Le Maroc et la France appelés à préserver leur relation et à la projeter face aux nouveaux défis    L'Algérie procède à l'usage abusif des lois antiterroristes pour réprimer la société civile    DGSN : un commissaire de police placé en garde à vue    Abus de pouvoir et attentat à la pudeur : un commissaire de police placé sous écrou à Fès    1,7 milliard de dirhams pour la mise à niveau et l'équipement de cinq CHU    CNEWS VS Mehenni. Quelle mouche a encore piqué l'ambassade de France au Maroc ?    M. Moratinos exprime ses remerciements à SM le Roi pour Son soutien à la tenue à Fès du 9ème Forum mondial de l'Alliance des civilisations    EasyJet prévoit d'augmenter ses capacités sur le Maroc    Sahara marocain au Conseil de sécurité: consécration des tables rondes et renouvellement du mandat de la MINURSO    Le Bayern Munich explose le Viktoria Plzen et prend le large    Réforme de la retraite : enfin le bout du tunnel ?    «L'image et l'imaginaire dans le cinéma»    Regards croisés sur le partenariat euro-africain    Twitter : Métamorphose en «application à tout faire»    Maroc : Une première réunion de la commission chargée de la réforme de retraite    Rabat : Salah El Ouadie invité de la Maison de la poésie    Coupe du Monde 2030 : L'Ukraine rejoint la candidature de l'Espagne et du Portugal    Le ministre yéménite des AE dénonce le rôle de l'Iran dans l'émergence du séparatisme houthi    Attijariwafa bank et l'AMCI célèbrent les lauréats internationaux de la Coopération du Maroc    Une star de la téléréalité française obtient la nationalité marocaine (PHOTO)    Coronavirus au Maroc: 24 contaminations enregistrées ce mercredi, toujours aucun décès    Nouveaux détails sur le démantèlement de la cellule terroriste à Melilla    Le Grand Tanger va faire recours au dessalement pour couvrir ses besoins en eau    Refus du visa Schengen: protestations devant le siège de la Délégation de l'UE à Rabat (VIDEO)    Casablanca : «WeCasablancaFestival» revient pour une 3e édition du 6 au 8 octobre    Migration : Deux embarcations transportant des Marocains atteignent les côtes espagnoles    Leyton Maroc propose un emploi inédit à des étudiants d'Al Akhawayn    Mondial de football pour amputés : Le Maroc étrille l'Argentine (4-0) et file en quarts de finale    Sahara : José Manuel Albares rencontre Staffan de Mistura    Pénurie de céréales : le Maroc pourrait se tourner vers la France    Mondial de football pour amputés : Le Maroc écrase l'Argentine 4-0 et file en quarts de finale    Le Prix Nobel de Chimie décerné à 3 scientifiques dont un double Nobelisé    La problématique de l'eau au cœur de l'intrigue du roman de Siham Kartobi    Le Festival national du samaâ et de madih à Fès promet un show spirituel    Semaine des prix Nobel : tour d'horizon sur les heureux consacrés    Contribuables nouvellement identifiés:laDGI rappelle la prorogation des mesures d'encouragement    Algérie – Maroc, duel annoncé pour l'organisation de la CAN 2025    Valladolid : Jawad El Yamiq indisponible pendant un mois    Zelensky revendique des avancées « rapides » de ses troupes dans le Sud    La Bourse de Casablanca débute dans le vert ce mercredi    SAR la Princesse Lalla Hasnaa inaugure à Marrakech le Parc de l'Oliveraie de « Ghabat Chabab »    L'ANRAC délivre 10 autorisations d'exercice des activités de transformation et de fabrication du cannabis    Voici le temps qu'il fera au Maroc, ce mercredi 5 octobre    Omar Ngala Sylla et ses objectifs avec les Lions de l'Atlas    Espagne : feu vert du gouvernement au budget 2023    Algérie: 8 ans de prison ferme pour Saïd Bouteflika    Production audiovisuelle : Mehdi Bensaid rencontre des responsables de Netflix    ONU : Une sahraouie dénonce la responsabilité de l'Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Oued Eddahab, le « Tanger du Sud Marocain »
Publié dans Challenge le 14 - 08 - 2022

Le processus de colonisation du Maroc a pris du temps, aux 19ème et 20ème siècles. Il a été marqué par de nombreuses et longues résistances jamais éteintes. C'est aussi le cas de la décolonisation, entamée, en 1955, dans un contexte international de guerre froide. Une grande partie du Royaume est restée occupée. C'est notamment le cas du Sahara. L'Algérie a failli connaitre le même sort, avec la création d'une entité artificielle par la France, au Sud, pour garder la main sur les richesses de pétrole et de gaz.
La libération de la région d'Oued Eddahab n'a ainsi été réalisée qu'en 1979, après plusieurs négociations et tentatives de compromis. Mais cette libération, loin d'être uniquement territoriale/géographique, a surtout été un point de départ, pour entamer une dynamique de développement profitant aux populations de la région.
Malgré les obstacles dus souvent à une incompréhension, voire à une fausse explication de la réalité historique des formations sociales en Afrique du Nord, la décolonisation a pu se poursuivre. La tâche de clarification nécessaire d'une situation historique relativement complexe de la nation marocaine, exige un travail diplomatique de fond et de longue haleine, guidé par une stratégie globale et cohérente. Avant la colonisation, aucun territoire du Maghreb ne pouvait être considéré comme « Terra nullius ». L'Espagne a maintenu son occupation sur le Sahara Occidental, faisant partie du Maroc. C'est aussi le cas du Portugal, dans de nombreuses régions en Afrique où la lutte armée ne s'était pas interrompue.
Lire aussi | Corée du Sud : le patron de Samsung gracié pour « aider l'économie »
Il a fallu que les deux dictatures au Sud de l'Europe s'affaissent pour que les territoires colonisés en Afrique puissent accéder à leur indépendance. Au lieu d'un affrontement militaire qui aurait embrasé toute l'Afrique du Nord, la Méditerranée et le Sud de l'Europe, le Maroc a préféré organiser une marche populaire pacifique, bien encadrée. Ce fut la « Marche verte », en 1975, à laquelle ont participé pas moins de 350 000 marocains. Ce fut un évènement historique de grande ampleur. Quatre ans plus tard, le Maroc récupère la région d'Oued Eddahab, frontalière avec la Mauritanie. C'est, depuis 2015, la 12ème région du Royaume, avec une superficie de 142 865 km2. Avec presque 150 000 habitants, c'est aussi la région la moins peuplée du Maroc. Sa position géographique est stratégique.
C'est pratiquement le début de l'Afrique subsaharienne. Dakar est plus proche que Casablanca. La région bénéficie d'un ancrage continental exceptionnel. Elle est appelée à devenir, au cours des prochaines années, un nouveau pôle économique, intégré, innovant et ouvert sur l'Afrique. Elle est même perçue comme la « Tanger du Sud ». Le projet de construction du plus grand port atlantique de Dakhla, couplé à une zone industrielle et logistique de grande envergure, est déjà à un stade avancé de réalisation. Ce choix n'est pas fortuit. Une « zone de conflit » peut être transformée en « zone d'union » et de paix. Son potentiel est exceptionnel : 30% de la population est âgée de moins de 15 ans. Une force démographique tournée vers l'avenir. La région dispose de ressources naturelles (pêche et agriculture), d'un potentiel touristique, d'une industrie agroalimentaire en pleine croissance, des énergies renouvelables, la construction navale, l'offshoring, des métiers mondiaux (...). La vraie libération, celle à laquelle aspirent tous les marocains, est en marche.
Lire aussi | Cardiologie. ESC Congress 2022 Barcelona, sur place et en ligne, du 26 au 29 août
En effet, le développement de la région constitue la substance première de la libération, en vue de garantir à la population une vie digne. Le taux de croissance annuel dépasse les 8%. Le PIB de la région a plus que doublé de 2009 à 2016, passant de 5,9 MMDH à 11,75 MMDH. Par habitant et par an, le PIB est passé à plus de 76 000 dirhams (2018), soit le double de la moyenne nationale, et plus que celui de la région de Casablanca-Settat (46 000 dirhams), première région économique du Royaume. En termes de développement humain et durable, la région est citée en exemple, bénéficiant des meilleures infrastructures de base, dans tous les domaines (scolaire, sanitaire, routes...). A travers cette réussite, le Royaume entame une rupture définitive avec cet ancien dualisme qui a régné pendant longtemps, distinguant un « Maroc utile » et un « Maroc inutile ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.