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«Il faudra rester à un niveau de prime "Cat Nat" raisonnable»
Publié dans Finances news le 24 - 04 - 2016

Dans cet entretien réalisé à l'issue de la troisième édition du «Rendez-vous de Casablanca de l'assu­rance», Bachir Baddou, Directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d'assurances et de réassurance (FMSAR), revient sur les temps forts de cette manifestation, les défis soulevés par les risques émergents et, enfin, le nouveau régime de couverture des catastrophes naturelles au Maroc.

Finances News Hebdo : Quelle apprécia­tion faites-vous de la troisième édition du «Rendez-vous de Casablanca de l'assu­rance» ?
Bachir Baddou : Le bilan de la troisième édition du «Rendez-vous de Casablanca de l'assurance» est très positif. Nous avons eu la chance d'accueil­lir des intervenants nationaux et internationaux de très bonne qualité : Mohamed El Kettani, président du groupe Attijariwafa bank; Dirk Kempthorne, président de la Fédération des assurances aux Etats-Unis (premier marché mondial de l'assu­rance); Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances, etc. Nous avons recensé en tout plus de 800 participants, provenant d'une trentaine de pays, dont 18 pays africains. Nous sommes d'autant plus satisfaits qu'il s'agit d'un évènement jeune. Sans vouloir se jeter des fleurs, arriver à cette taille en trois ans, c'est un exploit qui revient à toute l'équipe d'orga­nisation et au marché marocain de l'assurance.
F.N.H. : Après la Tunisie en 2015, c'est la Côte d'Ivoire qui était l'invité d'honneur cette année. Quel type de partenariats développez-vous avec vos homologues tunisiens et ivoiriens ?
B. B. : Nous avions signé un accord spécifique avec la fédération des assureurs ainsi que le régu­lateur tunisien. Il s'agit d'un accord tripartite qui consiste à accompagner le marché tunisien à la mise en place d'un système de type Bonus Malus automobile (l'équivalent du CRM au Maroc). Nous les avons accompagnés dans la rédaction d'un appel d'offres, puis dans la sélection de l'entreprise qui va développer ce système. Il faut savoir qu'en Afrique, hors Afrique du Sud, nous sommes le seul pays disposant d'un système moderne de gestion de l'assurance automobile (centres d'indemnisa­tion directe, voitures de remplacement, garages conventionnés, garanties annexes, etc). Plusieurs pays africains sollicitent notre accompagnement pour dupliquer l'expérience marocaine. C'est l'axe central de la convention que nous venons de signer avec la Côte d'Ivoire...
F.N.H. : Qu'est-ce qui vous a le plus mar­qué dans les débats des panels et ateliers de la troisième édition du «Rendez-vous de Casablanca de l'assurance» ?
B. B. : D'abord, c'est qu'il y a de nouveaux risques qui apparaissent et que même les grands marchés mondiaux de l'assurance ont encore beaucoup de mal à les cerner. Nous avons assisté à une très belle présentation sur le risque cybernétique: l'exemple de Sony, dont la branche «Cinéma» a fait l'objet d'une attaque cybernétique violente qui a détruit tout son système d'information (il a fallu 9 mois pour le reconstituer). On a vu aussi dans la présentation de mon homologue français sur l'évolution des risques liés aux catastrophes natu­relles en lien avec le réchauffement climatique. Le secteur des assurances fait donc face à plusieurs défis. Nous devons bien maîtriser les risques nou­veaux, les quantifier et surtout les tarifer. Or, pour évaluer et tarifer ces risques, la tâche n'est pas du tout aisée. Cela nécessite l'accès à l'information en grandes quantités, «big data», pour pouvoir modéliser le risque, le tarifer et, in fine, proposer un contrat d'assurance aux agents économiques.
F.N.H. : Que pensez-vous du projet de réglementation, en cours d'adoption, sur le nouveau régime de couverture des catas­trophes naturelles ?
B. B. : Le nouveau dispositif de couverture de risques catastrophiques au Maroc séduit les pro­fessionnels de l'assurance à l'étranger. C'est un dispositif novateur parce que l'ensemble des Marocains, qu'ils soient assurés ou non, seront couverts. Il s'agit d'une assurance obligatoire en addition des assurances automobile, des assu­rances multirisque habitation et des différentes garanties dommage auxquelles peut souscrire une entreprise. Un fonds de solidarité contre les risques catastrophiques sera également mis en place. Nous avons mis beaucoup de temps, près de dix ans, avant de sortir cette loi. Car, une mal-évaluation de ce risque peut détruire le sec­teur de l'assurance. Si un terrible malheur venait à survenir, un tremblement de terre de grande amplitude, par exemple, même si toute la popu­lation était assurée, aucun marché de l'assurance ne pourrait y résister, d'où la nécessité d'avoir des mécanismes de réassurance internationale et des garanties de l'Etat. Il faut que les assureurs y mettent aussi leurs capacités. Je pense que nous avons construit un dispositif intelligent. Le texte de loi est aujourd'hui soumis au Parlement. Il va bientôt commencer à être discuté et nous espérons le voir aboutir d'ici la fin de l'année.
F.N.H. : Avez-vous une idée des tarifs de cette nouvelle assurance ?
B. B. : Les études statistiques sont en cours. Mais nous sommes tous conscients que le prix ne devra pas trop impacter la prime d'assurance. Il faudra rester à un niveau de prime «Cat Nat» raisonnable.


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