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L'absurde course après les équivalences
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 06 - 01 - 2004

La course après l'équivalence des diplômes relève des douze travaux d'Hercule. Un lauréat des Beaux-Arts de Tétouan s'est essoufflé en route, sans savoir si c'est son institut, le ministère de la Culture ou de l'Enseignement supérieur qui doit lui délivrer une équivalence entre son diplôme et celui des titulaires d'une licence.
Les malheurs d'un lauréat de l'Institut national des Beaux-Arts de Tétouan (INBAT) éclairent sur un problème grave. Tout a commencé lorsqu'il a quitté l'école, fièrement doté d'un diplôme de design d'intérieur. L'obtention de ce diplôme a nécessité quatre ans d'apprentissage. Contre toute attente, le lauréat ne s'achemine pas vers le design, mais se convertit à l'infographie. Il suit, en tant qu'infographiste, un stage à la faculté des lettres de Mohammedia. La chance lui sourit quand il apprend que la faculté lance un concours pour recruter un infographiste. Il est bien outillé pour réussir le concours, mais il n'est pas autorisé à y prendre part. Motif: le concours s'adresse à des titulaires d'une licence. L'intéressé est lauréat d'un institut dont les diplômes ne sont pas reconnus équivalents à une licence. Pourtant, le diplômé de l'INBAT est sûr de son fait. Un décret, datant du 29 avril 1993 et paru dans le journal officiel, hisse l'école des Beaux- Arts de Tétouan au rang d'institut national. Il reconnaît le parfait droit de ses lauréats à poursuivre des études supérieures et établit la concordance entre le niveau des diplômés de l'INBAT et les licenciés des universités marocaines. L'aspirant à un poste d'infographiste a beau brandir très haut les articles de ce décret, personne ne le prend au sérieux. Il se dirige d'abord vers l'administration de son école. Là, on lui explique que d'autres lauréats sont venus avant lui. Ce n'est pas l'école qui est habilitée à délivrer l'équivalence, mais le ministère de la Culture dont elle dépend.
Le lauréat part à Rabat et essuie courageusement les explications des employés de ce ministère. “Certes, l'INBAT dépend du ministère de la Culture, mais l'équivalence des diplômes est du ressort du ministère de l'Enseignement supérieur“, lui explique-t-on. Il s'en va au ministère de l'Enseignement supérieur où on lui oppose une fin de non-recevoir. On lui laisse entendre que les étudiants des Beaux-Arts sont des “praticiens“ qui n'ont pas acquis le même savoir que les licenciés des universités. L'étudiant évoque les quatre années de sa formation où il a suivi des cours en philosophie, histoire des civilisations et en littérature. Et d'ajouter : “J'ai été ballotté d'une administration à une autre sans que personne ne me donne une explication convaincante, alors que je suis sûr d'être
en droit de me présenter à ce concours“.
Interrogé sur le sujet, le directeur de l'INBAT dit n'avoir pas pris connaissance de dossiers d'étudiants, confrontés au problème des équivalences. Il ajoute que l'école “forme des artistes et non pas des fonctionnaires“. Le concours d'entrée à l'école est sévère et seuls 35 étudiants y sont acceptés chaque année. Il s'étonne à cet égard que certains parmi eux choisissent d'autres voies que l'art. Avec son accent qui chante le Nord, Abdelkrim Ouazzani précise, néanmoins, qu'il est disposé à intervenir pour régler le problème. Il suffit, selon lui, d'envoyer une copie du journal officiel, mentionnant l'équivalence du diplôme de l'INBAT avec une licence. L'envoyer où ? “Au ministère de l'Enseignement supérieur, le seul établissement autorisé à délivrer des équivalences“.
En fait, la situation du lauréat de l'INBAT est vécue par beaucoup d'autres qui courent vainement après une équivalence. Le problème est relatif au manque d'une passerelle entre le ministère de la Culture et le ministère de l'Enseignement supérieur. Il n'existe pas de commission conjointe pour rationaliser les projets où interviennent les deux institutions. Et s'il est aberrant que des lauréats d'un institut des Beaux-Arts cherchent un travail dans une administration, il est tout aussi absurde que deux institutions de l'Etat interprètent différemment la même partition.


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