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Sidérurgie : sauvons nos fleurons
Publié dans Finances news le 06 - 10 - 2017

Si le protectionnisme est un mécanisme jugé honteux, voire un mauvais calcul, la donne diffère en matière de sidérurgie. Partout à travers le monde, des nations souvent ultralibérales mettent en place des mesures pour se protéger contre l'abondance de l'offre, notamment chinoise, coupable avérée de dumping sur l'acier.


Les mesures contre l'acier chinois sont tellement contraignantes à travers le monde que des producteurs comme Sonasid en profitent pour exporter à des prix compétitifs, sans pour autant faire du dumping. Paradoxal de voir le sidérurgiste marocain arriver à écouler plus facilement de l'autre côté de l'Atlantique que sur son marché domestique ou dans la région d'Afrique de l'Ouest. Car, il faut le dire, le management de Sonasid était attendu sur ses projets en Afrique de l'Ouest lors de sa dernière conférence de presse de présentation des résultats. Mais il a surpris la presse en annonçant les premières exportations du sidérurgiste vers les Etats-Unis. Les clients satisfaits veulent renouveler l'expérience. Le management a annoncé que le sidérurgiste a réalisé 20.000 tonnes d'exportations vers les Etats-Unis au premier semestre 2017, soit deux bateaux de fil machine. Le sidérurgiste a profité des mesures antidumping sur l'acier chinois instaurées un peu partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis, pour exporter son fil machine. Les Américains appliquent des droits qui vont de 100% à 200% sur les produits en provenance de Chine. Sonasid a été opportuniste. Rappelons qu'il a eu quelques expériences à l'export par le passé. La plus marquée concerne l'Algérie entre 2012 et 2013. Auparavant, une expérience isolée avait été menée au Canada.

Des résultats en hausse

Sonasid a profité au premier semestre de la hausse des prix de la ferraille et de la billette sur les marchés internationaux pour redresser ses comptes, malgré la baisse des volumes de vente.
La société s'attend, cela dit, encore à des difficultés dans le secteur. En effet, le taux d'utilisation de l'outil industriel ne dépasse pas 30% au Maroc, alors que la moyenne mondiale est de 73%. Les capacités de production du secteur au Maroc représentent 3 fois la demande !
Dans le détail, le chiffre d'affaires en social de Sonasid pour le premier semestre 2017 a atteint 1,67 Md de dirhams, contre 1,56 Md de dirhams la même période en 2016. La relative stabilité des ventes n'a pas empêché, dans le sillage de la hausse des prix de la matière première à l'international, l'EBITDA de fortement progresser en social. Il atteint 131 MDH contre 19,7 MDH la même période en 2016. Le résultat d'exploitation, lui, connaît une progression remarquable. Il atteint 70 MDH, contre un solde négatif de 40 MDH au premier semestre 2016. Le résultat net est de 40 MDH, contre -44 MDH au S1 2016. Le RNPG s'affiche à 21 MDH, contre un déficit de 61 MDH auparavant.
La société dit encore souffrir de conditions difficiles sur le marché domestique, marquées par une forte concurrence et un faible rythme dans la réalisation des travaux publics.

La protection pour sauver l'industrie

Le management de Sonasid est clair là-dessus : «Il faut absolument obtenir une rallonge des clauses de sauvegarde qui arrivent à terme fin 2018», déclare Amin Abrak, Directeur général de Sonasid, qui s'exprime aussi pour l'intégralité des concurrents. «Nous sommes confiants, car les partenaires et autorités connaissent bien les enjeux» ajoute-t-il, en espérant recevoir une rallonge des mesures de protection et un répit de quelques années encore.
Pour Abdelilah Fadili, directeur financier, «l'avenir de cette industrie passe par la protection, comme ce qui se passe à l'international». Il faut dire qu'un mouvement de protectionnisme est né un peu partout dans le monde, notamment contre la Chine et la Turquie, coupables avérées de pratiques anticoncurrentielles.
Les mesures antidumping appliquées par des nations réputées pourtant libérales sont importantes. Outre les USA et leurs droits qui dépassent 100%, l'Union européenne applique des droits autour de 20% et l'Inde va jusqu'à 57%.
Au Maroc, ces droits tournent autour de 10% seulement, alors que le marché est petit, ce qui augmente encore plus sa vulnérabilité et celle de ses acteurs.
De plus, les opportunités de concentration sont faibles au Maroc. Beaucoup d'acteurs de petite taille sont opaques et n'ont pas d'expérience reconnue pour attirer l'attention des acteurs de plus grande taille. La concentration a permis à beaucoup d'industriels de sortir la tête de l'eau en Europe. Dans le Royaume, cette possibilité aussi est à écarter. Les Occidentaux se protègent, faisons de même pour sauver les emplois de cette industrie. ■

A. Hlimi


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