Photo d'archive / DR ‹ › Le représentant du Polisario au Brésil a ignoré l'appel lancé, le 22 mars, par Oubi Bachir, conseiller de Brahim Ghali chargé des ressources naturelles, exhortant les Sahraouis à éviter toute manifestation de solidarité avec l'Iran au nom des «intérêts de la cause nationale». En effet, Mohamed Moulay Ali a pris part, mardi 23 mars, à une réunion de soutien à l'Iran et à l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, capturé par les Etats-Unis le 3 janvier. L'événement, organisé par des groupes issues de l'extrême gauche brésilienne, s'est tenu sous le slogan de «rencontre anti-impérialiste et de solidarité avec les peuples qui luttent». La salle était, par ailleurs, ornée de drapeaux du Polisario, de la Palestine, de Cuba et de l'Iran. Un des participants a salué «la résilience de l'Iran et le rôle de la révolution islamique face aux pressions extérieures, et a condamné l'assassinat de dirigeants, de chefs militaires et de civils par l'agression de Washington et de Tel Aviv depuis le 28 février». La réunion s'est conclue par une déclaration condamnant les attaques lancées, depuis le 28 février, par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Dans son appel, Oubi Bachir a souligné que «chaque publication, aussi anodine soit-elle, risque d'alimenter les tensions que l'occupation marocaine cherche à attiser pour ternir l'image du Front Polisario, porter de fausses accusations à son encontre et saper sa position, sa légitimité et sa capacité de négociation».