DR ‹ › Les discriminations raciales dans les camps de Tindouf refont surface, à la suite de l'agression d'un enfant de 13 ans issu de la communauté noire par une famille influente appartenant à la tribu des Rguibates. La défense de cet enfant, prénommé Mouloud, a été assurée par l'Association «Liberté et démocratie», connue pour son engagement sur les questions des droits humains dans ces camps. L'ONG a organisé, les 7 et 14 mars derniers, deux sit-in devant le siège administratif du Polisario au camp de Rabouni. Elle avait également sollicité une rencontre avec Brahim Ghali, afin de lui exposer les faits et demander justice. Mais ces requêtes sont restées sans réponse. Les deux protestations ont connu une faible participation de la populations des camps. Plus préoccupant encore, le président de l'association a été convoqué devant la «justice» du Front pour «avoir enfreint l'interdiction des rassemblements publics». Face à ces restrictions, l'association prévoit un nouveau sit-in, le 24 mars, devant la représentation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dans les camps de Tindouf. Elle envisage également d'adresser des correspondances à des organisations internationales de défense des droits humains, notamment Amnesty International et Human Rights Watch. Pour rappel, cette même ONG avait déjà organisé, en décembre 2022, un sit-in pour dénoncer les pratiques d'esclavage et les discriminations raciales dans les camps de Tindouf.