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Berlin confirme officiellement son intérêt pour la relance navale marocaine et pour la construction de centrales à gaz, de gazoducs et de terminaux de gaz naturel liquéfié dans le pays
Le Maroc multiplie les signaux d'un redéploiement industriel structurant, notamment dans le secteur de l'énergie et de la construction navale. Comme le note l'Office fédéral allemand des statistiques (Destatis) dans son rapport 2025 : «Le Maroc recherche activement des investisseurs étrangers afin de relancer et développer son industrie des chantiers navals.» Selon la même source, Rabat développe à vive allure ses capacités de production et de stockage d'électricité — y compris dans la perspective de l'hydrogène produit par électrolyse. L'expansion rapide des capacités marocaines de production et de stockage d'électricité — y compris dans la perspective de la production d'hydrogène par électrolyse — stimule la demande en technologies allemandes. Les réseaux de transport et de distribution d'électricité font l'objet d'importants projets d'extension tandis que des appels d'offres sont en préparation pour la construction de centrales à gaz, de gazoducs et de terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL). Le Maroc cherche par ailleurs à relancer son industrie navale, «en sollicitant des investissements étrangers et en encourageant l'importation de moteurs marins et d'électronique embarquée allemands», selon des sources proches des milieux industriels. Cette orientation industrielle figure dans le rapport 2025 de l'Office fédéral allemand des statistiques (Destatis), qui observe : «Le Maroc recherche activement des investisseurs étrangers afin de relancer et développer son industrie des chantiers navals.» Une volonté industrielle structurée Longtemps considérée comme un segment marginal de l'économie nationale, la filière navale fait aujourd'hui l'objet d'un regain d'attention, dans un contexte de recomposition géoéconomique des chaînes logistiques. «Les importations de moteurs marins et d'équipements d'électronique navale en provenance d'Allemagne devraient s'élargir», prévoit le même rapport, évoquant l'attractivité croissante du marché marocain auprès des équipementiers européens. Moteurs, turbines, convertisseurs, dispositifs de navigation embarqués : autant de technologies que le Maroc souhaite intégrer à sa future capacité de production, à travers des partenariats stratégiques avec des industriels étrangers, en priorité allemands. Un positionnement logistique au cœur des ambitions Par son implantation géographique, le Maroc dispose d'atouts naturels qu'il entend convertir en leviers industriels. De Tanger Med à Casablanca, en passant par Agadir, les infrastructures portuaires marocaines peuvent accueillir des unités de montage, des ateliers de maintenance et, à terme, des chantiers à vocation régionale. Selon Destatis, «la relance de la filière navale s'inscrit dans une trajectoire industrielle plus large», qui concerne également l'automobile, l'aéronautique, la métallurgie et l'électrotechnique. Cette articulation sectorielle renforce la logique de complémentarité avec l'industrie allemande. Si aucun contrat n'a encore été signé à ce jour, les consultations entre opérateurs marocains et fournisseurs allemands sont bel et bien engagées. «Le Maroc met tout en œuvre pour attirer capitaux et expertises étrangères», résume le rapport, qui insiste sur la cohérence stratégique de cette orientation.