Météo Maroc : les prévisions pour la journée du mardi 27 septembre 2022    Walid Regragui : "La tâche ne sera pas facile contre le Paraguay"    Carburants: Un marché loin d'être concurrentiel selon le Conseil d'Ahmed Rahhou    Le Maroc célèbre Aid Al Mawlid Annabaoui dimanche 9 octobre 2022    Sahara : La Mauritanie défend à l'ONU sa «neutralité positive»    L'OCP annonce une prise de participation de 50% dans l'Espagnol GlobalFeed S.L.    Maroc : Plusieurs ONG rendent hommage à Aïcha Ech-Chenna    Elections partielles : L'Istiqlal mobilise ses troupes avant le scrutin    DGSN. Nouvelles directives de Hammouchi pour une meilleure qualité de services de police    Conseil de gouvernement. Le Code du commerce au menu de la réunion de ce jeudi    « La loi incriminant l'avortement est complètement décalée de la réalité »    Le Maroc participe à Riyad au 23ème symposium d'Interpol de formation de la police    Décès de Aïcha Ech-Channa; Le Roi déplore une pionnière de l'action associative au Maroc    Compteur Coronavirus : 4 nouvelles contaminations et 0 décès en 24H    Sofiane Boufal prépare son envol pour le Qatar    Sahara et Espagne : Un média du Polisario accuse Albares de suivre les directives du Maroc    Face aux défis émergents, les Institutions supérieures de contrôles sont appelées à « changer de paradigme » (Zineb El Adaoui)    Tourisme: un secteur en quête d'un renouveau durable et inclusif    Environ 520.000 personnes ont assisté aux grands concerts de Rabat    «Mon exposition est un hommage à la femme marocaine et à sa force créatrice»    Tel un désenchantement «poétique» de la société    Le Cameroun enrichit son offre d'accompagnement des PME    Grippe saisonnière: Le vaccin protège contre les infections, les cas graves et les décès    Référendums d'annexion : Kiev demande une "réunion d'urgence" du Conseil de Sécurité    Algérie: le patron d'un groupe médiatique condamné à 10 ans de prison ferme    Géopolitique à distance, géopolitique qui rapproche    SAR le Prince Moulay Rachid préside à Témara le Grand Prix SM le Roi Mohammed VI    Jawad Abdelmoula remporte le Championnat d'Afrique    ''«Ziyara», un film personnel sur les gardiens de cimetières juifs au Maroc''    Arrivée à Tokyo de Akhannouch pour représenter le Roi aux funérailles de l'ancien premier ministre Shinzo Abe    La version algérienne fallacieuse mise à nu à l'ONU    Pour un mandat de 2 ans : La HACA aux commandes du Réseau des instances africaines de régulation de la communication    Le street workout s'invite à Essaouira    Alerte météo au Maroc: les villes où il va pleuvoir à partir de ce lundi    Réinsertion des femmes détenues Un don de 6 MDH octroyé par la Fondation Othman Benjelloun    Plongée dans l'univers transparent de Safaa Erruas à Casablanca    20ème édition du festival L'Boulevard : De jeunes talents de rap/hip hop ouvrent le bal    Festival national du film de Tanger: Ismail El Iraki décroche le Grand prix    Aziz Akhannouch arrive à Tokyo pour les funérailles de Shinzo Abe    La patrouille de voltige « La Marche Verte » fait sensation à Toulouse    Législatives en Italie : victoire historique de l'extrême droite selon les sondages à la sortie des urnes    Revue de presse quotidienne de ce lundi 26 septembre 2022    La Bourse de Casablanca débute la semaine en repli    Tanger Med. Une « expérience inédite » pour une délégation du Parlement panafricain    Maroc-IFC : Sérgio Pimenta en visite ce lundi    Amical U23: nouvelle défaite du Maroc face au Sénégal (VIDEO)    Les Espagnols exigent des réparations après Maroc-Chili    Raja de Casablanca : le Tunisien Mondher Kebaier nommé entraîneur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



« Partygate » : l'avenir de Boris Johnson suspendu aux calculs électoraux du Parti conservateur
Publié dans Barlamane le 27 - 01 - 2022

Les parlementaires britanniques attendent avec impatience les conclusions d'un rapport interne sur le « partygate » avant de décider de déloger ou non Boris Johnson. Pourtant, selon plusieurs observateurs de la politique britannique, l'éviction du Premier ministre dépend davantage de la percée d'un rival sur le devant de la scène conservatrice.
Boris Johnson va-t-il récolter ce qu'il a semé ? S'il a jusqu'à présent échappé à un vote de défiance pour sanctionner les fêtes organisées à Downing Street pendant le confinement, le Premier ministre reste en position délicate. Bien qu'il continue à exclure toute démission, le vote de 54 députés de son camp sur 359 députés suffisent pour lancer la procédure.
Pour John Bartle, politologue et professeur à l'Université d'Essex, interrogé par France 24, le problème de Boris Johnson va au-delà du scandale du « partygate ». Le locataire du 10 Downing street a fait des déçus dans son propre camp, et ce depuis des années, estime le chercheur. « Boris Johnson a acquis la réputation, durant son mandat, d'une personne qui a une interprétation très distendue de ce qu'est 'la vérité'. Il a trahi à plusieurs occasions des personnes qui ont travaillé avec lui, notamment dans le but de faire voter le Brexit ». Une attitude qui pourrait se retourner contre lui, alors que chaque voix compte pour faire barrage à une motion de défiance.
Alors que la police a lancé des investigations sur des « violations potentielles des règles liées au Covid-19 » passibles d'amendes, les regards sont tournés vers Sue Gray. Chargée d'une enquête interne sur différentes « garden parties », pots de départ et fête d'anniversaire impliquant le Premier ministre, cette haut-fonctionnaire doit rendre ses conclusions sous peu.
« Le rapport va être décisif », poursuit John Bartle. Au sein de la majorité conservatrice, certains ont déjà demandé publiquement le départ de « Bojo ». D'autres frondeurs attendent la publication du rapport Gray pour décider de tenter ou non d'évincer leur leader.
« Celui qui osera faire le premier pas pourrait être le prochain Premier ministre »
D'autres observateurs de la politique britannique ne sont pas prêts à parier sur une éviction du Premier ministre. « Si le Parti conservateur pense qu'il peut remporter les prochaines élections avec Boris Johnson à sa tête alors il restera », avance le journaliste et écrivain britannique Stephen Clarke à l'antenne de France 24.
Fin 2006, son prédécesseur travailliste Tony Blair avait été interrogé comme témoin, lors d'une enquête policière dans le cadre du scandale de nominations à la Chambre des Lords accordées à des donateurs de son parti. Aucune poursuite n'avait ensuite été déclenchée. « C'est un classique de la politique britannique, les Premiers ministres restent en place – qu'il y ait scandale ou pas scandale – tant qu'un rival ne vient pas les défier et se montrer capable d'emporter la prochaine élection ».
Pourtant, des noms circulent déjà depuis un certain temps dans la presse britannique et au sein du Parti conservateur pour remplacer Boris Johnson. Parmi les plus cités, le ministre de l'Economie, Rishi Sunak, et la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss.
« Celui qui osera faire le premier pas pourrait être le prochain Premier ministre. C'est un jeu d'échec », analyse Stephen Clarke, qui estime que les rivaux de Boris Johnson attendent le moment propice pour entrer dans l'arène.
Plongé dans une tourmente jamais vue depuis son accession triomphale au pouvoir à l'été 2019, la popularité de Boris Johnson est en chute libre. L'opinion publique britannique lui reproche, notamment, la gestion de la crise sanitaire qui a déjà fait 154 000 morts. Espérant rebondir, le Premier ministre a ainsi annoncé la levée des dernières restrictions liées au Covid-19.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.