les quelques flops enregistrés, la franchise est en plein essor au Maroc. Mais certaines précautions sont à prendre, prévient le président de la Fédération marocaine de la franchise, Abderrahmane Ouardane, auquel nous espérons, par ailleurs, un prompt rétablissement.
ALM : En tant que président de la Fédération marocaine de la franchise, quel bilan faites-vous du développement de la franchise au Maroc ?
Abderrahmane Ouardane : La franchise est un passage obligé dans le développement de toute économie. Le secteur privé devait inéluctablement passer par là. C'est un concept entrepreunarial qui a fait ses preuves dans le monde. Et les expériences auxquelles nous assistons augurent d'un développement considérable de cette activité au Maroc. Sans exagération aucune, l'on peut d'ores et déjà parler de réussite. Le nombre des enseignes, étrangères ou locales, a pratiquement doublé les cinq dernière années, passant d'une cinquantaine enregistrée il y a quelques années à plus 130 actuellement. Il y a eu certes des échecs, notamment dans le fast-food, mais ce n'est pas pour autant que les franchises ne se développent pas. Bien au contraire puisque la cadence des enseignes, tous secteurs confondus, à s'installer sur le marché marocain ne cesse de s'accélérer.
Mais, Parallèlement, nous assistons également à des fermetures de plus d'une enseigne. A quoi ce phénomène est dû à votre avis ?
Ce n'est pas le pays qui ne se prête pas à cette activité. Ce sont plutôt les normes et les règles qu'implique l'installation d'une franchise qui ne sont pas respectées. Souvent, cela se solde par des échecs cuisants. Les sociétés qui n'aboutissent pas sont celles qui n'ont fait aucune étude de marché ni fait l'effort de connaître les besoins du marché marocain et sa culture de consommation. Se contenter de calquer des modèles et les transposer au Maroc ne suffit pas pour réussir. Avant d'engager une convention de franchise, il faut d'abord s'informer sur ce que c'est qu'est un contrat, les droits et obligations qu'il contient. Il y a également des normes, des standards qui sont transcrits dans le Manuel opératoire –un document qui informe sur les règles qui ont fait le succès de la société mère- et qu'il faut absolument respecter. A cela s'ajoute le volet formation qui constitue le savoir-faire d'une société donnée, et l'évolution qu'elle connaît en termes de gestion et de service offert à la clientèle et auquel le franchisé doit faire attention. Il y a aussi l'aspect financier. Quand on choisit d'ouvrir une franchise, il ne suffit pas d'investir dans l'infrastructure mais aussi, ce à quoi l'on fait le moins attention, déposer de fonds propres à la franchise tels que les droits d'entrée et les royalties. Il y a tout un cahier de charge à respecter. Des fois, ce n'est le cas.
Toujours dans l'aspect financier, est-ce qu'il suffit d'avoir un bon concept pour pouvoir accéder à un crédit bancaire ?
La différence qu'il y a entre une franchise et les autres formes de sociétés c'est que la première cherche plutôt à dupliquer un succès qu'à le créer. C'est cette différence qui fait que l'on peut parler d'une garantie d'enseigne. Mais les banques se refusent à intégrer cette donne dans l'étude du dossier. Pour elles, l'enseigne n'est pas une garantie et il faut donc en chercher d'autres. A la fédération, nous sommes justement en train d'en débattre avec les établissements bancaires.
Vous êtes également en train de préparer un Code déontologique de la franchise. Quelle est la finalité de ce projet ?
Le but est de mettre de l'ordre dans le secteur afin d'éviter les dérives, et même magouilles, auxquelles la franchise est perméable. L'activité a été entachée par des malversations graves dans plusieurs autres pays, comme la France, ce qui nuit à son développement.
Des dossiers qui paraissait brillants ont bénéficié de financements et de facilités alors qu'en réalité, ils se sont avérés fallacieux. Notre démarche est purement préventive dans la mesure où de tels actes n'ont encore pas été enregistrés au Maroc. Nous cherchons également via ce code à éclairer les franchiseurs et les franchisés sur leurs droits et obligations et à aider au développement de la franchise au Maroc sur des bases saines.
Le Salon de la franchise est prévu en juin 2003. Quel est l'objectif d'une telle manifestation?
Nous en sommes à la troisième édition de ce salon. Lors de la deuxième édition, nous nous sommes rendus comptes que le marché ne suivait pas. Maintenant que nous assistons à un engouement pour cette activité, nous avons relancé cette manifestation. Le but est d'attirer le maximum de franchiseurs au Maroc et, surtout, encourager les franchises qui existent déjà à élargir leurs réseaux. C'est dans cette même perspective que nous organisons des tournées dans les principaux salons européens. La particularité de l'édition de cette année est que sept franchises maroco-marocaines seront présentes. Avoir des enseignes étrangères au Maroc est une bonne chose. Mais que des enseignes marocaines, à l'image de Mobilia, élargissent leur réseau en dehors des frontières nationales est véritable une source de fierté pour nous.
Quel est pour vous la meilleure formule pour réussir son projet de franchise au Maroc ?
Ne pas se rouler aveuglément sur le projet mais prendre un certain nombre de précautions sans lesquelles un projet ne peut aboutir. L'étude du marché est un passage obligatoire pour tout franchisé. Les produits que l'on propose doivent correspondre aux besoins du marché. Il faut également s'informer à la fois sur les règles du jeu et les normes à respecter. Il faut également que les franchiseurs s'impliquent en fournissant toutes les aides, du moins lorsqu'on ouvre un premier point de vente, nécessaires au bon démarrage d'une activité donnée. Un soutien dans le financement du projet, la formation et la publicité. Des facteurs qui constituent la seule garantie de réussite.


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