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Les fkihs, l‘agriculteur et le trésor
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 18 - 06 - 2003

Mahmoud, un agriculteur qui a passé sa vie à travailler sa terre, tombe dans les filets de trois faux fkihs qui lui promettent d'exhumer un trésor enterré dans sa terre. L'intervention heureuse d'un ami, moins crédule, le sauve in extremis d'une incroyable escroquerie.
Mahmoud s'apprête à rentrer chez lui en compagnie de son fils et son beau-frère. Comme à l'accoutumée, ils ont passé toute la journée à travailler la terre. Agriculteurs dans la région de Kasbat Tadla, ils travaillent des terres qui leur appartiennent. Mahmoud, 42 ans, dispose de deux lots de terrains agricoles. Sa maison est bâtie au milieu de l'un d'eux. L'autre terre se trouve un peu plus loin. Une fois arrivé chez lui, il remarque une voiture qui vient de s'arrêter. Trois hommes, vêtus de djellabas blanches, en descendent. Il ne les connaît pas. Mahmoud demande à son fils et à son beau-frère de rentrer, alors que lui, continue de regarder les trois hommes. Il tente de s'assurer qu'il connaît au moins l'un d'entre eux. Mais en vain.
Les trois hommes discutent entre eux avant de jeter des regards à gauche et à droite. Le plus âgé d'entre eux fait un signe de la main en direction de Mahmoud, l'invitant à les rejoindre. Une fois Mahmoud devant eux, chacun des trois fkihs se présente à lui pour le saluer comme s'ils le connaissait depuis belle lurette. Abdellah, El Haj et Mahfoud.
Ce dernier chuchote quelques mots à l'oreille de Mahmoud et le prend à part pour lui expliquer de quoi il s'agit: «Tu dois nous inviter pour te parler de quelque chose qui t'intéresse et intéresse l'avenir de tes enfants». Il ne lui donne pas plus d'explications. Mahmoud hésite. Comment inviter des hommes qu'il ne connaît pas ? «Nous sommes des f'kihs soussis venus spécialement te rencontrer…», lui explique Mahfoud. Qui vous a donné mon adresse? demande Mahmoud. Mahfoud répond qu'il lui expliquera tout une fois à l'intérieur. Car le fait de les inviter est une marque qu'il est convaincu de leur bonne foi. Mahmoud rentre chez lui avant de ressortir et leur demander de l'accompagner. Ils prennent place dans une chambre, lui demandent d'attendre qu'ils effectuent la prière d'Al-Îcha pour lui expliquer leur objectif. Après avoir fait la prière et dîné, ils lui affirment qu'ils sont des fkihs qui s'intéressent à l'exhumation des trésors. «Et tu disposes d'un trésor dans ton terrain situé à l'ouest de la région», lui lance Mahfoud.
Il s'agit de deux grands coffres en bois renfermant des bijoux en or et des émeraudes, ajoute-t-il. Mahmoud écarquille les yeux et reste bouche bée. Il n'en croit pas ses oreilles. Certes, il a entendu à maintes reprises ces histoires de trésors gardés par les démons. Mais, il n'aurait jamais pu imaginer que cela puisse se produire sur ses propres terres. Il demande plus d'explications. Mahfoud précise que les deux coffres sont gardés par «des diables, des monstres qui ont tué des dizaines de personnes venues chercher ce trésor». Où sont enterrés leurs cadavres ?, demande Mahmoud, qui n'a jamais remarqué que quelqu'un ait déjà passé la nuit sur ses terres, en train de creuser le sol. Il s'entend répondre que les personnes tuées ont été brûlées et que leurs cendres ont été éparpillées aux quatre vents. Et la solution ? Les fkihs disposent d'un encens, importé d'Inde et d'Afghanistan et qui coûte 200.000 dirhams. C'est très cher, pense Mahmoud, qui n'en dispose que de 100.000. Qu'il remet aux trois hommes.
Ces derniers lui donnent trois jours pour réunir l'autre moitié de la somme. Une fois partis, Mahmoud se rend chez son ami et voisin Hammad pour lui emprunter les 100.000 dirhams restants. Devant les questions de Hammad, il relate l'histoire des trois f'kihs et du trésor enterré dans sa terre. Hammad lui promet de se débrouiller pour lui préparer la somme. Mais, une fois Mahmoud parti, il s'adresse aussitôt à la gendarmerie pour les alerter. Le jour J, les trois fkihs sont surpris par les gendarmes, qui les arrêtent. Mahmoud reste une fois encore bouche bée. L'intervention inattendue et heureuse de son ami -moins crédule que lui- l'a sauvé in extremis d'une escroquerie sans nom.


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