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Bourse de Casablanca : Les fantômes de la Bourse
Publié dans Challenge le 09 - 05 - 2009

Les figurants ou les sociétés cotées qui font peu de volume sur le marché central jouent un rôle négatif dans l'attractivité du marché boursier. La question s'inscrit aujourd'hui dans le calendrier des priorités du nouveau management de la place casablancaise. Que faire pour ébranler un peu des valeurs illiquides ou les fantômes de la liquidité ?
Durant les trois dernières années, 2006, 2007 et 2008, ce sont les 10 valeurs les plus actives qui ont réalisé près de 80% du volume sur le marché central de la BVC (Bourse des Valeurs de Casablanca). Les mêmes entreprises performantes reviennent chaque année ou presque (Addoha, BMCE, Attijariwafa bank, SNI, ONA...). Le reste est réalisé par les 67 sociétés cotées, dont une petite partie fait moins de volume certes, mais aussi par une autre catégorie de sociétés fantômes, qui jouent le rôle de figurantes. Ces sociétés n'ont pas fait appel ces 3 dernières années au marché pour une augmentation de capital ou une autre opération et communiquent peu auprès des investisseurs. «La communication financière est un facteur déterminant pour la dynamisation de la bourse», reconnaissent des responsables du CDVM.
Le spectre de la liquidité
Aucune tentative donc pour changer le statu quo. «Il n'est pas acceptable qu'une société cotée reste comme figurante avec un statut de société cotée et nuise à l'attractivité du marché boursier. Je préfère un marché avec 40 valeurs actives et une liquidité suffisante que d'avoir 77 sociétés avec des fantômes», déclare un analyste financier de la place qui préfère garder l'anonymat. De source sûre, lors du dernier conseil d'administration de la Bourse, il y avait beaucoup de responsables qui se plaignaient du manque de liquidité et du volume généré par certaines sociétés fantômes. En effet, le problème que posent ces figurants de la Bourse, c'est le peu de volume qu'ils traitent tout au long d'un exercice.L'impact sur le ratio de liquidité (volume généré sur le marché central sur la capitalisation) est patent, négatif. «Le ratio de liquidité est une fonction de la capitalisation boursière, et les titres illiquides qui ont un effet notable sur ce ratio sont donc surtout ceux des grosses « capi » telles que les Brasseries du Maroc, Cosumar ou encore la Centrale Laitière. Ce sont des sociétés qui sont présentes sur le marché boursier depuis très longtemps, et dont les titres sont devenues illiquides justement en raison de leur attractivité : ceux qui en détiennent ne vendent pas sans y réfléchir à deux fois. Cela ne démontre pas une faillite du marché, il n'y a tout simplement pas de vendeurs au prix de référence», souligne François Conradie, tradeur responsable des ventes internationales chez Integra Bourse (société de Bourse). Pour le même analyste, le cas contraire existe aussi, c'est-à-dire des actions qui pourraient traiter de plus forts volumes à des prix moins élevés, mais où il n'y a pas d'acheteurs au prix de référence.
Taux de liquidité
Les deux cas sont pour lui une expression élégante de la confrontation de l'offre et de la demande. «Le ratio de liquidité du marché n'est qu'un indicateur parmi d'autres, et les investisseurs savent quand même regarder plus loin que cela. D'ailleurs, d'après mon expérience personnelle, s'il y a un ratio qui fait fuir les investisseurs étrangers, c'est surtout le PER du marché, excessivement élevé», ajoute-t-il. Un analyste financier ne partage pas le même avis, preuve à l'appui: «ACRED a réalisé en 2008 une performance négative de 46% pour un volume de 1,2 million de DH. Le ratio de liquidité est de 0,25% de sa capitalisation. Le management de la Bourse doit trouver des solutions pour rendre la cote plus attractive et mettre en étalage des valeurs plus liquides, et faisant un effet de communication financière auprès des investisseurs». Même son de cloche chez le CDVM. Ses responsables estiment en effet que «la bourse dispose d'un pouvoir d'appréciation quant au maintien ou non d'un titre à la cote en considération de son niveau de liquidité.» Mais la question reste délicate, selon les mêmes responsables du CDVM, car toutes les bourses du monde cherchent à recruter le maximum d'émetteurs afin d'offrir aux investisseurs le plus grand choix et que la cote soit représentative du tissu économique. Et d'ajouter que le CDVM et la Bourse de Casablanca mettent en place continuellement des actions à même d'améliorer la liquidité des titres : refonte des textes (loi sur la SA autorisant une valeur nominale minimale de 10 DH), sensibilisation des émetteurs (en les incitant à splitter la valeur nominale de leurs actions), encadrement et amélioration de certaines techniques de marché (contrats d'animation, contrats de liquidité, rachat d'actions propres, ouverture forcée en cas de réservation de la cotation d'un titre). Mais il y a une part de vérité dans cette réflexion : l'attractivité du marché boursier est fonction de son taux (ratio) de liquidité, notamment pour les investisseurs étrangers. «Forcément. Les investisseurs sont concentrés sur les mêmes valeurs. Le ratio de liquidité peut les décourager», estime Mme Filali d'Attijari Intermédiation. En outre, plus une valeur est illiquide, plus il est facile de manipuler son cours à la hausse comme à la baisse et d'arriver à des prix déconnectés de la réalité, déduit un analyste financier.
Pour le CDVM, la liquidité des titres est une problématique mondiale. Elle est incontestablement l'une des fonctions principales que doit assurer un marché financier. Le CDVM est très sensible à cette question et a toujours oeuvré pour que notre modèle de marché intègre cette dimension dans ses règles de fonctionnement (contrats d'animation, modes de cotation différenciés en fonction de la liquidité etc). Mais il faut noter que la radiation d'une valeur de la cote (ou son maintien) obéit à des critères précis, fixés par la Loi et la réglementation boursières. Sans aller jusqu'à la radiation, le management de la Bourse peut convaincre ces sociétés (figurants) de communiquer davantage ou de les pousser à augmenter les flottants à travers des OPV. Même du côté des gestionnaires des OPCVM, ils choisissent toujours pour leur portefeuille les mêmes sociétés, les plus actives. Pour l'analyste de Attijari Intermédiation, la solution est que les prochaines introductions doivent être importantes en termes de capitalisation et en termes de flottants. Dans les autres bourses du monde, des sociétés sortent de la bourse et reviennent 2 ou 3 ans plus tard lorsqu'elles ont des objectifs fixes. Une introduction en bourse a 3 avantages sans lesquels cette opération n'a plus de sens: financement des investissements, valorisation du patrimoine (vente d'une partie des actions) et notoriété.


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