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Les disparus de la première heure
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 23 - 02 - 2002

Au lendemain de l'indépendance du Maroc, les luttes pour le pouvoir ont entraîné des exactions et des excès qui ont fait de nombreuses victimes dans les rangs des nationalistes. Les premières disparitions pour opinion politique datent de cette époque. Pourtant, jusqu'à présent une chape de plomb pesait sur ces faits historiques.
Le Conseil consultatif des droits de l'Homme vient de se pencher sur l'examen du dossier du nationaliste Abdelkader Barrada, enlevé devant sa maison à Tanger, le 16 août 1956, à un moment où le Maroc indépendant s'apprêtait à célébrer, pour la première fois, l'événement de la révolution du roi et du peuple.
Un événement qui amorce (et témoigne sur) le début d'un long chemin de confrontation entre les membres de la famille nationaliste. «J'ai été désigné par la famille des deux disparus Abdelkader Barrada et son compagnon Hamad Bouslikhan pour vous délivrer trois messages : le premier est celui de l'optimisme et de l'espoir». C'est en ces termes que Me. Mohamed Haloui a commencé sa plaidoirie, en ce jour du 13 février 2002, devant la Commission d'arbitrage indépendante pour le dédommagement des victimes des disparitions forcées. Le ton était grave. Me Haloui, militant des droits de l'Homme, depuis son jeune âge, ayant connu lui-même les affres de l'emprisonnement ainsi que le calvaire et les souffrances de la torture, avait appris le sens de la mesure; et ce, de longue date. Il savait, donc, exactement l'ampleur et la dimension de ses révélations lorsqu'il rapporte qu'«au lendemain du crime, alors que la famille parcourait les commissariats de police et les ministères réclamant de l'aide pour retrouver les deux disparus, elle ne rencontrait qu'irresponsabilité». Et de conclure, sur ce chapitre, que quelque chose a changé dans notre pays, que l'espoir est désormais permis et qu'il est possible de réparer les erreurs du passé.
L 'espoir est permis telle est la phrase clé qui donne le ton à la conjoncture et permet de l'expliquer.
En effet, en ouvrant le dossier de feu Abdelkader Barrada, le CCDH amorce une nouvelle étape, une étape déterminante, dans l'histoire du Maroc moderne.
Depuis sa création en 1993, le Conseil consultatif des droits de l'Homme, n'a jusqu'au 13 février 2002, jamais évoqué les dossiers des premières années de l'indépendance.
Or, sur ce registre, l'ambiguïté continue encore à planer sur certaines questions relevant de cette étape historique durant laquelle des dirigeants du Mouvement national participaient à la gestion des affaires publiques et durant laquelle, surtout, des irrégularités et des violations des droits de l'Homme ont été perpétrées à l'encontre de bon nombre de nationalistes. Il s'agit, donc, d'une étape critique sur laquelle nous avons peu de données et où les révélations des uns et des autres se contredisaient et s'opposaient. En entamant ce dossier, l'Etat reconnaît de fait sa responsabilité et contribue, à sa manière, à l'établissement de la vérité . Ceci dit, pour la famille Barrada et bon nombre de familles de militants disparus ou décédés dans des circonstances douteuses, l'essentiel ne consiste dans la question du dédommagement, aussi importantes et graves soient les souffrances et pertes matérielles et humaines.
L'important est qu'un hommage soit rendu aux victimes des années de plomb et qu'il le soit dans les meilleurs délais. Car, on ne peut confirmer dans l'absolu que le Maroc a tourné la page du passé sans régler les dossiers des années 1956-1960. C'était un moment de troubles et tout était confondu, et les partis politiques et les autorités.


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