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Entretien avec Amine Nasseur, metteur en scène : «Nous avons osé la théâtralisation du roman»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 10 - 2019

Le jeune metteur en scène Amine Nasseur a récemment adapté le roman «Hot Maroc» de l'auteur Yassin Adnan en pièce de théâtre intitulée «Name's» (Le furet). Il explicite sa méthodologie en mise en scène de ce genre littéraire pour en faire un show théâtral. L'artiste livre également un regard sur les planches marocaines et s'exprime sur ses projets.
ALM : Vous êtes renommé auprès des professionnels du théâtre. Mais comment vous ferez-vous connaître du public ?
Amine Nasseur : Outre la mise en scène, je suis comédien. J'ai intégré le théâtre dans les années 90 avec l'Association marocaine pour l'éducation de la jeunesse à Casablanca où j'ai grandi bien que je sois né à Marrakech. Après quoi, j'ai fréquenté le théâtre des amateurs avec la troupe «Abâad» et celui universitaire avec l'atelier «Stanislavski» relevant de la faculté de droit de l'Université Hassan II. Par la suite, j'ai eu l'occasion de travailler avec le défunt dramaturge Tayeb Seddiki dans la troupe «Masrah Annas» avec laquelle j'ai participé à trois pièces de théâtre. La dernière en date étant «La nuit du théâtre démoli» lors du Printemps du théâtre arabe à Rabat. Ce parcours a été couronné par l'intégration de l'Isadac dont je suis lauréat de la 17ème promotion en personnification. En fin d'études, j'ai travaillé sur un projet consacré à la dramaturgie. C'est ainsi que je suis devenu comédien dans plusieurs pièces. J'en ai même mis en scène un bon nombre. D'autant plus que j'ai décroché assez de prix à l'échelle nationale et arabe en tant que comédien et metteur en scène.
Votre nouvelle œuvre consiste en l'adaptation d'un roman à un texte de pièce de théâtre. Où réside la difficulté de faire de celui-ci un show théâtral ?
Les textes de pièces de théâtre sont, à leur tour, un genre littéraire qui a la force d'être adaptable en show théâtral selon de nombreuses lectures et conceptions. Cela dépend du metteur en scène et de son style artistique et esthétique. Un créateur a l'enjeu d'allier l'idée et l'esprit du texte de la pièce de théâtre à sa propre philosophie existentialiste pour la présenter à un public diversifié et inciter celui-ci à interagir selon son niveau intellectuel sans «tutelle» ou orientation. Pour moi, le texte d'une pièce de théâtre est important dans «l'opération» théâtrale. Par contre, il n'en est pas l'essence, il en fait seulement partie.
Finalement est-ce qu'un roman peut être adapté en pièce de théâtre?
Dans le cadre de la domiciliation de notre troupe «Almasrah elmaftouh» à Kénitra, nous avons opté pour un projet artistique théâtral osé, à savoir la théâtralisation du roman. Nous nous sommes mis d'accord sur l'œuvre « Hot Maroc» de Yassin Adnan dont le scénariste Abdelilah Benheddar a tiré un texte dramatique intitulé «Name's» en s'inspirant de certains personnages et faits de cette œuvre littéraire. A mon sens, le roman en tant que genre littéraire peut être traité au niveau dramatique et présenté comme show tout en tenant compte des spécificités de celui-ci en termes de styles artistiques et techniques selon une conception de mise en scène déterminée. Le récit n'a rien à voir avec le show mais le premier peut à la fois servir le deuxième et vice versa.
Vous avez choisi l'art de la « halka» pour mettre en scène une œuvre littéraire abordant la Toile. Pourquoi?
J'ai choisi, dans mon style artistique pour la mise en scène, de travailler sur deux piliers principaux. Il s'agit des techniques artistiques communément admises sur le plan académique et du patrimoine marocain qui constitue notre identité et notre environnement. Chose que j'ai, cependant, faite avec une vision contemporaine et expérimentale. Par conséquent, je ne suis pas le premier à travailler sur la thématique Toile et je ne serai pas le dernier. Ce qui m'importe c'est l'approche artistique que j'ai choisie pour présenter ce thème et les aspects esthétiques auxquels j'ai eu recours pour créer un nouveau show plus proche du spectateur. Aussi, cette approche consiste, à la fois, en une expérimentation et un point de vue qui peut faire l'objet d'objection. C'est ce qui, à mon sens, caractérise l'art puisqu'il est controversé et inconstant.
Il est prévu que vous présentiez «Name's» aux Marocains résidant à l'étranger dont certains ne comprennent pas notre dialecte. Avez-vous tenu compte de l'accessibilité de cette œuvre en termes de langue?
Le théâtre est un langage universel. Il est composé de signes, connotations et langues diverses. Par conséquent, le récepteur du texte d'une pièce de théâtre compte non seulement sur la compréhension de la langue du show mais aussi sur le sentiment, l'expression, les aspects esthétiques, la force de la performance et sa diversité, ainsi que la fiabilité artistique, etc. Tout cela fait que nos MRE, notamment les nouvelles générations, interagissent avec les shows qui se basent sur le langage universel du théâtre marqué par des aspects et une identité locaux. D'ailleurs, nous avons constaté cela lors de nos tournées internationales.
Selon vous, comment évolue le théâtre au Maroc ?
Il connaît, en cette époque, une virée importante avec une nouvelle génération de metteurs en scène et des vétérans. Il existe une diversité distinguée en créativité et des énergies créatives qui ont fait la différence du théâtre marocain avec les autres. Chacun a son expérience et son profil mais l'innovation en shows théâtraux demeure le point commun. Aussi, il n'y a pas de rupture entre les générations d'hommes de théâtre. Comme il y a, de la part des vétérans, une communication et un suivi permanents des produits sur les planches ainsi qu'un travail en commun avec eux. Par exemple, j'ai collaboré avec l'éminent auteur et critique Abderrahmane Ben Zaidane pour les fins de son monodrame «Un silence a ses dires» et avec le grand écrivain Abdelkebir Berrechid pour son texte «A la porte du ministre» devenu par la suite «Chabka». J'ai également un autre projet avec le texte du grand écrivain marocain Elmeskini Esseghir. Je tiens également à préciser que deux metteurs en scène marocains qui se distinguent sur la scène nationale encouragent les nouvelles expériences, les adoptent et les défendent vivement lors des différentes rencontres. Il s'agit de Messaoud Bouhcine et Zitouni Bouserhane.
Auriez-vous d'autres projets ?
J'ai deux projets en cours. Il s'agit d'une trilogie avec la troupe Tifsouine à Al Hoceima et une pièce de théâtre avec des artistes marocains de renom avec la troupe Synergia. J'ai également un grand projet arabe en théâtre dont je préfère ne pas révéler les détails pour l'instant.


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