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Israël à la veille d'une possible crise politique
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 01 - 2008

A l'approche de la publication, le 30 janvier, du Rapport définitif de la Commission Winograd, la classe politique israélienne spécule sur les chances de survie du Premier ministre Ehoud Olmert, lâché par son allié Israël Beïtenou dirigé par Avigdor Lieberman, et peu désireux de répondre aux exigences formulées par le parti religieux séfarade Shass.
Après plusieurs semaines d'hésitation, le dirigeant du parti russophone et raciste Israël Beïtenou, Avigdor Lieberman a finalement mis à exécution sa menace de quitter, avec ses onze députés, la coalition gouvernementale dirigée par Ehoud Olmert. Il a pris pour prétexte de sa démission la décision du gouvernement d'ouvrir avec l'Autorité palestinienne des discussions portant sur les « questions au cœur du conflit », à savoir : le tracé des frontières, le statut de Jérusalem et le problème des réfugiés. Autant de lignes rouges qu'il ne voulait pas franchir même s'il avait reporté sa décision définitive après la visite effectuée par le président américain George Bush en Israël et en Cisjordanie.
En claquant la porte du gouvernement, Avigdor Lieberman a, une fois de plus, fait scandale en qualifiant les Arabes israéliens de « cinquième colonne » et en affirmant que leurs élus à la Knesset, en particulier Ahmed Tibi et Mohammed Barakeih étaient plus dangereux que Cheikh Hassan Nasrallah, le Secrétaire général du Hezbollah libanais, et Khaled Mechaal, le chef de la branche extérieure du Hamas. Des propos fermement condamnés par le reste de la classe politique israélienne pour laquelle Lieberman est un raciste endurci. Ses théories appelant à un échange de populations et de territoires entre Arabes israéliens et colons juifs de Cisjordanie, constituent aux yeux des autres élus une menace pour les valeurs démocratiques d'Israël.
Le départ d'Avigdor Lieberman et de son parti ne menacent pas, en théorie, la survie du gouvernement Olmert. Le Premier ministre dispose toujours d'une majorité de 67 sièges sur 120 à la Knesset, le Parlement israélien. Toutefois, ce départ intervient dans un climat politique particulièrement troublé. C'est le 30 janvier, à 18 heures, que la Commission Winograd doit en effet remettre son Rapport définitif sur les carences constatées, au sein de l'échelon politique et de l'échelon militaire israéliens, lors de la Seconde Guerre du Liban ( 12 juillet-14 août 2 006).
Même si la Commission n'entend pas formuler de recommandations nominatives visant tel ou tel dirigeant civil ou militaire, la sévérité probable de ses conclusions incite d'ores et déjà de larges secteurs de l'opinion publique, en particulier les réservistes et les familles des soldats tués, à exiger la démission, dès la publication du Rapport, de Ehoud Olmert. A leurs yeux, le chef du gouvernement ne peut faire moins que l'ancien chef d'état-major, le général Dan Haloutz, ainsi que l'ex-ministre travailliste de la Défense, Amir Peretz. Les deux hommes ont été contraints de céder la place et, pour de nombreux Israéliens, cette règle devrait également s'appliquer au Premier ministre.
La survie politique de Ehoud Olmert dépend donc de l'attitude du Parti travailliste dont le chef, l'actuel ministre de la Défense Ehoud Barak, avait jadis promis de quitter la coalition au lendemain de la publication du Rapport Winograd. Toutefois, les perspectives de paix ouvertes par les négociations entre Tzipi Livni et Ahmed Qoreï, pourraient l'inciter à ne pas chercher à provoquer une crise politique et des élections anticipées dont le grand vainqueur pourrait être le chef du Likoud, Benyamin Netanyahou.
Un maintien des Travaillistes dans la coalition n'assurera pas pour autant la survie du gouvernement car les ministres du parti religieux séfarade Shass menacent d'imiter Avigdor Lieberman si Israël discute avec l'Autorité palestinienne de l'avenir et de l'éventuelle partition de Jérusalem.
Les exigences formulées par le Shass sont telles que certains analystes n'hésitent pas à recommander à Ehoud Olmert de trancher dans le vif en s'appuyant sur un gouvernement constitué par son parti, Kadima, par le petit parti des Retraités et par les Travaillistes.
Ce cabinet serait minoritaire ( 55 sièges) mais pourrait survivre en s'appuyant sur le parti pacifiste Meretz (5 élus) et sur les 10 députés arabes, voire bénéficier des votes de certains députés religieux ashkénazes. De la sorte, le gouvernement pourrait poursuivre les négociations en vue de la conclusion, avant la fin 2 008, d'un accord de paix avec l'Autorité palestinienne.
Reste à savoir si ces combinaisons d'état-major survivront à la tempête politique et médiatique que provoquera, le 30 janvier 2008, la Conférence de presse convoquée par la Commission Winograd pour présenter son Rapport final.


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