Avec un score de 63,4 sur 80, le Royaume arrive en tête du classement en devançant l'Inde (54,2) et l'Afrique du Sud (53,7) talonnés par la Tunisie et l'Egypte. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni figurent, eux, en bas du tableau, pénalisés par des facteurs de mode de vie (alimentation, sommeil, tabac, obésité). Un indice environnemental et comportemental Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, il ne s'agit pas d'un bilan médical des défenses immunitaires des populations. L'étude publiée par Nature's Best se base sur huit indicateurs indirectement liés à la santé immunitaire dans la littérature scientifique : âge médian, prévalence de l'obésité, hospitalisations liées à l'alcool, tabagisme, pollution atmosphérique, température moyenne annuelle, pluviométrie mais aussi le volume de recherches Google liées à l'humidité et aux moisissures. Ces données sont traitées pour aboutir à un score comparatif sur 80 points. Autrement dit, l'indice mesure les facteurs liés à l'environnement et au mode de vie supposés être favorables au système immunitaire, pas l'immunité réelle des citoyens. Pourquoi le Maroc ? Selon les auteurs, plusieurs facteurs ont joué en faveur du Royaume dans ce classement 2026. D'abord, une pluviométrie relativement faible ces dernières années, ce qui a limité l'humidité dans les habitations et, par ricochet, la prolifération de moisissures, source d'irritation pour les voies respiratoires. Les recherches en ligne associées aux termes «moisissures» ou « humidité » seraient d'ailleurs moins fréquentes au Maroc que dans d'autres pays. Ensuite, l'étude fait valoir le taux de tabagisme et d'hospitalisations liées à l'alcool qui sont inférieurs à ceux observés dans plusieurs économies industrialisées. Enfin, si la pollution demeure une réalité dans certaines grandes villes, elle resterait au Maroc, globalement, en dessous des niveaux enregistrés dans des pays fortement industrialisés. Pris ensemble, ces paramètres réduiraient ce que le rapport appelle la « pression environnementale » sur l'organisme, créant un terrain plus propice au bon fonctionnement des défenses naturelles. Au-delà du classement, le rapport insiste sur des facteurs bien connus: Sommeil suffisant, alimentation équilibrée, activité physique régulière et gestion du stress. Ces piliers, validés par de nombreuses études scientifiques, jouent un rôle clé dans la modulation de la réponse immunitaire. L'indice rappelle ainsi que l'environnement ne fait pas tout : les comportements individuels restent centraux.