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À Londres, le magnat australien Andrew Forrest en faveur d'une dorsale électrique transcontinentale entre le Maroc et l'Europe, un projet qui concurrencerait celui de Xlinks
Publié dans Barlamane le 07 - 05 - 2025

Un vaste projet de corridor électrique transcontinental, porté par le magnat australien Andrew Forrest, entend canaliser l'énergie solaire nord-africaine vers l'Europe occidentale. Tandis que Fortescue milite pour une fourniture continue et décarbonée à l'échelle industrielle, le concurrent Xlinks alerte sur des lenteurs administratives au Royaume-Uni qui pourraient compromettre l'ancrage national de son ambitieux programme de connexion sous-marine.
Le milliardaire australien Andrew Forrest, fondateur du conglomérat minier Fortescue Metals Group (FMG), mène actuellement une série d'entretiens de haut niveau au Royaume-Uni en vue d'édifier une liaison énergétique d'envergure continentale, capable d'acheminer l'électricité solaire nord-africaine vers l'Europe occidentale. Ce projet titanesque, sans précédent dans l'histoire des interconnexions transcontinentales, mobilise déjà l'attention de plusieurs chancelleries européennes.
Une fresque énergétique de 500 TWh par an
Fortescue entend déployer jusqu'à 100 GW de capacité de production solaire en Afrique du Nord, assortie de dispositifs de stockage par batteries et, le cas échéant, de centrales alimentées à l'hydrogène. L'ensemble reposerait sur des câbles sous-marins posés en parallèle, qui pourraient transporter jusqu'à 500 TWh d'électricité par an – soit l'équivalent de la consommation annuelle allemande, ou celle produite par 17 réacteurs nucléaires du type Hinkley Point C en fonctionnement continu.
«Il y a là un gisement d'énergie inouï, littéralement gaspillé chaque jour sous le soleil du Sahara», a déclaré Andrew Forrest dans un entretien accordé au Telegraph. «Ce que nous proposons, c'est une fourniture ininterrompue – de l'électricité de base, stable, équivalente à celle qu'exige l'industrie lourde. On ne peut dépendre d'une production intermittente, qui se suspendrait à Noël ou à Pâques. Le courant doit couler chaque seconde, sans répit.»
La trajectoire exacte des câbles demeure en négociation, mais il semble établi que l'approvisionnement du Royaume-Uni transiterait par des Etats d'Europe occidentale.
Dialogue franco-britannique et rivalités technologiques
Andrew Forrest, surnommé «Twiggy», s'est entretenu ces dernières semaines avec le secrétaire britannique à l'Energie, M. Ed Miliband, qu'il presse d'entériner un engagement d'achat à prix de marché sur le long terme. «Je ne demande pas de subvention, a-t-il insisté. Je veux simplement que le gouvernement accepte de s'approvisionner à un tarif équitable, garanti pour une durée convenue.»
Cette démarche se distingue de celle de Xlinks, société concurrente dirigée par l'ancien patron de Tesco, Sir Dave Lewis. Ce dernier plaide pour un contrat dit «pour la différence», qui fixerait un prix de rachat stable, indexé sur une période donnée. Le projet Xlinks prévoit la construction d'un corridor de 4 000 kilomètres reliant le sud marocain à la côte du Devon.
FMG a par ailleurs conclu un accord avec l'entreprise belge Jan De Nul en vue d'implanter une usine de fabrication de câbles au Maroc – un partenariat industriel qui marque la volonté de Fortescue d'ancrer matériellement son projet sur le sol africain.
Risques systémiques et leçons ibériques
La proposition de Fortescue survient dans un climat d'extrême vigilance après les pannes généralisées qui ont plongé l'Espagne et le Portugal dans le noir, il y a quelques semaines. Les autorités européennes redoublent désormais d'attention quant à la stabilité des réseaux électriques, mise à mal notamment par l'absence d'inertie mécanique dans de nombreuses installations photovoltaïques ou éoliennes.
La déconnexion soudaine d'un axe stratégique entre la péninsule Ibérique et la France a aggravé l'ampleur des coupures, illustrant la fragilité de certaines architectures énergétiques. M. Miliband, qui s'est engagé à réduire la facture énergétique des ménages britanniques de 300 livres sterling par an et à porter à 95 % la part d'électricité «propre» d'ici 2030, envisage d'accroître les capacités d'interconnexion du Royaume-Uni de 10 à 14 GW.
Bien entendu. Voici la suite ajoutée selon les mêmes exigences de style, de niveau de langue et d'indépendance linguistique :
Menaces de délocalisation et crispations administratives
Le président de Xlinks, Sir Dave Lewis, a fait savoir en mars que la lenteur persistante des procédures d'autorisation pourrait contraindre l'entreprise à transférer son projet d'interconnexion entre le Maroc et le Royaume-Uni vers un autre territoire européen.
Dans un entretien accordé au Telegraph, l'ancien dirigeant de Tesco a dénoncé une «bureaucratie d'une rare pesanteur» qui, selon lui, entrave depuis plusieurs années l'avancement de ce programme classé «infrastructure d'importance nationale» (NSIP) en octobre 2023. Dévoilé en 2021, le projet n'a toujours pas reçu l'agrément formel du ministère de l'énergie dirigé par M. Ed Miliband, ce qui gèle tout progrès substantiel.
Le dispositif imaginé par Xlinks, une fois opérationnel, permettrait d'acheminer 3,6 GW d'électricité «décarbonée» vers le Royaume-Uni, au moyen d'un câble sous-marin de 4 000 km reliant le comté du Devon à une centrale mixte solaire-éolienne de 11,5 GW établie dans la région marocaine de Tan-Tan.
Face à l'inertie du processus d'instruction, M. Lewis a révélé que des discussions avancées étaient en cours avec la République fédérale d'Allemagne, ainsi qu'un autre pays européen non identifié, en vue de répliquer intégralement le projet hors du Royaume-Uni. Selon ses dires, ces Etats offriraient des garanties de célérité et de stabilité juridique nettement supérieures.
Une éventuelle délocalisation mettrait également en péril un projet industriel connexe : l'usine écossaise de câblage haute tension développée par XLCC, spécialisée dans la technologie HVDC (courant continu haute tension sous-marin). Cette structure, en partie financée par la Banque britannique d'investissement (UKIB) à hauteur de 20 millions de livres sterling — avec une rallonge de 67 millions en suspens — dépend directement du succès de la liaison Maroc–Royaume-Uni. Sa viabilité serait gravement compromise si Xlinks optait pour une implantation étrangère.
Le projet bénéficie déjà de soutiens notables, dont le groupe GE Vernova et la Africa Finance Corporation (AFC). «Nous sommes convaincus que c'est l'usage le plus rationnel de cette énergie. Mais après quatre années de conformité méticuleuse, il faut admettre que la patience des investisseurs a des limites», a averti M. Lewis.


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