Najib Bensbia se glisse parfaitement dans une peau féminine    UE : Nouveau financement de 30 millions d'euros au Liban    Covid-19 à Tanger: les autorités ferment le marché de Hay Benkirane    Crédit immobilier : Bank Of Africa lance la 1ère plateforme en ligne de crédit immobilier    Change: les devises étrangères contre le dirham marocain    Casablanca: une voiture folle provoque d'importants dégâts sur l'autoroute (VIDEO)    Covid-19: les Philippines, premier pays à réimposer un large confinement    Elections sénatoriales-Egypte: un Marocain à la tête d'une mission d'observation    Conférence de soutien au Liban: 250 millions d'euros d'aides internationales    Violation de l'état d'urgence sanitaire: 742 personnes poursuivies à Taroudant    Botola Pro D1 : programme de la 21ème journée    21ème journée de la Botola Pro D1 : Des rencontres à couteaux tirés    Une humble pensée d'une petite germe nommée Abderrahmane El Youssoufi    La rentrée scolaire, c'est dans trois semaines    Dépression : La vitamine D ne sert à rien    Le Groupe OCP fête ses 100 ans d'existence    Frère Jean, ex-photographe de mode devenu moine orthodoxe dans les Cévennes    Le MMVI retrace la genèse artistique au Maroc    Les œuvres de l'artiste danoise Lene Wiklund illuminent l'espace Dar Souiri    Ligue des champions Messi au rendez-vous de Lisbonne    D'aucuns prônent un dépistage massif en faveur du personnel soignant    Signature d'une convention d'objectifs pour le développement du football féminin    Recul des ventes de la quasi-totalité des secteurs au premier semestre    Classée 2ème destination dans le monde : La ville ocre dans le top 25 du TripAdvisor    Réouverture des salles de sport    Covid-19 / Maroc: Les guérisons augmentent nettement    Rentrée scolaire: le ministère réagit à des informations « erronées »    Coronavirus : 1.230 nouveaux cas ces dernières 24 heures, 33.237 cas cumulés dimanche 9 août à 18 heures    Manchester City bourreau du Real de Zidane    La FIDHOP s'oppose au 3e mandat de Ouattara    Au bord du naufrage!    «Les petits porteurs ont aussi soutenu le MASI»    Le Bayern et le Barça en quart !    Le gouvernement libanais exprime sa gratitude pour l'initiative royale    Coronavirus: 23 joueurs et membres du staff de l'Ittihad de Tanger testés positifs    Colombie: Arrestation de l'ancien président Alvaro Uribe    Pour une politique nationale de la recherche en migration sans discrimination!    «De l'encre sur la marge» de M'barek Housni    Casablanca à l'heure de son premier festival de Hip-Hop «On-line»    France: Une explosion fait 8 blessés à Antibes    Le nouveau khalife général de la famille tidjane Niass remercie le Roi Mohammed VI    Un dimanche chaud dans la majeure partie du Maroc    Liban Message plein d'émotion de Majda Roumi au milieu des décombres (Vidéo)    Rabat: une nouvelle expo au Musée Mohammed VI    Fonds d'investissement stratégique : le décret arrive au parlement    Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité des Nations unies, Christoph Heusgen    Explosion de Beyrouth : L'aide humanitaire marocaine remise    Le président de la Chambre des représentants reçoit l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Rabat    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Impact du Code de la famille : baisse de près de 50% des divorces en 6 ans
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 10 - 2010

En 2009, 33.253 actes de mariage de mineurs ont été conclus contre 30.685 en 2008. Selon la Ligue démocratique des droits des femmes, ces statistiques sont en deçà de la réalité.
La problématique du mariage des mineurs au Maroc revient au-devant de la scène. Ce phénomène est en nette progression. Selon le ministère de la Justice, 30.685 mineurs s'étaient mariés en 2008 contre 33.253 en 2009 soit 2.568 mariages de plus. Cette augmentation des mariages a été pointé du doigt lors d'une rencontre sur «Le Code de la famille, six ans après» initiée par l'Association Fès-Saïss en partenariat avec «Women's tribune «et l'association «ISIS», à l'occasion de la Journée nationale de la femme. Ces chiffres alarmants sont loin de laisser indifférentes les associations féminines et les organisations des droits de l'Homme. «Ces statistiques sont en deçà de la réalité si on prend en considération les mariages qui ne sont pas transcrits. Il y a eu 30.000 demandes de reconnaissance de mariage en 2009 et la majorité concerne le mariage des mineurs. Selon une enquête que nous avons menée, nous avons pu relevé que dans la ville de Ouarzazate, plus de 20% des mariages de mineurs ne sont pas transcrits», affirme à ALM, Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes. Plusieurs raisons expliquent l'ampleur de ce phénomène. «Cette situation alarmante est due à une méconnaissance des dispositions du Code de la famille. Il n'y a pas eu de véritable campagne d'information pour sensibiliser les citoyens sur cette problématique», déplore Mme Assouli. Pour cette militante, il est scandaleux que des magistrats contournent la loi en autorisant des mineurs à se marier. «Il faut sanctionner le mariage des mineurs et la polygamie. Le mariage des mineurs constitue une violation des droits de l'enfant», dit-elle. Pour cette militante des droits des femmes, le véritable effort à entreprendre doit se faire au niveau de l'éducation. «L'obligation à la scolarisation est l'unique moyen de faire face à ce phénomène», précise Mme Assouli. Les mariages des mineures sont soumis à une autorisation préalable du juge. Celui-ci rend une décision motivée expliquant l'intérêt et les raisons justifiant la dispense. Avant de prendre sa décision, le juge doit entendre le père et la mère de la mineure ou à défaut son tuteur légal. Pour pouvoir se marier, la mineure doit avoir l'accord de son tuteur légal, le père ou la mère à défaut du père. L'accord du tuteur légal est consécutif à l'apposition de sa signature sur la demande de dispense et à sa présence au moment de la conclusion du mariage. La mineure voulant à tout prix se marier et le tuteur légal manifeste son refus, le juge de la famille statue sur la demande. En tous les cas, l'autorisation du juge constitue une pièce du dossier pour le mariage de la mineure et son acte de mariage doit être signé par le tuteur légal. Lors de cette rencontre, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli a indiqué que le nombre des divorces a diminué de 46,20% en passant de 44.922 en 2003 à 24.170 en 2009. A noter que 40,91% des divorces ont été accomplis d'un commun accord. Le nombre des divorces judiciaires a augmenté de 13% durant la même période alors celui des mariages contractés par la fille majeure a augmenté de 20,4%. Le nombre des mariages a augmenté de 19,29% passant de 263.553 en 2003 à 314.400 en 2009.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.