Une double distinction internationale pour Attijariwafa bank    La Razón : le Maroc modernise une base aérienne près de Dakhla dans le cadre d'un partenariat stratégique avec Washington    Solidarité. Le Maroc condamne l'attaque armée ayant visé une réception à Washington en présence du Président Trump    Le patrouilleur marocain Avante 1800 franchit une étape clé avant sa livraison    CAN U17 au Maroc : La CAF introduit un format festival pour les compétitions de jeunes    UFC : Après 8 victoires consécutives, Youssef Zalal s'incline par décision    Base aérea de Bir Anzarane: Un pilar estratégico de las FAR fortalecido en el corazón del Sahara    The Algerian army kills three Sahrawis from the Tindouf camps    Bir Anzarane air base: A strategic FAR asset strengthened in the heart of the Sahara    Belgique: les citoyens refusent de ralentir la transition climatique    Patrimoine agricole. Le Maroc accélère la structuration du secteur    LGV Kenitra-Marrakech. Le chantier avance à grande vitesse    Botola: Nul entre le Wydad Casablanca et le Kawkab Marrakech    SIAM 2026. Alliances stratégiques pour une agriculture plus durable    Le Maroc, un modèle de transformation des systèmes agroalimentaires selon la FAO    Mali: Guterres condamne les attaques et appelle à un soutien international    FLAM 2026 : Marc Alexandre OHO BAMBE ou le pouvoir de résister avec les mots    L'armée algérienne tue trois Sahraouis des camps de Tindouf    Porsche tourne la page Bugatti    Détroit d'Ormuz: L'Allemagne envisage un déploiement naval en Méditerranée    Mohamed Chouki met en avant les réalisations sociales de l'exécutif    Le vice-secrétaire d'Etat américain en visite au Maroc et en Algérie : Washington accentue la pression sur le régime algérien et renforce son partenariat stratégique avec Rabat    ONU : Staffan de Mistura voit une chance historique pour résoudre le conflit du Sahara    Football : Azzedine Ounahi dans le viseur du Manchester City    Pour contrer la révision du mandat de la MINURSO, l'Algérie sollicite l'appui de la Russie    SIAM 2026 : la diplomatie agricole en action    Bourse de Casablanca : les échanges hebdomadaires avoisinent 1,93 milliards de DH    Mali : Le Maroc suit avec «préoccupation les attaques terroristes»    Lancement de l'événement Rabat, capitale mondiale du livre 2026    Maroc : Un partenariat renforcé avec l'Autorité du livre de Sharjah    Diaspo #438 : Mériame Mezgueldi célèbre les chibanis par l'art figuratif    Othmane Maamma en mission : convaincre Mohamed Ouahbi et affoler le mercato    Mercato : le PSG cible Bouaddi, le LOSC fixe un prix choc    Un média américain : Díaz pressenti pour renforcer les chances du Maroc de briller lors du prochain Mondial    L'ambassadrice de Chine depuis Meknès : le Salon international de l'agriculture..une plateforme pour le développement durable et une coopération continue avec le Maroc dans ce domaine    China's Ambassador from Meknes: The International Agriculture Fair... a platform for sustainable development and continued cooperation with Morocco in this field    Scandale financier au Kenya : le président de la fédération suspendu    Sahara : Washington intensifie ses efforts avec une visite au Maroc et en Algérie    Sahara marocain : La Suisse soutient l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine    Marruecos y Suiza manifestaron este viernes en Berna su determinación de reforzar aún más su diálogo político y su asociación bilateral.    Armement : Le groupe italien Leonardo souhaite vendre des avions au FAR    Morocco and Switzerland expressed their determination on Friday in Bern to further strengthen their political dialogue and bilateral partnership.    Orientation post-bac : le grand déséquilibre du système universitaire    AGENTIS signe une première avec le PET-IRM au Maroc    COMEDIABLANCA revient pour une 3e édition    « She Did It Again » : Tyla revisite la pop des années 2000    Le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une nouvelle édition à Essaouira    Festival Mawazine : La 21ème édition du 19 au 27 juin 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Massacre du 17 octobre 1961 : les mots cyniques et calculés d'Emmanuel Macron
Publié dans Barlamane le 17 - 10 - 2021

«Emmanuel Macron a commémoré le massacre du 17 octobre 1961, en pointant la seule responsabilité de Maurice Papon. Il n'a parlé ni de colonisation ni de violences policières. Et encore moins de crime d'Etat» écrit Médiapart dans sa dernière édition.
Samedi 16 octobre, Emmanuel Macron a commémoré le 60e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961, en mémoire « des travailleurs algériens tués ce jour-là par la police », alors qu'ils manifestaient contre le couvre-feu imposé par décret aux «Français musulmans d'Algérie», selon la terminologie administrative de l'époque. Aucun discours n'a été prononcé à cette occasion, comme l'avait fait Jacques Chirac en juillet 1995, avec le discours du Vél'd'Hiv'. L'Elysée a préféré produire un communiqué, adressé au moment où le chef de l'Etat s'entretenait encore avec les descendants des victimes.
De cet événement, il existe peu d'images, peu de témoignages enregistrés. La honte, l'impuissance ou les luttes intestines ont fait écran. Et la presse de l'époque reprenait la version officielle : «Violentes manifestations à Paris de musulmans algériens. [...] Grâce à la vigilance et à la prompte action de la police, le pire – qui était à craindre – a pu être évité. [...] Des Nord-Africains tirent sur des cars de police.» Dans un court texte, Emmanuel Macron a seulement évoqué «les crimes commis cette nuit-là sous l'autorité de Maurice Papon», alors préfet de police de Paris. Des crimes «inexcusables pour la République» (et non de la République).
La responsabilité des dirigeants du FLN-France qui ont durci leurs actions pour être reconnus politiquement au moment de l'indépendance, au risque parfois de la surenchère, a été aussi passée à la trappe. Les dirigeants du FLN-France avaient considéré le couvre-feu du 6 octobre 1961 comme une menace politique majeure pour leur avenir. Malgré le manque de soutien politique en France, ils prennent le pari meurtrier de descendre dans la rue. C'est un risque énorme sur le plan humain d'une part, sur le plan politique d'autre part, puisque le FLN était isolé. Il a envoyé de centaines de personnes à un sort inconnu.
Le communiqué se conclut sur ces mots : «La France regarde toute son Histoire avec lucidité et reconnaît les responsabilités clairement établies. Elle le doit d'abord et avant tout à elle-même, à toutes celles et ceux que la guerre d'Algérie et son cortège de crimes commis de tous côtés ont meurtris dans leur chair et dans leur âme. Elle le doit en particulier à sa jeunesse, pour qu'elle ne soit pas enfermée dans les conflits de mémoires et construise, dans le respect et la reconnaissance de chacun, son avenir.»
Plusieurs mots ont été zappés du texte : colonialisme, indépendance de l'Algérie, crime d'Etat, police, autorités algériennes, libération, etc. «Or, l'Elysée a choisi de ne pointer que de la responsabilité du préfet Maurice Papon, sans même qualifier ses fonctions de l'époque» pointe Médiapart.
«On est bien en deçà de ce qu'on attendait. On est passés de trois victimes officielles à "plusieurs dizaines", mais à part ça, 60 ans après ce massacre, on ne sait toujours pas qui en étaient les commanditaires et les complices. Papon sert de coupable expiatoire. C'est une occasion manquée pour la vérité, qui concerne peut-être le fait qu'il ne faut pas heurter des électeurs potentiels à six mois de la présidentielle...» a dit Mehdi Lallaoui, président de l'association Au nom de la mémoire interrogé par Médiapart.
«Samedi 16 octobre, cette responsabilité n'a pas été clairement nommée par Emmanuel Macron, qui n'entend pas, en pleine campagne présidentielle, se mettre à dos la droite et l'extrême droite qui saturent le débat public de leurs obsessions identitaires. D'autant que ces obsessions traversent également le gouvernement» note Médiapart.
Cela survient quelques semaines après des déclarations inattendues de d'Emmanuel Macron : «La construction de l'Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu'il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c'est la question. Il y avait de précédentes colonisations. Moi, je suis fasciné de voir la capacité qu'a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu'elle a joué en Algérie et la domination qu'elle a exercée. Et d'expliquer qu'on est les seuls colonisateurs, c'est génial. Les Algériens y croient» a-t-il affirmé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.