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Capital investissement : Les entreprises au stade de développement mises en orbite
Publié dans Finances news le 21 - 04 - 2011


L'activité reprend du poil de la bête.
Le montant cumulé des capitaux levés s'élève à 7,29 Mds de DH à fin 2010.
La création des fonds OPCR devrait permettre de booster davantage le marché.
Les fonds d'infrastructures arrivent en force.
Le capital investissement se porte de mieux en mieux au Maroc. C'est globalement ce qui ressort de l'étude que vient de publier l'Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), en partenariat avec le cabinet Fidaroc.
Ainsi, à fin 2010, elles sont 19 sociétés de gestion à opérer sur le marché, soit 3 de plus qu'en 2009. Des sociétés (64%) dont les capitaux sont en général détenus par des institutions financières (banques, sociétés de gestion d'actifs et compagnies d'assurance) et qui ont 31 fonds sous gestion. Des fonds dont près de la moitié est localisée à l'étranger (Île Maurice, Jersey, France, Tunisie, Luxembourg et Espagne), particulièrement dans des pays réputés être des paradis fiscaux ou des pays où la fiscalité est plus clémente que celle du Maroc.
Par ailleurs, les fonds tendent de plus en plus à se diversifier. Comme le souligne l'étude, «avec la dernière génération de fonds, on observe une progression des fonds sectoriels (un peu plus d'un milliard de dirhams de fonds levés), en particulier dans les secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire, des NTIC et de la santé». Et la zone d'investissement prioritaire reste le Maroc (63,7%), quand bien même les fonds transrégionaux ciblant l'Afrique et le Maghreb sont dans une dynamique de croissance soutenue. D'ailleurs, sur les 7,29 Mds de DH levés par l'ensemble des fonds entre 1999 (et les années antérieures) et 2010, ils en représentent plus de 3 Mds de DH, soit 42%.
Rien que pour l'année 2010, les fonds levés ont atteint 976 MDH, dont 385 MDH pour les fonds transrégionaux rompant avec le ralentissement observé en 2009 où ils n'étaient que de 479 MDH, soit une progression d'un peu plus de 100%. Et, en terme de levée de fonds de 2006 à 2010, la part des institutions financières (41%) continue à progresser, tout comme celle des investisseurs étrangers, lesquels s'accaparent 57% des fonds levés.
Il convient néanmoins de noter que sur l'ensemble des fonds levés, le montant cumulé des investissements n'a atteint que 2,6 Mds de DH à fin 2010. Un différentiel qui s'explique par plusieurs facteurs, dont notamment les effets des variations des taux de change, le fait que les fonds transrégionaux ne sont pas exclusivement dédiés au Maroc, et surtout l'horizon d'investissement (5ans) qui induit une comparaison avec un décalage approximatif de 5 ans.
Toutefois, note l'étude, «l'année 2010 a enregistré une forte reprise des investissements avec un montant de 665 MDH».
L'amorçage / risque délaissé
Démarche prudente ou frilosité excessive ? En tout cas, à la lecture des statistiques, l'on est tenté de dire que les investisseurs n'aiment pas trop… prendre de risque. En effet, ils investissent majoritairement les entreprises en stade de développement (61%), au détriment du capital amorçage (4%) et du capital-risque (4%). Avec une préférence pour les entreprises opérant dans les services (21%) et le secteur du BTP, même s'ils ratissent large, touchant plusieurs secteurs d'activité (TIC, industrie automobile, distribution et négoce, industrie agroalimentaire…) et différentes régions, dont notamment le Grand Casablanca où se trouvent 70% des entreprises investies.
Par ailleurs, précise l'étude, «à partir de 2006, le nombre de transactions inférieures à 10 MDH a fortement décru». En effet, si elles étaient 54% sur la période
2000-2005, les transactions inférieures à 10 MDH ne représentent plus que 32% entre 2006-2010. Au moment où les opérations de grande ampleur se renforcent (voir graphique) avec, de surcroît, l'apparition de transactions supérieures à 50 MDH (6%).
Désinvestissements et prévisions
«Sur l'ensemble des portefeuilles des fonds, 41 actes de désinvestissements dans 36 entreprises ont été enregistrés à fin 2010», relève l'étude. Des désinvestissements qui s'expliquent par l'arrivée à échéance des fonds de première génération, après une durée moyenne d'accompagnement de quatre an et demi. La cession des entreprises aux propriétaires restant toujours le moyen de sortie le plus usité (49%), alors qu'en valeur, la cession des titres cotés prédomine, même si on note une tendance baissière (63% en 2009 vs 51% en 2010).
Côté perspectives, les entreprises en phase de développement auront toujours la cote au titre de l'exercice 2011. En effet, «pour les fonds toujours en phase d'investissement, le montant prévisionnel d'investissement s'élève à 1,5 Md de DH, dont 85% seront affectés à des entreprises au stade de développement». Un segment très sollicité parce que certainement moins risqué, mais tout autant moins porteur (TRI moyen pondéré de 14%) que l'investissement dans les entreprises en stade de transmission où le TRI moyen pondéré est de 28%.
Plus généralement, sur l'ensemble des sorties à fin 2010, le TRI moyen pondéré global (calculé à partir de la collecte de l'ensemble des TRI bruts communiqués par les fonds pondérés par les montants investis) s'élève à 17% contre 24% en 2009. Une régression qui s'explique principalement par «l'existence de performances négatives pour une partie des sorties réalisées en 2010». Sur ce registre d'ailleurs, il faut préciser que les TRI liés à une participation inférieure à un an, ainsi que ceux des sorties partielles n'ont pas été pris en compte. A signaler aussi qu'il s'agit de TRI déclaratifs par sortie et non de TRI définitifs des fonds.
A l'évidence, le capital investissement semble être promis à un bel avenir. Et sa dynamique de croissance devrait être autrement plus importante dans les années à venir. L'AMIC ne dit pas autre chose. Selon elle, «en matière de réglementation, la nouvelle définition de la PME (CA inférieur à 175 MDH) devrait encourager les sociétés de gestion à créer des fonds OPCR (organismes de placement en capital-risque) susceptibles de bénéficier de la transparence fiscale». «Cette dynamique devrait apporter un nouveau souffle à l'industrie du capital investissement au Maroc et renforcera le rôle des fonds d'investissement dans la croissance, l'accompagnement et la réussite de la petite et moyenne entreprise marocaine», conclut-elle.


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