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Une fin d'année particulière
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 12 - 2003

Barrages en ville, fouilles de véhicules et contrôle d'identité… Les forces de l'ordre sont mobilisées jusqu'au 5 janvier. Les fêtes de fin d'année doivent se passer sans incident majeur. À Casablanca, un hélicoptère survole de nuit l'espace aérien de la ville depuis le 24 décembre. À Marrakech, les hôtels classés sont truffés de policiers en civil. Prévention et vigilance sont les maîtres-mots. Rassurant.
Des forces de l'ordre partout. Elles sont déployées dans les grandes villes du pays depuis le début du mois de décembre. Les Marocains n'ont jamais vu ça. N'ayant pas l'habitude de ce genre de dispositifs de sécurité, ils sont à la fois impressionnés et inquiets. C'est la première fois en effet que le Maroc passe les fêtes de fin d'année sous haute surveillance policière. Le16 mai 2003 est passé par là. Les événements meurtriers de Casablanca ont chamboulé la donne de fond en comble. Le Royaume, considéré avant cette date fatidique comme un havre de paix, n'est plus à l'abri d'actes terroristes. Du coup, il subit les contrecoups de l'alerte maximale décrétée en Europe et aux Etats-Unis en cette période des fêtes marquée par une crainte d'attentats terroristes qui confine à la psychose.
D'où la décision des autorités marocaines de renforcer les mesures de sécurité. La vigilance et la prévention sont les maîtres-mots. C'est à Casablanca que la présence policière est la plus forte et la plus visible. La capitale économique, qui a été la cible des attentats-terroristes, a bénéficié d'un renfort de près de 500 hommes de la CMI ( compagnie mobile d'intervention) répartis sur l'ensemble des sûretés de Casablanca. Une équipe formée de trois agents en uniforme ( un policier, un agent de la CMI et un autre des forces auxiliaires) circulent à pied dans les différents quartiers de la ville. Le corps de la gendarmerie, dont les représentants sont déployés dans les différentes préfectures, n'est pas en reste qui travaille en coordination avec les forces de police. Depuis le 24 décembre, un hélicoptère équipé d'outils d'observation nocturne (infra rouge) et de moyens de tir mis à la disposition de police par la gendarmerie survole de nuit l'espace aérien casablancais. Les habitants ont été effrayés les premiers jours par le bruit de cet appareil dont l'usage entre dans le cadre de la stratégie de prévention.
Les forces de l'ordre sont sur les dents. Barrages en ville, fouilles de véhicules et contrôle d'identité…Il est fréquent de voir un policier arrêter un automobiliste auquel il demande d'ouvrir la malle de sa voiture... Les forces de sécurité ont-elles des indices sur des suspects qui s'apprêteraient à passer à l'action ? Du côté des responsables de la sûreté, on écarte toute menace terroriste précise. Il s'agirait plutôt d'une stratégie d'intimidation et d'occupation du terrain visant à accroître le sentiment de sécurité chez les citoyens et à dissuader les terroristes au cas où ils envisageraient de commettre des attentats. En tout cas, la population n'est pas aussi rassurée que cela. Le caractère impressionnant de ce déploiement de force a d'autant plus alimenté les rumeurs et les spéculations sur fond d'inquiétude que cette présence policière inhabituelle n'a pas été accompagnée d'une action de communication destinée à en expliquer les objectifs au grand public. Résultat : celui-ci vit donc cette situation exceptionnelle comme si un danger était dans l'air… L'affaire du vol en Mauritanie d'un camion bourré d'explosifs est venue relancer l'appréhension des gens… Or, ce qu'il faut savoir c'est que ce vol n'a rien à voir avec le Maroc.
Même déploiement de force dans les villes touristiques du pays. À Marrakech, cité très prisée aussi bien par les touristes nationaux qu'étrangers à l'occasion des fêtes du 31 décembre, les autorités policières locales ont mis le paquet sur une vingtaine de points jugés stratégiques comprenant les quartiers périphériques. Les hôtels classés ont bénéficié d'une couverture policière en civil assez importante. Les clients semblent se familiariser avec cette présence exceptionnelle. “ Il n'y a pas de menace directe“, assure un gradé de la sûreté de la ville qui a tenu néanmoins à exprimer ses réserves sur l'ampleur de ce dispositif qui selon lui pourrait engendrer l'effet escompté inverse : faire fuir les touristes. À Agadir, le dispositif de sécurité, mis en place depuis une année, a connu un léger renforcement depuis le 1er décembre. Le Maroc est en alerte. Ces mesures de sécurité d'envergure sont de rigueur jusqu'au 5 janvier. Mobilisation totale et intense des forces de l'ordre qui ont pour mission d'ouvrir l'œil de jour comme de nuit et d'interpeller les éléments suspects de telle sorte que le 31 décembre se passe sans incident. “ Nous sommes optimistes, explique un responsable de la police. Les différents corps de la sécurité, police, gendarmerie, CMI et forces auxiliaires travaillent pour la première fois en bonne coordination“.
Les attentats du 16 mai ont révélé l'absence de collaboration entre les différents services de sécurité et de renseignement en ce sens où chacun d'eux travaillait dans son coin. Depuis ces événements tragiques, les éléments de la DST (direction de surveillance du territoire) assistent aux côtés de leurs collègues policiers et gendarmes aux réunions de sécurité convoquées par le wali du Grand Casablanca. Ces réunions sont de véritables séances de travail marquées par un échange d'informations entre les différents participants. Les policiers se félicitent de ce début de rapprochement entre la DST et le corps de la sûreté nationale. Si les premiers ont plus ou moins les moyens de leur action, il n'en est pas de même pour les seconds qui ont besoin d'une véritable mise à niveau en termes de moyens et de formation pour assimiler les nouvelles techniques de sécurité dictées par le danger qui guette le Maroc depuis le 16 mai...


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