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Le Dakar annulé suite aux menaces terroristes
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 07 - 01 - 2008

Pour la première fois de son histoire, la prestigieuse compétition du rallye Dakar n'aura pas lieu. Cette année, les organisateurs ont préféré l'annulation que de courir le risque terroriste.
Au bout d'un insoutenable suspens, l'information est tombée comme un couperet. La trentième édition du Dakar n'aura pas lieu. Et l'événement fut aussi spectaculaire qu'un énorme attentat : les organisateurs du Rallye Lisbonne-Dakar ont décidé d'annuler l'édition 2008. La décision fut prise sous la pression de la menace terroriste que représenterait Al Qaïda au Maghreb quelques jours seulement après qu'une famille de touristes français soit décimée dans le désert mauritanien.
Cette épreuve sportive était destinée à magnifier l'industrie automobile sur fond de spectacle idyllique de dunes chaudes et dorées du désert nord africain. Les télévisions avaient pris l'habitude de retransmettre fidèlement ses flamboyantes péripéties en donnant le départ à la juteuse émigration touristique vers le Sud. Aujourd'hui, ironie de la conjoncture, elle sert de puissant indicateur à une situation sécuritaire des plus fragiles.
La décision de l'annuler fut prise suite aux différentes recommandations des services de sécurité français qui avaient jugé que le risque était suffisamment élevé pour menacer mortellement le bon déroulement de cette épreuve sportive. Cette appréciation se basait, entre autres, sur des interceptions d'écoutes de groupes de la mouvance d'Al-Qaïda actifs sur la zone sahélienne qui auraient révélé ces dernières semaines des projets d'attaques contre des Français sur le parcours en Mauritanie. Les références sont aussi faites à un communiqué daté du 29 décembre dernier signé par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI) qui critiquait, à travers une violente terminologie djihadiste, la collaboration des autorités mauritaniennes avec les «Croisés, les apostats et les mécréants» et menaçait ouvertement de s'en prendre aux Français. Le ministère des Affaires étrangères avait nié toutefois avoir suggéré l'annulation et a tenu à apporter l'explication suivante riche de sens et d'indications : «On leur a simplement tenu le message suivant : Voici la situation, on ne peut pas vous empêcher d'y aller. Maintenant vous prendrez vos responsabilités s'il arrivait quelque chose».
Et pour bien souligner la gravité de l'événement, le quotidien «L'Equipe», propriété du Groupe Amaury, organisateur du Dakar signe un cinglant éditorial intitulé «Abandons», dans son édition de samedi dans lequel les considérations dépassent largement les simples préoccupations sportives : «L'avenir dira si la tenue d'un Dakar en terre africaine est encore dans le domaine du possible : à l'évidence, pour ce premier événement sportif de portée internationale directement annulé pour cause de terrorisme, la montée du péril au nord du continent ne pousse pas à l'optimisme». L'annulation du Dakar a provoqué d'innombrables réactions politiques à Paris. Elle fut une occasion pour le discret Premier ministre françois Fillon de sortir de sa quarantaine médiatique avec une touche personnelle inédite : «Je le regrette, parce que vous connaissez ma passion pour le sport automobile et le Paris Dakar est un bel évènement sportif. En même temps je pense que les organisateurs ont pris une décision sage».
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, dont le nom circule, en ce moment, d'avantage dans la chronique judicaire parisienne des casinos et des machines à sous que dans les grands stades sportifs, y va aussi de sa petite désolation : «C'est regrettable parce que c'est vrai que le Dakar, ça fait partie du patrimoine français, africain aussi. Cette annulation aura des conséquences économiques désastreuses».
Même s'il se dégage une unanimité sur la pertinence sécuritaire de cette annulation, le débat bat son plein sur la possible victoire du terrorisme dans cette affaire. Fallait-il céder aux menaces d'Al Qaïda et permettre à ce réseau terroriste de dicter sa loi et d'imposer son agenda ? Pour Christophe de Margerie, directeur général de Total, partie prenante de l'aventure, «Ce n'est pas céder au terrorisme. C'est être respectueux de la vie des gens dont on est responsable. Nous avons nous-mêmes, dans notre filiale mauritanienne, décidé de prendre des mesures beaucoup plus drastiques en matière de protection».


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