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Alger amorce le processus d'une politique répressive à l'endroit des migrants subsahariens
Publié dans Barlamane le 10 - 10 - 2017

Les autorités algériennes ont donné le coup d'envoi à de vastes opérations de ratissage et d'assainissement menées par les différents services de sécurité, notamment dans les villes frontalières, qui se sont soldées par des arrestations massives de migrants subsahariens, d'abord regroupés dans la banlieue d'Alger puis conduits à bord de bus et de camions, soit vers le sud désertique du pays (frontière avec le mali) soit vers le trace frontalier Algero-Marocain. Zoom sur quelques aspects de cette politique répressive.
Les autorités algériennes ont amorcé, officiellement, depuis le mois de mai 2015, un processus d'accélération de l'opération de refoulement de tous les africains et immigrés clandestins, y compris ceux logés dans des centres d'accueil.
L'Algérie est désormais l'étape des plus fortes contrariétés pour ces populations africaines (autour de 100.000 personnes recensées), plus que jamais victimes de pratiques racistes menées, par les autorités publiques et par les citoyens algériens (agressions verbales et physiques de toutes sortes) galvanisés par une presse ordurière à la solde du pouvoir et largement relayée par des réseaux sociaux déclinant un discours haineux à l'égard de minorités noires africaines accusées de tous les maux, au moment où s'enracinent des réflexes d'assimilation et de grande tolérance au Maroc.

Une alimentation du racisme
En effet, Ahmed Ouyahia, encore chef de cabinet de la présidence, a déclaré le 08 juillet 2017, que les migrants subsahariens sont « une source de drogue et de criminalité » en Algérie. Une déclaration qui s'inscrit très officiellement dans la dynamique honteuse de l'Algérie, donnant ainsi le coup d'envoi de ce qui allait devenir « des mesures urgentes » pour faire face au flux important de migrants clandestins, basées essentiellement sur l'expulsion arbitraire collective des migrants dans des conditions indignes et inhumaines.
Une étrange campagne xénophobe intitulée « non aux africains en Algérie » était largement partagée sur les réseaux sociaux et des internautes ont même appelé à « nettoyer les villes » algériennes.
Par la suite, le ministre de l'intérieur Nourredine Bedoui, avait annoncé qu'un « fichier national pour recenser le nombre de migrants africains » était en cours de création, visant à permettre de régulariser certains migrants qui travaillent dans les secteurs ou la main-d'œuvre manque, et d'en expulser d'autres.
Quelques jours plus tard, le ministre des affaires étrangères Abdelkader Messahel estimait que les migrants subsahariens constituaient « une menace pour la sécurité du pays ».
Ainsi, ces déclarations ont été soutenues par le président de la commission algérienne nationale de défense des droits de l'homme, Farouk Ksentini, qui s'est violemment attaqué à ces migrants accusés de propager le Sida en Algérie.
En contrepartie, de vives réactions ont été déclenchées au sein de la société civile algérienne, notamment l'ONG « Amnesty international-Algérie », qui a accusé Ahmed Ouyahia d'alimenter le racisme et de favoriser la discrimination et le rejet de ces clandestins africains.

Des opérations de ratissage
En imputant désormais aux clandestins subsahariens la responsabilité d'activités mafieuses constituant « une menace pour la sécurité nationale », l'engagement des autorités Algériennes dans leur politique s'est d'ailleurs, tout récemment, illustré par l'embarquement à la ville de Maghnia, dans la nuit du 22 septembre de 200 subsahariens, à bord de deux autocars et leur acheminement vers le village frontalier dit « Chaieb Rasso », dans une zone forestière, située a une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau de la ligne de démarcation de la frontière Maroco-algerienne. L'objectif était de les expulser clandestinement, vers le royaume.
La nouvelle politique de l'Etat algérien contre les migrants subsahariens est surtout muée par une volonté de sévir contre les clandestins originaires de pays africains, alliés du royaume. Une approche qui avait, d'ailleurs, suscité l'indignation suite à l'ordre donné, le 27 septembre, aux professionnels du transport par la direction du transport de la wilaya de Mostaghanem pour interdire le transport de migrants illégaux, sous peine de retrait définitif d'agrément. La décision annulée au bout de 24 heures, suite à la pression exercée par des acteurs de la société civile et des internautes, qui ont qualifié cette décision de raciste.
Il est à signaler, dans ce contexte, que des sources étrangères, évoquent les témoignages de migrants d'origine malienne, interpellés à Alger, le 22 septembre, par la gendarmerie algérienne puis regroupés dans le camp de colonie de vacances de Zeralda, en banlieue ouest d'Alger, aux côtés de plusieurs centaines d'autres, dont des nigériens, et conduits dans des bus vers le sud du pays, où ils ont été détenus dans des sites préfabriqués à la ville de Tamanrasset, à 2000 km au sud de la capitale, pendant plusieurs jours avant d'être emmenés, quelques jours plus tard, de l'autre côté de la frontière.
Selon le journal « le monde », un transporteur, qui travaille entre le nord du mali, le nord du Niger et le sud de l'Algérie, confirme avoir vu passer un convoi de semi-remorques de marque « MAN », véhicules utilisés par l'armée algérienne, près d'Assamaka, dans le nord du Niger. Les semi-remorques, sur lesquels avaient été fixées de grandes grilles, transportaient des migrants et étaient entourés par des militaires algériens. Les migrants arrêtes, qui affirment avoir été relâchés « dans le désert », ont fini par arriver à Agadez, au Niger.


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