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Bousculade aux portillons
Publié dans Finances news le 23 - 10 - 2006


* HPS, Matel, SNEP candidates à la cote.
* La société gestionnaire en phase avec ses objectifs.
Fin d’année : plusieurs entreprises tambourinent aux portes de la Bourse de Casablanca. Après SRM et Involys dont les notes d'information ont d'ores et déjà été rendues publiques, c’est au tour de HPS, Matel et SNEP de vouloir faire leur entrée dans le cercle grossissant des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca.
Certes, il ne s'agit pas de sociétés de l'envergure de Maroc Telecom ou encore du Groupe Addoha, mais elles n'en suscitent pas moins l'intérêt des investisseurs et des analystes. «Ces introductions sont d'autant plus intéressantes qu'elles participent non seulement à briser, petit à petit, tout le mythe qui entourait la place casablancaise, mais elles tendent à confirmer également que les petites structures ont compris l'intérêt que présente pour elles le marché boursier tant en termes de financement que d'image», soutient notamment un analyste de la place.
Un mythe est donc en train de tomber, la cote devenant par là même de plus en plus composite.
HPS, Matel, SNEP
La cotation prochaine de HPS, Matel et SNEP, contribuera certainement à maintenir la dynamique haussière qui caractérise le marché depuis quelques années. D'autant plus que ce sont des entreprises qui présentent, a priori, de bons potentiels de développement.
Spécialiste du paiement électronique, Hightech Payment Systems est une petite et moyenne entreprise d'une centaine de collaborateurs, mais qui arbore une stature internationale. Créée en 1995 par un groupe de consultants et d'experts, elle s'est très rapidement développée pour se forger une réputation qui est allée au-delà des frontières nationales. Après un premier contrat signé avec la SGMB en 1996, elle en signera un autre à l'international, la même année, avec The Bank of Kuwait and Middle East.
Dès lors, ses activités vont connaître une croissance importante entre 1966 et 2002, avec une moyenne de 30% par an.
Le lancement de la nouvelle version de Powercard, qui lui valut le Trophée d'Or des exportateurs marocains (toutes catégories confondues), est pour beaucoup dans cette réussite.
Face à la croissance soutenue de son activité, HPS ouvrira son capital à de nouveaux investisseurs en 2002, lesquels y injecteront 4 millions USD, avant d'ouvrir, en 2003, sa première succursale à Dubaï Internet City.
Entreprise très sollicitée à l'international, à Chypre entre autres où elle a été choisie par la Co-operative Central Bank (CCB) comme partenaire technologique pour la mise en place d'une solution complète et intégrée dans le cadre de la refonte de son système de paiement électronique, HPS accumule les distinctions. En septembre dernier, elle a notamment reçu le prix de l'excellence attribué aux entreprises innovantes et décerné par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, «en reconnaissance pour sa précieuse contribution à l'innovation technologique et les valeurs éthiques qui animent son action».
Outre la certification Iso 9001 (version 2000) de l'ensemble de ses activités, la réussite de HPS tient évidemment à son expertise qui a notamment permis de mettre sur le marché Powercard, un produit destiné à l´ensemble des secteurs d´activité nécessitant une solution de paiement électronique. «Il fournit des avantages réels, permettant à nos clients de réduire les coûts de transactions, d´éliminer la fraude et de maîtriser les risques d´exploitation, maximisant ainsi leur rentabilité et leur efficacité», souligne-t-on auprès du management. Surtout, HPS s'appuie sur un réseau international de partenaires de référence.
Entre le déploiement de la norme EMV au niveau du Centre monétique interbancaire (CMI) et les cartes bancaires émises au profit des banques marocaines, HPS reste par ailleurs le leader incontestable dans son domaine d'activité avec une part de marché de près de 60% et un chiffre d'affaires aux alentours de 93 MDH en 2005.
Concernant Matel «new look», elle est le numéro de la distribution informatique, grâce notamment à la récente fusion avec PC Market. A l'image de sa campagne presse où l'entreprise adopte le slogan «Plus grand… plus fort», Matel représente aujourd'hui, en effet, pratiquement 700 MDH de chiffre d'affaires et décline des ambitions de développement autrement plus importantes. La cotation prochaine de la société doit donc être appréciée sous cet angle, puisqu'avec la taille qui est désormais la sienne et les fonds qui seront levés sur le marché, elle pourra approcher plus sereinement les marchés algérien et tunisien sur lesquels elle a des visées et mener à bien sa stratégie de redéploiement. Il faut rappeler, à ce titre, que dans le cadre de la fusion, le management avait planifié un certain nombre d'initiatives consistant, entre autres, en une réorganisation interne, la consolidation de la présence sur le territoire national, ainsi que le développement de synergies opérationnelles pour consolider la position de leadership.
Quant à la Société nationale d'électrolyse et de pétrochimie (SNEP), elle a été créée en 1973 sous forme de société nationale à gestion privée, avant d'être rachetée par le Groupe Chaâbi en 1993. Elle est leader sur le marché de l'industrie de transformation des matières plastiques au Maroc, produisant pvc, compounds, soude, chlore, eau de javel et acide chlorhydrique. Considérée comme l'un des fleurons du Groupe, «elle est l'unique producteur de matière plastique au Maroc».
Avec 90% de parts de marché pour le PVC au Maroc, la société a même pu se frayer une place à l'international puisqu'elle exporte ses produits dans des pays comme l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal, l'Egypte, la Tunisie et en Afrique sub-saharienne.
Elle emploie actuellement près de 500 personnes pour un chiffre d'affaires de près de
690 MDH en 2004.
Exonération de l'IS
Avec ces trois prochaines introductions, la Société gestionnaire de la Bourse de Casablanca aura largement atteint ses objectifs pour cette année, puisqu'elle s'était fixé une moyenne de 4 à 5 introductions par an d'ici 2015. Il reste que le maintien de cette dynamique dépendra, en partie, des conditions d'accès au marché. S'il est vrai, comme nous l'a affirmé dernièrement Amine Benabdesslem, président du Directoire de la Bourse de Casablanca, qu'il y a «le retour de la confiance dans le marché», il n'en demeure pas moins vrai que les incitations fiscales mises en place contribuent pour beaucoup à cette petite ruée vers la Bourse.
Alors, la fin des carottes fiscales entraînera-t-elle forcément une baisse de la cadence des introductions ? «L'exonération de l'IS est un élément incitatif important, quand bien même ce n'est pas le facteur principal, puisque l'entreprise qui souhaite s'introduire en Bourse ne base pas sa décision sur l'exonération fiscale», souligne Benabdesslem. Néanmoins, ajoute-t-il, «ce serait une bonne chose qu'elle soit reconduite (…); les incitations fiscales sont importantes, puisqu'elles donnent un signal fort et montrent l'appui de l'Etat au développement du marché boursier, lequel est la vitrine de la modernisation de l'économie». A bon entendeur…


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