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L'encours de la dette extérieure du Maroc préoccupe la Banque mondiale
Publié dans Barlamane le 04 - 10 - 2019

Le fonctionnement de base de la dette extérieure marocaine adopte des caractéristiques spécifiques liées aux fluctuations de l'économie intérieure et internationale. La dette extérieure des pays à revenu faible et intermédiaire a bondi de 5,3 % en 2018, ressortant à 7 800 milliards de dollars, affirme la Banque mondiale.
Tous les traits, structuraux et conjoncturels, du processus de l'augmentation de la dette extérieure, montrent l'existence d'une dégradation économique, affirme le Banque mondiale dans la dernière livraison de son rapport des statistiques sur la dette internationale. La publication affirme que la dette extérieure du Maroc a atteint 49,029 milliards de dollars en 2018, soit plus du double (133,42%) par rapport à 2008 (21,005 milliards de dollars). Le ratio dette/RNB (Revenu national brut) malgré une légère amélioration de 4 points par rapport à 2017, s'est aggravé entre 2008 et 2019, passant de 23 à 42%.
Le ratio dette/exportations a dépassé la barre de 100% pour s'établir à 112%, contre 66% avant une décennie. En 2018, la dette extérieure a atteint 40.803 milliards de dollars, alors que la dette à court terme affiche 7,446 milliards. L'encours du crédit du FMI, en revanche, s'est élevé à 781 millions de dollars en 2018. L'encours de la dette extérieure à long terme, qui porte majoritairement sur la dette publique (32 milliards de dollars), provient à hauteur de 15.483 milliards de créanciers multilatéraux, dont 5.529 milliards de la Banque mondiale. La dette bilatérale, elle, s'élève à 7,592 milliards alors que celle des créanciers a atteint 9,028 milliards. 8,7 milliards est le montant de dette privée non garantie qui affecte la dette extérieure à long terme. Elle provient principalement des banques commerciales.
Le rapport indique, par ailleurs, que les flux nets d'endettement ont baissé de 75,32% à 425 millions de dollars par rapport la dette extérieure à long terme. Pour la dette à court terme, les flux nets d'endettement ont atteint -82 millions de dollars, contre -1,395 milliard en 2017. «Beaucoup de pays en développement ont besoin de plus d'investissements pour pouvoir atteindre leurs objectifs et croître plus vite. La transparence de la dette doit s'appliquer à toutes les formes des engagements publics, y compris aux dettes cachées ou implicites. Il s'agit d'une condition indispensable pour attirer plus d'investissements et assurer une allocation efficace des capitaux, ce qui est au cœur de nos efforts visant à améliorer les résultats de développement», note David M'alpas, président du groupe de la Banque mondiale.


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