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Amnesty et l'affaire Sansal : quand l'Algérie est en cause, silence gêné; mais avec le Maroc, un traitement différencié
Publié dans Barlamane le 06 - 12 - 2024

Burlesque, mais révélateur. Bien que le Maroc ait adressé plusieurs lettres à Amnesty International pour que l'organisation présente des «preuves matérielles» pour appuyer son rapport selon lequel Rabat serait impliqué dans l'affaire Pegasus, il n'a jamais reçu de réponse. Elle s'est aussi empressée à défendre des individus jugés pour des crimes de droit commun, mettant en avant leur profession ou le respect de la liberté d'expression. Boualem Sansal, retenu par le régime algérien, n'aura pas, lui, droit à ce traitement de faveur.
Amnesty International, organisation censée défendre les droits humains à travers le monde, fait preuve d'une étonnante discrétion face à l'arrestation de l'écrivain franco-algérien, en Algérie. Ce silence en dit long sur l'alignement sélectif de l'ONG qui, dans ce cas précis, choisit de ne pas condamner l'incarcération de l'homme âgé de 75 ans. Il semble que les droits humains n'aient pas la même valeur en fonction des pays et des régimes politiques.
L'ONG a publié un message sur son compte X (anciennement Twitter), affirmant qu'elle ne disposait pas d'éléments suffisants pour vérifier de manière indépendante les informations concernant la détention de Sansal. Cette position, qui pourrait être perçue comme une démarche attentive et prudente, apparaît en réalité comme un déni de justice flagrant lorsque l'on met en perspective l'engagement d'Amnesty dans d'autres affaires similaires. Pourquoi l'ONG n'agit-elle pas avec la même rigueur face à un régime qui emprisonne un intellectuel pour ses prises de position et ses écrits ? Il est difficile d'y voir autre chose qu'un parti pris qui, pour le moment, a choqué une partie de l'opinion publique française.
L'absence de réaction officielle de l'Algérie et le silence du parquet d'Alger n'ont pourtant pas empêché la presse et divers observateurs d'établir des liens clairs entre l'incarcération de Sansal et son exercice de la liberté d'expression. De fait, l'écrivain a toujours été un critique acerbe de la politique algérienne, notamment sur des sujets aussi sensibles que les frontières du pays, qu'il a attribuées en partie à l'héritage colonial français. Ces prises de position ont manifestement irrité le régime en place, qui a décidé de l'arrêter sur la base de l'article 87 bis du code pénal algérien, pour des accusations telles que "atteinte à l'unité nationale" et "complot contre la sûreté de l'Etat".
Réserve coupable
Dans cette situation, il est surprenant qu'Amnesty International, qui ne manque jamais une occasion de dénoncer les dérives autoritaires et les répressions politiques, se montre si réservée. Il est important de rappeler que l'ONG n'a pas hésité, dans d'autres contextes, à prendre des positions fermes, y compris dans des dossiers où les preuves étaient tout aussi incertaines que celles concernant Sansal. On se souvient notamment de l'attitude d'Amnesty face aux accusations portées contre le Maroc, où l'ONG s'était empressée de dénoncer des atteintes aux droits humains, parfois sans la vérification exhaustive des faits. Pourquoi, alors, ce traitement si distinct pour un écrivain algérien emprisonné sous des accusations qui, sur le fond, semblent avant tout politiques et liées à ses opinions personnelles ?
L'attitude d'Amnesty à l'égard de l'arrestation de Boualem Sansal est d'autant plus préoccupante qu'elle survient dans un contexte où les libertés fondamentales sont de plus en plus menacées en Algérie. Le silence de l'ONG à propos de cette détention arbitraire interroge et sa position semble aujourd'hui d'autant plus incohérente qu'elle a a régulièrement mis en cause les injustices commises par d'autres régimes. Pourtant, face à l'Algérie, elle se contente de mots vides, appelant vaguement à une clarification des raisons de la détention de l'écrivain, qui se prolonge depuis trois semaines. Une telle retenue laisse planer un doute sérieux sur la véritable impartialité de l'organisation gangrenée par la moraline d'extrême gauche. Ne devrait-elle pas, par principe, condamner la détention de Boualem Sansal, dont les conditions de captivité sont incontestablement liées à ses opinions politiques ?
Amnesty International, qui désire conserver son rôle de vigie des droits humains, est appelé par des voix françaises à revoir impérativement sa position et prendre des mesures concrètes pour soutenir un écrivain victime de la répression d'un régime autoritaire et coercitif. Dans l'attente, le silence d'Amnesty résonne comme un manquement grave à sa mission de défense des droits humains. Ses biais, ses attitudes subjectives, la disproportion de ses sorties et ses préjugés à l'égard du Maroc seront désormais scrutés de près.


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