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Karia : «Cette situation nous pénalise»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 18 - 01 - 2006

Le phénomène de la clandestinité dans les ports marocains pénalise énormément l'armateur, estime Mohamed Karia, président de la société "International maritime transport corporation" (IMTC).
ALM : La découverte des immigrants clandestins à bord des navires dans les ports marocains, notamment au port de Casablanca est un incident récurrent.
Est-ce que, selon vous, les ports marocains sont suffisamment équipés pour faire face à ce phénomène ?
Mohamed Karia : Non. En tout cas pas à 100 %. Il est vrai qu'il y a eu une amélioration durant ces derniers mois. Cependant, de gros problèmes persistent encore et pénalisent énormément les armateurs. Personne ne peut contester la responsabilité du port en ce qui concerne ce phénomène. Toutefois, le problème est également extra-portuaire. Les conteneurs de transport et les remorques chargés à l'extérieur du port ne sont pas sécurisés. Les clandestins embarquent à bord du navire sans que personne ne les remarque.
Il convient de noter également un autre phénomène qui est extrêmement grave. Il s'agit de la complaisance du personnel des sociétés de gardiennage avec les clandestins. Certaines personnes de ces sociétés ont même tenté l'aventure de l'immigration clandestine à bord des navires. D'autres ont réussi à atteindre l'autre bout de la rive méditerranéenne.
Pourtant l'Office d'exploitation des ports du Maroc (ODEP) a acquis des caméras de surveillance et des scanners pour l'équipement du port de Casablanca en vue de renforcer les mesures de sécurité. Croyez-vous que ces équipements sont inefficaces ?
En effet, l'ODEP a installé des scanners au port de Casablanca. Cependant, on ne scanne pas tous les remorques et les conteneurs faute de temps. On ne peut pas scanner 250 remorques en une journée de samedi. Sinon il faut des heures et des heures d'attente. Le chargement des camions s'effectue durant toute la semaine, mais le plus gros travail se fait le samedi aussi bien à Tanger qu'à Casablanca.
Le phénomène de la clandestinité a des répercussions. Quel est son impact sur les intérêts des armateurs sur le plan économique ?
C'est très grave. Premièrement, nous sommes tenus en vertu du code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS) de déclarer ces clandestins aux autorités. Les armateurs doivent apporter toute l'aide nécessaire au débarquement, traitement et assurer leur rapatriement à leurs frais et à leurs charges. Quand il s'agit de clandestins marocains, les autorités de police de l'immigration font leur enquête et les présentent au tribunal. Après quelques jours, les clandestins sont relâchés. Quelques jours plus tard, ils récidivent.
Cependant, quand il s'agit de clandestins de nationalité étrangère, les choses sont plus compliquées. Car il n'y a pas de document pour les identifier.
Sur le plan économique, les armateurs sont pénalisés à cause de ce phénomène. L'armateur paie des amendes. A titre d'exemple, il paie une amende de 10 000 euros par clandestin à Rotterdam.
En France, on paie 5000 euros. Par ailleurs, quand les clandestins restent plusieurs jours dans les conteneurs, ils y font leurs besoins. Ils font des dégâts à la marchandise contenue dans les conteneurs. Les exportateurs sont donc pénalisés. Pour faire le nettoyage des conteneurs, il a fallu une fois verser une somme de 25 000 euros. De plus, cette situation ternit l'image de l'entreprise et du Maroc.
Pour endiguer ce phénomène de clandestinité, est-ce que vous contribuez au financement des équipements de sécurité des ports ?
Dans le but de se protéger contre les clandestins, une mesure a été établie depuis avril 2005. Il s'agit d'une augmentation des droits de port de l'ordre de 5 % pour accoster sans problème. En outre, l'armateur paie pour chaque conteneur une somme allant de 35 à 80 dirhams pour chaque passage. Ce sont des frais de plus que supporte la marchandise. Et malgré tout cela, il y a toujours de mauvaises surprises.


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