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Quand l'Algérie respectera-t-elle la légitimité internationale ?
Publié dans EcoActu le 29 - 03 - 2021

Le régime algérien viole les règles les plus élémentaires du droit international en déléguant la gestion des camps de Tindouf à un groupe armé séparatiste, le « polisario », d'une façon illégale , car il ne peut y avoir de délégation de souveraineté de la part d'un Etat à un acteur non étatique, comme le front de Polisario.
D'autant plus, l'Algérie vend des illusions aux sahraouis séquestrés qu'il détient comme otages au service d'un choix politique fallacieux en leur violant leurs droits et libertés fondamentales.
Quand va-t-il cesser de « prendre en otage » ces séquestrés et respecter les règles du droit international et les résolutions du Conseil de sécurité ?
A vrai dire, les Sahraouis séquestrés à Tindouf depuis quatre décennies vivent dans des conditions très difficiles, privés de leurs droits sociaux fondamentaux.
Cette situation contraire aux principes et règles du droit international, a été confirmée par le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU dans ses Observations finales concernant le quatrième rapport périodique de l'Algérie, adoptées par le Comité à sa 123e session en juillet 2018.
Malgré cela, l'Algérie continue à violer le droit international et couvrir les flagrantes violations des droits de l'homme dans les camps de Tindouf par le polisario.
En effet , la gravité des violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf a été clairement reflétée dans le rapport du Secrétaire général de l'ONU en date du 2 octobre 2019, comme les détentions arbitraires, la torture, les disparitions forcées et les violations des droits à la vie, à l'éducation et à la liberté d'opinion, d'expression, de manifestations et de mouvement, ainsi que la pratique de l'esclavagisme.
D'autre part, l'Algérie s'oppose, jusqu'à ce jour, à l'enregistrement et au recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf conformément aux décisions du Conseil de sécurité, de plus, le détournement continu de l'aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf par les Organisations internationales, ce qui constitue une violation du droit humanitaire international.
Aussi, une pire violation des droits de l'homme, c'est l'envoi des enfants des camps de Tindouf aux centres d'instruction militaire au nord de l'Algérie. Cette pratique constitue une violation grave des droits de l'enfant, car elle prive ces enfants, âgés environ de 12 et 13 ans, de leurs droits élémentaires, notamment à l'éducation et à la vie de famille.
Devant cette situation condamnable, l'Algérie assume la pleine responsabilité des violations des droits de l'Homme et du droit international dans les camps de Tindouf, une partie de son territoire.
Au lieu de se focaliser sur ses affaires intérieures et décider de son destin pour sortir de la situation de «vulnérabilité économique», et instaurer les édifices de la démocratie, pour répondre aux revendications des mouvements de contestations populaires pacifiques, l'Algérie tourne son dos vers des affaires extérieures, en perdant son temps et son argent dans un conflit artificiel qui ne concerne pas le peuple algérien frère.
Khalid Cherkaoui Semmouni, Professeur à la Faculté de droit à Rabat et à l'IS


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