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Témara : l'eau de la colère
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 01 - 2007

Après la mise en place d'une borne-fontaine automatique à Témara, l'AMDH exprime sa colère. Pour leur part, les autorités locales légitiment leur choix.
Indignation. Il n'y a pas d'autres termes, selon l'Association marocaine des droits humains (AMDH), pour exprimer sa position vis-à-vis de l'installation, au début de ce mois, d'une borne-fontaine automatique à forfait prépayé à Témara. Ce nouvel appareil de couleur bleue n'a pas suscité l'adhésion des militants associatifs : «l'accès à l'eau est un droit naturel auquel ce projet porte atteinte», déclare à ALM le président de la section de Témara de l'AMDH, Abdellah Hariri. Pour ce dernier, le choix de la zone, particulièrement peuplée de bidonvilles, prive tout simplement les citoyens de l'eau à laquelle ils avaient auparavant un libre-accès. Car, la borne-fontaine automatique prend la place de celle classique que tous les habitants pouvaient utiliser sans avoir à payer le moindre centime.
D'après la même source, le manque de moyens des habitants de cette zone ne leur permet pas d'utiliser la borne-fontaine automatique. «Personne ne vient chercher de l'eau de cet appareil qui semble être abandonné», affirme M. Hariri. Le projet soulève donc tout un problème au sein de la population que l'AMDH compte, dès cette semaine, se mobiliser pour protester contre les bornes-fontaines automatiques. «On compte observer un sit-in devant le siège de la municipalité ou de la préfecture pour exprimer notre indignation», annonce ce militant.
C'est, en effet, à la demande des autorités locales que ce projet des bornes-fontaines automatiques, conçu par Redal, a été mis en exécution à Témara. «Vous ne pouvez pas imaginer la consommation abusive que l'on constatait chaque jour à cause des bornes-fontaines classiques. Le coût annuel est évalué à près d'un milliard de centimes. De janvier à septembre 2006, par exemple, on a reçu une facture totale de 753 millions de centimes. Sans oublier que 50% de la consommation de l'eau c'est du pur gaspillage !», explique le deuxième vice-président de la municipalité de Témara, Mokhtar Baqa. En somme, la budgétisation des montants correspondants à l'utilisation de l'eau des bornes-fontaines classiques devenait un handicap. Les 50% des dépenses jugées comme tenant du gaspillage concernent l'utilisation des bornes-fontaines classiques par les chantiers de construction et les ménages bénéficiant de la distribution individuelle d'eau potable. «Je vous assure que certains n'hésitaient pas à coller un tuyau au robinet d'une borne-fontaine pour une utilisation personnelle leur évitant de payer de grosses factures. Et il m'est arrivé, à plusieurs reprises, de trouver des robinets qui ne se ferment plus, parce qu'ils sont en panne. Tout cela ne pouvait pas continuer», martèle M. Baqa. Cet abus a fini par attiser la colère des autorités locales pour qui l'unique moyen s'est avéré être celui des bornes-fontaines automatiques. Oui, mais pourquoi le choix de Témara pour tester en avant-première cette expérience-pilote ? A la municipalité, on avance l'ampleur que prend la construction des habitats insalubres à Témara. La multiplication des bidonvilles dérange et les autorités locales estiment que cela augmente logiquement l'utilisation abusive de l'eau potable des bornes-fontaines classiques. «Témara arrive en seconde position après Casablanca en matière d'évolution des bidonvilles et cela ne nous laisse aucune solution autre que de rationaliser l'utilisation de l'eau potable», indique M. Baqa. Le passage au dispositif automatique est chose faite à présent. Pour avoir de l'eau, il faudra utiliser une clé à puce accréditée d'un volume d'eau. Ce dernier contient deux parties : la première est un forfait accordé par les autorités (30 litres par personne et par jour) pour chaque foyer composé de sept membres. La seconde partie, elle, est un volume supplémentaire que l'utilisateur doit payer sur la base des tarifs de Redal. Au problème des citoyens, il semble qu'il n'y a pas de solution « rationnelle».


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