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Au Maroc, le collectif GenZ 212 dévoile un manifeste pour un "Maroc nouveau" fondé sur le contrat constitutionnel, la probité publique et l'équité territoriale
Publié dans Barlamane le 09 - 10 - 2025

Le collectif de jeunes Marocains GenZ 212 (comme l'indicatif téléphonique national) a publié un texte d'une rare densité de dix pages, consulté par Barlamane.com et intitulé Cahier de revendications de la jeunesse marocaine, qu'ils présentent comme le testament civique d'une génération née sous la Constitution de 2011. Sous la préface intitulée Appel d'une génération pour l'avenir, les auteurs affirment «ne pas se présenter comme une faction en colère ou exclue, mais comme une force nationale active assumant la responsabilité d'exécuter les engagements nationaux». Ils déclarent vouloir «concrétiser le contrat constitutionnel» d'un Maroc pluraliste et social, en continuité directe avec les ambitions du Maroc nouveau exprimées par la monarchie. Leur objectif déclaré est d'établir un lien de confiance durable entre l'Etat et le citoyen, afin d'assurer «la réussite des politiques publiques» dans l'ensemble des secteurs.
L'article 31 de la Constitution comme socle revendicatif des droits sociaux
Le document s'appuie sur les fondements de la Loi fondamentale, citant expressément l'article 31 de la Constitution qui garantit l'accès à la santé, à l'éducation, à la formation et à la protection sociale. Les rédacteurs y voient «le socle fondamental de nos revendications sociales», rappelant qu'il oblige l'Etat à préserver «la dignité des citoyens» sans distinction de condition. Les jeunes insistent sur le caractère contraignant de ces dispositions constitutionnelles : ces droits, affirment-ils, ne sont pas «une promesse de campagne» mais «une obligation légale et morale» incombant à l'Etat. Chaque demande – soins accessibles, éducation de qualité, inclusion des personnes en situation de handicap – s'enracine dans ce fondement juridique. Par cette référence explicite, les auteurs cherchent à légitimer leurs exigences comme une mise en œuvre effective du texte suprême du Royaume, et non comme une pression politique circonstancielle.
36,7 % de scolarisation complète et 19,6 % d'abandon précoce : le constat éducatif et social d'une génération
L'étude dresse un tableau alarmant du système éducatif et de l'emploi des jeunes. Selon les données rapportées, seuls 36,7 % des Marocains âgés de 15 à 24 ans ont achevé le cycle secondaire en 2024, tandis que 19,6 % quittent prématurément l'école. Les rédacteurs évoquent «une profonde crise de confiance» nourrie par «des inégalités criantes» et «un sentiment de frustration généralisé». La massification de l'enseignement n'aurait pas été accompagnée d'une amélioration qualitative suffisante : «la mauvaise gestion des services publics», écrivent-ils, a conduit à une dégradation du niveau des apprentissages, à un décalage entre formation et marché du travail et à un encadrement insuffisant dans les zones rurales.
Le texte souligne que l'économie nationale demeure incapable d'absorber les diplômés ; une part importante de la jeunesse surqualifiée reste en situation de sous-emploi. Cette contradiction alimente, selon eux, un malaise social durable. Pour y remédier, ils préconisent une révision en profondeur des politiques éducatives, une relance de la formation technique et professionnelle, ainsi qu'un investissement massif dans les infrastructures éducatives rurales.
Indépendance politique et financière des organes de contrôle : exigence d'une gouvernance probante
Un chapitre entier est consacré à la gouvernance institutionnelle et à la transparence des finances publiques. Les jeunes revendiquent «l'indépendance politique et financière» du Conseil supérieur des comptes et de l'Instance de probité et de prévention de la corruption, considérant ces institutions comme «les garantes de la reddition des comptes». Ils appellent à «l'application sans retard ni ingérence» des décisions judiciaires et des rapports d'audit, afin de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Cette exigence, soulignent-ils, ne relève pas d'une critique mais d'une fidélité à l'esprit du nouveau modèle de développement prôné par Mohammed VI : «la réforme de l'administration, la lutte contre la corruption et la refonte des services publics» figurent, rappellent-ils, parmi «les appels répétés du Souverain». Leur démarche se veut un prolongement civique de cette orientation royale, dans le but d'assurer «une gestion transparente des ressources nationales» et «la pleine efficacité des organes de supervision».
Déséquilibre territorial et redistribution inégale des investissements publics
Le manifeste met en lumière la fracture persistante entre les zones urbaines et les régions intérieures. Les signataires affirment que les programmes sociaux et les fonds publics – notamment le Fonds de cohésion sociale – ont davantage profité aux régions déjà développées, aggravant le fossé entre littoral et montagnes. Ils plaident pour un développement «rééquilibré» qui tienne compte des «besoins des populations marginalisées» et qui vise à «éliminer les disparités» territoriales dans la durée.
Ils demandent un recentrage des investissements sur les infrastructures rurales : routes, eau potable, connectivité numérique et hôpitaux de proximité. Ce rééquilibrage territorial, écrivent-ils, constitue une «condition de justice sociale durable» et un pilier du Maroc nouveau. Le document énumère enfin des propositions concrètes : «garantir l'autonomie financière et politique des organes de contrôle» ; instaurer des aides au logement et à l'emploi pour les jeunes démunis ; accorder une priorité absolue à l'éducation et à la santé ; relancer la formation professionnelle ; encadrer strictement les partenariats public-privé afin d'éviter la captation des ressources.
À travers ce manifeste, la jeunesse marocaine expose un projet civique précis, adossé à la Constitution et à la parole royale, pour refonder durablement le lien entre l'Etat et la société. Les auteurs affirment agir «au nom du Maroc tout entier», convaincus que la cohésion nationale ne peut renaître qu'à travers la probité des institutions et l'égalité des chances sur tout le territoire.


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