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Maroc : la croissance prévue à 3,8 % en 2025, selon le CMC
Publié dans Barlamane le 29 - 10 - 2024

La croissance économique nationale devrait enregistrer un taux moyen de 3,8 % au terme de l'année 2025, ressort-il du numéro 50 de la publication « Info-CMC » du Centre marocain de conjoncture (CMC).
« Dans l'hypothèse d'un redressement progressif du cycle climatique et d'une avancée sur la voie de la consolidation de l'environnement international, les pronostics les plus plausibles pour l'économie nationale s'attendent à un léger redressement du cycle de croissance au terme de l'année 2025 avec un taux moyen pouvant atteindre, selon les hypothèses les plus probables, 3,8% », lit-on dans cette publication consacrée à l'évaluation des impacts des mesures prises dans le Budget 2025.
D'après la même source, cette perspective s'inscrit nettement en retrait par rapport à la configuration prévisionnelle retenue dans le projet de loi de finances (PLF) qui retient pour l'exercice à venir une croissance de 4,6% à la faveur d'un redressement du secteur agricole, avec une stabilisation des prix de l'énergie, un retour à des niveaux modérés de l'inflation et une reprise soutenue de la demande extérieure.
« Force est de constater que, compte tenu de la persistance des facteurs d'instabilité qui marquent encore l'environnement international, les hypothèses du cadre macroéconomique se révèlent, pour le moins, incertaines comme il ressort des orientations actuelles de l'environnement économique tant au plan interne qu'externe », relève le CMC.
En outre, le Centre estime que l'analyse de la programmation budgétaire et de ses principales composantes, tant en ce qui concerne le volume des ressources, l'affectation des dépenses, l'effort d'investissement ou encore la structure de la fiscalité, doit être conduite par référence au cadrage macroéconomique pertinent pour l'exercice à venir.
Au volet des ressources, le budget prévisionnel table sur des recettes ordinaires de 368,8 milliards de dirhams (MMDH), en accroissement de 18,5% par rapport à l'exercice précédent sous la forte progression des impôts directs et indirects et des taxes assimilées. « Sachant que l'essentiel de ces recettes est lié au cycle économique et sa performance avec un coefficient d'élasticité assez significatif, cette perspective semble marquer un certain écart par rapport à la tendance prévisible de l'activité telle qu'elle ressort des éléments précédents », fait remarquer le CMC. Du côté des dépenses, le budget de fonctionnement, incluant les dépenses du personnel et les dépenses de matériel, enregistre la plus forte progression avec un total de 321 MMDH (+14,9%).
Cette évolution s'explique par la forte progression des charges communes liées au système de compensation et aux régimes de retraite, mais aussi par l'alourdissement des charges de personnel avec les dernières revalorisations salariales arrêtées dans le cadre du dialogue social. L'autre composante importante des dépenses correspond aux intérêts et commissions relatives à la dette publique, dont le montant prévu pour 2025 s'établit à 45 MMDH (+18%).
Par ailleurs, le CMC souligne que la configuration du budget prévisionnel doit être appréciée sur la base des effets multiplicateurs attendus des principales dispositions budgétaires arrêtées, précisant que l'effet multiplicateur consolidé se situe à 0,9% du PIB (produit intérieur brut).
La dynamique du multiplicateur, explique-t-il, permet de mettre en évidence les effets induits sur la configuration de l'équilibre des biens et services à partir d'une évaluation de l'incidence des principales dispositions budgétaires sur les agrégats de consommation, d'investissement et des flux des échanges.
Parallèlement au volet économique, le projet de budget se fixe comme priorité le renforcement des piliers de l'Etat social dans ses multiples dimensions, impliquant notamment la refonte du système national de santé, la poursuite des efforts de généralisation de l'assurance maladie obligatoire (AMO), la mise en œuvre du régime d'aide sociale et l'élargissement de l'affiliation aux régimes de retraite, rappelle le CMC.
Et d'ajouter : « Les préoccupations sociales du budget portent également sur le renforcement des capacités du système éducatif à différents niveaux, l'amélioration des conditions d'accès à un habitat décent et la promotion de l'emploi ».
Outre les mesures incitatives de soutien au système productif à travers l'amélioration du climat des affaires et la promotion de l'investissement, la programmation budgétaire prévoit une série de programmes visant l'amélioration de l'efficacité des dispositifs de promotion de l'emploi et de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).
Dans ce sens, le CMC indique que si les options de politique économique qui ressortent du projet de budget s'inscrivent globalement dans le cadre de la nouvelle stratégie de développement adoptée pour les années à venir, force est de constater que leur mise en œuvre demeure tributaire de la disponibilité des ressources financières suffisantes pour l'exécution des différents volets du programme d'action retenu.
Pour le Centre, la question du financement du budget revêt, ainsi, toute son importance compte tenu des engagements pris en matière de soutenabilité des comptes publics dans un contexte conjoncturel fluctuant.


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