Maroc-Kenya : un accord de défense en préparation    HCP : Une croissance économique de 4,1% au quatrième trimestre    Ennakl Automobiles affiche une croissance solide et prépare ses dividendes 2026    Casablanca accueille Morocco Fashion Style & Tex 2026, carrefour stratégique du textile mondial    Prix des carburant : la CDT interpelle l'Exécutif et réclame un retour à la régulation    Hypeo : comment Meriam Bessa veut structurer le marché de l'influence grâce à l'IA (VIDEO)    Crise au Moyen-Orient : le gouvernement marocain passe à l'action    Bank of Africa augmente son RNPG à 3,8 milliards de DH en 2025    Le Maroc face au test paraguayen avant le Mondial 2026    Match amical : L'équipe du Maroc U23 et son homologue ivoirienne se neutralisent    Maroc – Paraguay : horaire, chaînes et enjeux du match !    Después de la asociación estratégica, Marruecos e Indonesia refuerzan la cooperación en seguridad    Morocco and Indonesia strengthen security ties with new cooperation agreement    CAN 2025 : la CAF se retranche derrière le TAS après une finale sous tension    Casablanca : une académie digitale pour propulser les jeunes vers l'emploi dans les métiers du contenu    UNAF U17 : Tunisie, Algérie, Égypte... les Lionceaux ont tout dévoré !    Après le partenariat stratégique, le Maroc et l'Indonésie renforcent la coopération sécuritaire    Présidentielle au Bénin. La campagne électorale démarre    Congo - Brazzaville. La Cour constitutionnelle valide la réélection de Denis Sassou Nguesso    Netanyahu : le pouvoir iranien finira par "s'effondrer de l'intérieur"    Moyen-Orient : Al Adl Wal Ihsane appelle à l'unité contre Israël et les Etats-Unis    Energie et géopolitique : Les zones d'ombre des importations marocaines de carburants russes    Exécution de deux prisonniers en Iran et renforcement des mesures sécuritaires    Rachid Talbi El Alami représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du président de la République centrafricaine    Ouahbi tire la sonnette d'alarme : des escrocs manipulent 100 MMDH en dehors du circuit économique    Etudiants américains évacués de Jordanie : Rabat devient leur nouveau campus    Hammouchi reçoit l'Inspecteur général de la police du Libéria    "Business Day" nigériane : le Maroc parmi les pays émergents leaders dans le domaine de la technologie en Afrique    L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Chef d'Etat-Major des Forces de Défense du Kenya    Botola : Les matches de mise à jour du 1er au 6 avril    Nouveau report dans l'affaire des supporters sénégalais : deux avocats rejoignent la défense    PSU and FDG move toward electoral coordination ahead of 2026 vote    Temps froid et fortes rafales de vent lundi et mardi dans plusieurs provinces    Rabat : Tehraoui lance la mise à niveau du système d'aide médicale urgente    Ceuta : Un deuxième tunnel secret relié au Maroc a servi au trafic de drogue    Droits de l'enfant : l'ONDE présente son bilan annuel et scelle de nouveaux partenariats stratégiques    Fès Gate 2026 : une consécration pour les talents qui font rayonner le Royaume    Aéronautique : Avincis renforce ses services au Maroc    Appel du président égyptien al-Sissi à Trump: "Aide-nous à stopper la guerre"    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    Mode africaine : 10 créateurs qui dominent la scène mondiale    Le Concours International de Musique de l'OPM revient pour une 22e édition    Football : Ayyoub Bouaddi laisse planer le suspens pour son choix entre le Maroc et la France    Younès Belhanda accusé d'avoir agressé un ancien coéquipier en Turquie    FICAM 2026 : Une ouverture sur la jeunesse et l'évolution du cinéma d'animation    Festival [IN]VISIBLE 2027 : le Maroc au cœur de l'innovation immersive et mémorielle    Diaspo #434 : En France, Amine Le Conquérant se réapproprie l'Histoire des châteaux    Journée mondiale du Théâtre : Willem Dafoe rappelle la puissance unique de la scène    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Pegasus : le corps du délit, ce grand absent
Publié dans Barlamane le 04 - 08 - 2021

Près de trois semaines après les premières fuites du «Projet Pegasus», indiquant un dévoiement (non prouvé) du logiciel espion commercialisé par l'entreprise israélienne NSO Group, les vérifications effectuées jusqu'à présent se sont avérées vide de toute preuve sérieuse.
Les premiers éléments issus des analyses techniques conduites dans le cadre de l'affaire Pegasus prouvent que les informations avancées par le consortium de dix-sept médias et Amnesty International sont dérisoires, dépourvues de toute assise réelle. Tout ce qui est révélé, de minces démonstrations du Security Lab d'Amnesty International, qui aurait retrouvé des traces de Pegasus portant la signature technique distinctive d'un même client sur certains téléphones utilisés. Le Maroc, pour rappel, affirme n'avoir «jamais acquis de logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication, de même que les autorités marocaines n'ont jamais eu recours à ce genre d'actes».
«Les éléments sur lesquels s'appuie le consortium de médias emmené par Forbidden Stories et Amnesty International pour justifier leurs accusations à l'encontre du Maroc ne sont pas de nature à établir sa responsabilité. À date, plus de deux semaines après les révélations, et contrairement à ce qu'avancent les acteurs du consortium, rien ne peut encore formellement attester de l'implication de Rabat dans les intrusions suspectes des milliers de téléphones portables ciblés par le logiciel espion» écrit le site Affaires Internationales.
«Le consortium a en fait déduit l'implication du Maroc dans l'espionnage de numéros français à partir de constatations techniques issues du Security Lab d'Amnesty International. La démonstration, détaillée dans un article du Monde en date du 27 juillet, est pour le moins ténue. Le laboratoire fait valoir qu'il a eu accès à "40 téléphones compromis dont plus de 15 en France", sur 50 000 appareils potentiellement ciblés donc, soit 0,08 % d'entre eux. Le consortium n'a pas eu accès au téléphone d'Emmanuel Macron, ni d'ailleurs à aucun téléphone appartenant à un membre du gouvernement français, à l'exception du téléphone de l'ancien ministre de l'écologie, François de Rugy» a-t-on affirmé.
Certains numéros de téléphone dévoilés font partie d'une liste en comptant plus de 50 000, consultée (uniquement) par l'organisation Forbidden Stories et Amnesty International avant d'être partagée avec quelques médias plus au moins liés à certains organismes politiques. Selon les analyses menées par le consortium et Amnesty International, la présence d'un numéro dans cette liste signifie qu'un client de Pegasus s'y est intéressé, qu'il a envisagé une possible infection ou qu'il a été infecté. Pas d'amalgame.
L'authenticité de cette liste et son lien avec le logiciel espion Pegasus fait l'objet d'une vive polémique et n'a jamais pu être établie. Faute d'avoir pu examiner le téléphone du président Macron, par exemple, il n'est pas possible de dire s'il a été infecté par ce logiciel espion, et pourtant, le mensonge est dur : le Maroc a espionné Macron ! Dans un communiqué transmis au «Projet Pegasus» dès le 20 juillet, NSO Group affirme qu'Emmanuel Macron «n'a pas, et n'a jamais été une cible ou n'a jamais été sélectionné comme une cible par des clients de NSO». L'entreprise israélienne précise qu'elle n'a «pas accès aux données de ses clients, qui doivent toutefois [lui] fournir ce type d'informations» en cas d'enquête.
«Dans cette enquête, les preuves ne sont autres que des déductions, tirées d'un corpus à tout le moins extrêmement partiel, si ce n'est partial» écrit Affaires Internationales
Le Maroc, qui a largement communiqué autour de cette affaire pour nier son implication, n'a pas manqué de souligner l'absence de preuves formelles. Déjà accusé par Amnesty International par le passé, le pays avait réclamé des preuves, mais n'a reçu aucune réponse de l'association jusqu'à présent. Une demande réitérée ces derniers jours, explique Me Baratelli, avocat du Maroc : «Amnesty International tergiverse à apporter les preuves de son accusation. Les autorités marocaines formulent une seule et unique requête : fournissez les preuves. Et Amnesty se noie dans des considérations sémantiques et des rappels tendancieux du bilan du royaume en matière de droits de l'homme, au lieu de fournir la preuve matérielle.»
«Alors que les preuves formelles réclamées par le Maroc ne sont toujours pas connues, le pays a saisi un collège d'experts auprès de la Cour de cassation, dirigé par un spécialiste reconnu de l'analyse numérique, David Znaty. L'objectif ? Faire la lumière sur l'implication du Royaume dans les tentatives d'intrusion conduites avec le logiciel israélien» a-t-on conclu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.