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Le président coréen Yoon Suk Yeol arrêté, une première dans l'histoire du pays
Publié dans Challenge le 15 - 01 - 2025

Cette arrestation, la première d'un chef d'Etat en exercice dans l'histoire du pays asiatique, a eu lieu après plusieurs heures de négociations entre les agents du CIO et l'équipe de M. Yoon, suspendu pour sa tentative d'imposer la loi martiale il y a près d'un mois et demi.
D'après Yonhap, un important dispositif policier de 3.000 agents a été déployé pour sécuriser l'accès à la résidence présidentielle, alors que les enquêteurs ont dû utiliser des échelles pour pénétrer dans l'enceinte après avoir été bloqués par une barricade de véhicules mise en place par le Service de sécurité présidentielle (PSS) près de l'entrée.
Contrairement à une première tentative d'arrestation qui s'était soldée par un échec plus tôt ce mois-ci, les enquêteurs ont noté l'absence de résistance physique active de la part du PSS.
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Le mandat d'arrêt a été finalement exécuté à 10h33 (01h33 GMT), et un convoi de véhicules transportant M. Yoon a rapidement quitté sa résidence située dans le centre de Séoul pour se rendre dans les locaux du CIO à Gwacheon, dans la banlieue sud de la capitale, où son interrogatoire a débuté à 11H00 locales (02H00 GMT), selon Yonhap. Il peut être maintenu en garde à vue pendant 48 heures en vertu du mandat en cours. Les enquêteurs devront en demander un nouveau pour éventuellement prolonger sa détention.
Cette arrestation fait suite à trois convocations ignorées par M. Yoon, ce qui a conduit le tribunal du district occidental de Séoul à émettre des mandats de perquisition et d'arrêt, valables jusqu'au 21 janvier après avoir été prolongés la semaine dernière.
Dans un message vidéo enregistré diffusé après son arrestation, M. Yoon a déclaré avoir accepté de se présenter au CIO « pour éviter une effusion de sang », tout en continuant de défendre sa déclaration de la loi martiale comme un « acte de gouvernance ».
M. Yoon (64 ans) a été suspendu de ses fonctions suite à sa destitution par l'Assemblée nationale le 14 décembre dernier. Il fait face à de graves accusations d'insurrection et d'abus de pouvoir, en lien avec sa brève imposition de la loi martiale début décembre.
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Les enquêteurs lui reprochent notamment d'avoir déployé des troupes à l'Assemblée nationale après avoir décrété la loi martiale dans la nuit du 3 décembre, dans une tentative présumée d'empêcher les parlementaires de voter contre ce décret.
Son sort repose entre les mains de la Cour constitutionnelle, qui a formellement lancé, mardi, son procès en destitution.
La Cour a jusqu'à la mi-juin pour décider de l'avenir de Yoon Suk Yeol, toujours officiellement président en attendant le verdict. Si la Cour valide la destitution, une élection présidentielle devra être organisée sous 60 jours. Dans le cas contraire, M. Yoon retrouvera ses fonctions.


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