Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé que placer l'enseignant au cœur de la transformation éducative constitue un choix politique assumé de l'Exécutif. Il a souligné que la dignité et la stabilité professionnelle du corps enseignant demeurent les fondements de toute réforme ambitieuse du système de l'éducation et de la formation. L'ouverture de la deuxième édition du Forum National de l'Enseignant, placée sous le signe « L'enseignant au cœur de la transformation éducative », a été l'occasion pour Aziz Akhannouch de préciser que ce thème dépasse le simple slogan. Il incarne, en effet, une véritable volonté politique de revaloriser la profession et de restaurer son prestige social. Conformément aux Hautes Orientations Royales, le gouvernement s'est attelé, dès son investiture, à traduire cette vision en mesures concrètes, érigeant l'éducation en priorité nationale absolue après des années de dysfonctionnements accumulés. Cette démarche de transformation exige avant tout de prêter une oreille attentive aux enseignants et d'accorder un soin particulier à leur situation professionnelle. Le Chef du gouvernement a d'ailleurs martelé que leur dignité reste un principe immuable et non négociable. Cette vision réformatrice consacre ainsi l'éducateur non pas comme un simple exécutant administratif, mais bien comme un bâtisseur de générations, un vecteur d'espoir et un pilier de la confiance sociétale. La concrétisation de cette ambition a nécessité des décisions audacieuses et une mobilisation financière exceptionnelle pour redresser ce secteur vital. Le Chef de l'Exécutif a rappelé que miser sur le corps enseignant est perçu comme l'investissement le plus sûr pour l'avenir de l'école et des générations futures, une dynamique qui exige courage politique et persévérance. La feuille de route gouvernementale place d'ailleurs le triptyque formé par l'école, l'enseignant et l'élève au centre de son action. L'objectif est de gagner la bataille de la qualité et d'instaurer un modèle inclusif garantissant l'égalité des chances pour tous les Marocains, en milieu urbain comme rural. Cette volonté de réforme se traduit également par une revalorisation salariale et statutaire historique. L'approbation du nouveau statut unifié, qui concerne près de 336 000 fonctionnaires, s'accompagne d'une hausse salariale mensuelle d'au moins 1 500 dirhams, ainsi que d'une refonte du système indemnitaire. L'impact financier de ce dialogue social sectoriel représente un effort annuel d'environ 17 milliards de dirhams. Au-delà des aspects statutaires, le programme des « Écoles Pionnières » s'impose comme un levier stratégique majeur conçu pour réduire les inégalités et réhabiliter l'école publique. Parallèlement, la lutte contre le décrochage scolaire s'intensifie : le nombre de centres de la « Deuxième Chance » a presque doublé, passant de 123 en 2021 à 222 en 2025, assurant ainsi une couverture nationale complète. Enfin, sur le plan budgétaire, l'État a consenti un effort sans précédent pour soutenir ce chantier. Le budget alloué à l'Éducation nationale a bondi, passant d'environ 59 milliards de dirhams en 2021 à près de 99 milliards de dirhams prévus pour 2026. Cette hausse spectaculaire hisse l'éducation au premier rang des budgets de fonctionnement de l'État.