La 2ème édition du Festival international du cinéma de la diversité de Taza auxquels plusieurs pays participent a commencé le 22 juillet et s'achevera le 27. L'ouverture du festival a été lancée lundi, au théâtre municipal de la ville de Taza, sous la présence du gouverneur de la province de Taza, Mustapha El Maaza, et d'un certain nombre d'artistes, de réalisateurs, de cinéastes et d'intellectuels nationaux et internationaux. Le directeur du Festival, Mohamed Belghouate, a relevé que cette édition a choisi la diversité comme thématique, compte tenu de la réalité très diversifiée de la région tant en termes géographique, qu'humain et historique. Le directeur n'a pas manqué de souligner que le Canada, invité d'honneur de cette édition, incarne parfaitement la thématique de cette édition en tant que «référence en matière de diversité et d'identité plurielle». La compétition officielle du festival connaît la participation d'une panoplie de productions venues du Burkina Faso, d'Egypte, de Tunisie, des Emirats Arabes Unis, de France et du Canada, a précisé M. Belghouate. Des ateliers de formation et d'initiation au langage cinématographique dédiés aux enfants sont notamment programmés durant ce festival, en vue de leur «offrir les outils permettant de décoder l'image de façon globale». Une table ronde sur la diversité comme moteur essentiel de la créativité dans le septième art est aussi au programme et sera animé notamment par le Canada. «Le manque de salles de cinéma est une triste réalité qui nous a poussé à proposer une alternative à travers l'organisation de ce festival cinématographique qui, avec l'aide du ministère de la Culture et de la Communication, offre des projections au public tazi» a aussi affirmé le directeur. Neuf films sont en lice pour les prix du festival, à savoir « Entre deux mers » du réalisateur Anas Tolba, « Un œil sur Juliette » de Kim Nguyen, « Kaos » de Semir Aslanyurek, « Hala Madrid Visca Barça » du réalisateur Abdelilah Eljaouhary, « Les saisons de la soif » de Abdelhamid Zoughi, « Duga » (les charognards) de Abdoulay Dao et Hérvé Eric Lengani, « Mon cher enfant » de Mohamed Ben Attia, « Musk » de Humaid Al-Suwaidi et « le Tazzeka » de Jean Philippe Gaud. Six prix seront décernés dans le cadre de cette édition, il s'agit du Grand Prix Tazekka du festival, le prix Tazekka de la diversité, le prix Tazekka de la réalisation, le prix Tazekka du scénario, le prix Tazekka du premier rôle féminin et le prix Tazekka du premier rôle masculin. De même, le public tazi a pu profiter de la projection du film documentaire de Kouider Bennani « Taza: source de l'eau », une pellicule de 26 minutes qui met en exergue plus de trente sources d'eau à Taza telles que « Ras El Ma », « Lwad Lbared », « El Ain Elhamra » et « Ein Sounda ». Dans une déclaration à la MAP, M. Bennani relève que son film présente Taza comme un réservoir d'eau du Maroc, notant que la ville regorge de trésors énormes, en mesure d'attirer les amateurs du tourisme de montagne, mais qui restent méconnus du fait de la difficulté d'accès à la plupart des sources d'eau de la région. Mardi soir, s'est également démarqué le film marocain "Hala Madrid, Visca Barça" du réalisateur Abdelilah Eljaouhary, projeté dans le cadre de la compétition. C'est un long-métrage qui aborde plusieurs questions sociales liées au football, à la religion, au pouvoir, à l'argent et aux drogues. Il dure 95 minutes, et se déroule dans un village dans la région de Marrakech, relatant l'histoire de "Boulahwajeb", un homme influent et agent d'autorité, fan du Real de Madrid qui impose aux habitants du village sa passion pour le club madrilène et ses joueurs et interdit toute appartenance footballistique au club de FC Barcelone. "Boulahwajeb" utilise également la religion, le pouvoir et l'argent pour influencer et servir ses intérêts personnels.