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Sécurité, assurance, gardiennage… : Les business dopés par les braquages de banques
Publié dans Challenge le 07 - 06 - 2008

Une opération de braquage de banque n'a pas comme seule conséquence de dépouiller l'agence victime d'une partie de son butin. Plusieurs secteurs comme le gardiennage, le transport de fonds, la sécurité ou encore l'assurance peuvent en être directement impactés, surtout si de telles opérations commencent à avoir un caractère récurrent.
Ce mardi 27 mai 2008. Les habitants du quartier La Villette à Aïn Sebaâ sont tenus en haleine. Et pour cause. Ce n'est pas tous les jours qu'un braquage a lieu dans le quartier. Encore moins quand le montant dérobé dépasse les 3 millions de DH et que le cambriolé est une imposante agence bancaire. Cependant, aussi impressionnant et singulier que cet acte puisse paraître aux yeux de ces riverains, il s'agit de la troisième agence du réseau Attijariwafa à avoir fait l'objet d'un hold-up en moins d'une année et selon des techniques quasi-similaires. En outre, ce réseau bancaire n'est pas le seul à attiser les convoitises des braqueurs cagoulés. En 2007, BMCE Bank à Casablanca, Wafacash à Kénitra et BMCI à Rabat Océan ont eux aussi fait l'objet de cambriolages. Une recrudescence de la criminalité dans ce créneau est donc un fait, même si les éléments de la police refusent catégoriquement de qualifier ce qui se passe de phénomène. «Au Maroc, les braquages de banques ne constituent qu'un épiphénomène. La politique de l'Etat, datant des années 60, ne tolère pas le grand banditisme. Il est étouffé dans l'oeuf», souligne une source autorisée de la sûreté à la Wilaya de la capitale économique.Soit. Mais cet «épiphénomène» ne manque pas pour autant d'éveiller les inquiétudes chez les banquiers et de susciter la réflexion aussi bien auprès du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), que des assureurs, des convoyeurs de fonds et des sociétés de sécurité et de gardiennage. Certains ne mâchent pas leurs mots quand il s'agit de parler de l'impact des braquages sur leur activité, d'autres adoptent un langage plus prudent pour ne pas «accentuer les inquiétudes», ou encore n'acceptent de s'exprimer que sous couvert d'anonymat. Du côté du GPBM, on se montre zen, voire excessivement zen. «La commission interne de la sécurité, créée depuis plusieurs années, continue à se réunir, comme elle l'a toujours fait», rassure une source proche du dossier. Et d'ajouter, «la concertation entre les différentes parties concernées (Ndlr : Bank Al Maghrib, le ministère de l'Intérieur et les prestataires de services) est régulière. Elle suit l'évolution du risque et des moyens de sécurité mis en place, comme cela se fait de par le monde». Ce que la source ne dit pas, c'est que cette commission devrait bientôt sortir avec une nouvelle stratégie de sécurité pour faire face à la recrudescence des braquages. Aussi, en dehors de toute action commune, certaines banques ont d'ores et déjà procédé au renforcement des outils de sécurité et de surveillance en interne. Dernièrement, le CIH a par exemple lancé une nouvelle commande pour doter ses agences de matériels plus sécurisants. «Il ne s'agit pas d'une réaction au braquage de l'agence Attijariwafa, mais d'une simple coïncidence, puisque la commande du CIH fait partie d'une stratégie datant de bien avant le cambriolage en question», tient à préciser une source proche du dossier sous couvert de l'anonymat. !
Convertibilité du DH :
les nouveaux risques
Coïncidence ou pas, les agences bancaires seront de toutes les manières obligées d'augmenter sensiblement les budgets liés à la sécurité et ce pour différentes raisons. «Quand le dirham sera convertible, les braqueurs seront encore plus tentés, car le butin sera facile à écouler sur le marché international; le Maroc verra donc naître une nouvelle génération de braqueurs», lance d'emblée une source à Group4 Securicor, une entreprise bien positionnée sur le marché de la sécurité et du transport de fonds au Maroc. La course à l'homogénéisation des standards de protection, dictée par la politique internationale des banques-mères, est en effet très profitable aux entreprises du secteur de la sécurité. «Indépendamment des événements locaux, les banques marocaines, filiales d'institutions internationales, se sont engagées dans un travail de renforcement de la sécurité depuis des années. Elles travaillent toutes avec des sociétés de transport de fonds et disposent toutes de système de sécurité», souligne la même source. Cependant, les budgets réservés à cela restent maigres, les agences bancaires restant des lieux mal couverts. «Les enveloppes réservées à la sécurité oscillent généralement entre 50 MDH et 80 MDH», estime une source bancaire. Résultat: très peu d'agences bancaires sont équipées de vidéosurveillance, une nécessité en Europe. Dans ces conditions, le rôle des agents de sécurité prend de l'ampleur. Sa responsabilité aussi. D'ailleurs, après chaque braquage ou tentative de braquage, ils sont presque toujours les premiers à être interrogés. Cela fait certes partie de l'inspection routinière, mais s'il s'avère que l'agent a failli à sa mission, et qu'en n'étant par exemple pas présent sur place au moment du braquage, la responsabilité de l'entreprise qui l'emploie est engagée.
Elle en paie les frais financiers. «En matière de gardiennage, nous avons une obligation de moyens et non pas de résultat», ponctue le directeur juridique de Group4 Securiror. Cela contrairement aux opérations de transport de fonds où l'entreprise a une obligation de résultat. C'est d'ailleurs ce qui justifie que les convoyeurs de fonds souscrivent tous à de gros contrats d'assurance, vu que toute la partie prise de risque leur est transférée par les banques clientes. Ces dernières pourront en effet voir les tarifs pratiqués à leur égard par les compagnies d'assurance augmenter d'un cran. Pour le moment, rien n'est encore décidé. «Pour le moment, nous sommes observateurs. Durant de longues années, les banques payaient leur assurance sans qu'il n'y ait d'actes de braquage. Nous ne pouvons pas augmenter les tarifs tout simplement parce que nous devons aujourd'hui débourser», souligne Abdelmajid Tamim, responsable de la souscription des risques d'entreprises à Wafa Assurances. Une position qui risque toutefois de changer si les banques ne prennent pas les mesures nécessaires pour verrouiller leur système de sécurité.


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