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Afrique : 5G, certains pays ne sont pas prêts
Publié dans Challenge le 19 - 08 - 2025

Le Maroc a récemment annoncé un plan d'investissement de 80 milliards de dirhams (environ 8,9 milliards USD) pour déployer la 5G sur l'ensemble de son territoire. Ce projet s'inscrit dans une dynamique continentale où une trentaine de pays africains ont déjà amorcé le déploiement commercial de cette technologie. Mais derrière les annonces et les expérimentations, la réalité est plus nuancée. Certains pays doivent composer avec des investissements colossaux, des inégalités d'accès et un cadre réglementaire encore balbutiant.
Pour beaucoup de ces pays, le principal frein demeure financier. Selon une étude d'Ericsson, les coûts d'investissement dans la 5G oscillent entre 3 et 8 milliards de dollars par pays. Un montant difficilement soutenable pour nombre d'Etats africains, alors que les priorités budgétaires se concentrent sur l'éducation, la santé et les infrastructures de base. Si certains opérateurs télécoms investissent déjà, notamment dans les grandes métropoles, la couverture reste très partielle et concentrée.
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Au-delà du financement, la question des usages pose également problème. La majorité des abonnés mobiles en Afrique utilise encore la 3G et la 4G, et l'acquisition de smartphones compatibles 5G demeure hors de portée pour une large partie de la population. Résultat : la 5G, lorsqu'elle est disponible, restera cantonnée à une élite urbaine capable de s'équiper, ce qui accentue le fossé numérique avec les zones rurales.
Sur le plan économique, les perspectives restent toutefois encourageantes. La GSMA estime que la 5G pourrait générer jusqu'à 10 milliards de dollars de valeur ajoutée dans l'économie africaine à l'horizon 2030. Les secteurs les plus concernés sont l'industrie, l'énergie, la logistique et les services financiers, où la latence réduite et la vitesse accrue peuvent ouvrir de nouvelles opportunités de productivité et d'innovation. De plus, Grâce à des innovations comme l'agrégation de porteuses et le partage de spectre, la 5G optimise également l'utilisation des infrastructures existantes. Elle peut ainsi s'appuyer sur les sites radio 4G déployés, permettant une montée en capacité sans explosion des coûts fixes, ce qui facilite son déploiement progressif.
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Mais pour transformer ces promesses en réalités, des défis réglementaires et structurels devront être relevés. L'accès aux fréquences, la cybersécurité, la protection des données et la souveraineté numérique figurent parmi les dossiers prioritaires. Sans un cadre clair et une coopération renforcée entre Etats, opérateurs et régulateurs, le risque est grand que la 5G reste un projet vitrine plus qu'un véritable outil de développement.
Ainsi, la 5G en Afrique incarne à la fois un horizon et une limite. Horizon, parce qu'elle représente une opportunité unique de modernisation des économies et de réduction de la fracture numérique mondiale. Limite, car les réalités financières, technologiques et sociales imposent une transition progressive et sélective. Le défi est désormais d'adapter cette technologie aux spécificités africaines, plutôt que de reproduire un modèle importé qui pourrait creuser encore davantage les inégalités de connectivité.


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