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Crédit bureau : 58% des consultations émanent des sociétés de financement
Publié dans Finances news le 24 - 05 - 2012

A fin 2011, le nombre de consultations des rapports de solvabilité s'est élevé à 830.000.
Le coût des consultations varie en fonction de la volumétrie globale des crédits : il s'est établi à 16 DH en 2011.
L'évolution de la centrale des risques conditionnée par l'implication de tous les adhérents.
Le Maroc est le premier pays du Maghreb à avoir installé le crédit bureau et le 3ème dans la région MENA après l'Arabie Saoudite et l'Egypte. Un système mis en place dans le cadre d'un partenariat public-privé entre Bank Al-Maghrib (BAM) et Experian Services Maroc (ESM), ayant pour objectifs de faire le suivi du comportement des consommateurs, prévenir l'endettement multiple et le surendettement et permettre aux PME d'avoir un accès plus large au crédit.
Dans ce sillage, BAM exerce le contrôle et veille au respect de la bonne gouvernance, de la confidentialité et de la sécurisation des données. Pour sa part, ESM est l'entité chargée de la centralisation et du traitement des données sur les engagements accordés aux emprunteurs par les établissements de crédit et de diffuser par conséquent l'encours total sur l'ensemble des engagements. Notons qu'à partir de 2011 le champ des déclarations a été élargi. En effet, en plus des établissements de crédits relevant du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et ceux dépendant de l'Association professionnelle des sociétés de financement (APSF), les associations de microcrédit ont adhéré à leur tour au système. Pour Béatrice Larregle, président Directeur général d'ESM, «leur contribution est encore embryonnaire actuellement et aura tendance à évoluer dans les années à venir». A ce titre, il convient de dire que ces établissements comptent dans leurs actifs des créances importantes en terme de nombre, puisqu'elles permettent l'accès au crédit et au financement pour une large catégorie de clientèle non privilégiée chez les banques, en raison des petites sommes débloquées.
Bilan positif
Selon Béatrice Larregle, le bilan est positif depuis le démarrage de l'activité en octobre 2009. Dans ce sens, les consultations des rapports de solvabilité des clients sont quasi systématiques dans tous les octrois de crédits.
Ainsi, à fin 2011, le nombre de consultations des rapports de solvabilité s'élève à 830.000. Entre le 1er trimestre 2012 et celui de l'année précédente, ESM a enregistré une croissance de 80% des consultations. Béatrice Larregle estime que cette progression est due à la croissance du marché des crédits, l'implication de tous les acteurs de la place et l'industrialisation des process en la matière par les établissements de crédit. Dans ce sillage, 42% des consultations émanent du GPBM, et 58% de l'APSF. Pour ce qui est de l'encours, il est estimé à fin 2011 à 620 Mds de DH pour un encours total de la place de 700 Mds de DH. Un taux de couverture de près 90%, jugé important et satisfaisant par Béatrice Larregle, qui n'hésite pas à remercier tous les intervenants de la place pour leur adhésion. De plus, il est à noter aussi qu'au niveau des impayés, il y a eu une baisse des créances en souffrance notamment chez les particuliers, ce qui laisse penser que le crédit bureau impacte positivement cette tranche de créances. Sur un autre volet, le coût des consultations varie en fonction de la volumétrie globale des crédits. De ce fait, une relation inverse existe entre les deux paramètres : quand la volumétrie globale augmente, les coûts baissent. En 2010, le coût s'élevait à 18 DH pour s'établir à 16 DH en 2011. Toutefois, ce coût ressort beaucoup plus bas pour les associations de microcrédit (AMC) : les petites AMC payent 1,75 DH par consultation, alors que pour les grandes AMC la consultation coûte 3,25 DH.
Quid du secret bancaire ?
Malgré ses multiples avantages, le crédit bureau est considéré depuis sa mise en service en 2009 comme une violation du secret bancaire; et donc l'aspect de la confidentialité des données est toujours soulevé par les institutions financières. En effet, au regard de l'article 79 de la loi bancaire marocaine, «toutes les personnes qui participent à l'administration, à la direction ou à la gestion d'un établissement de crédit, ou qui sont employées par celui-ci, (...) sont strictement tenues au secret professionnel pour toutes les affaires dont ils ont à connaître, à quelque titre que ce soit, dans les termes et sous peine des sanctions prévues à l'article 446 du code pénal».
Face à cette situation, les établissements de crédit se retrouvent devant un vrai paradoxe. Soit refuser le transfert des données des clients et prendre le risque de sanctions de BAM soit fournir toutes les données de leurs clients et se confronter aux risques judiciaires. Pour sa part, BAM confie que toutes les dispositions de sécurité sont réunies pour interdire toute utilisation non conforme aux objectifs du système.
C'est pour cette raison qu'ESM a mis en place un code d'éthique pour rassurer ses partenaires. Béatrice Larregle souligne que «la confidentialité est au cœur de l'activité et tous les établissements de crédit ainsi que l'ESM sont tenus au respect du secret professionnel et du respect des règles de bonne conduite».
Par Mehdi Bensaoud
Une réelle opportunité
Le crédit bureau est considéré comme une opportunité réelle pour le Maroc en matière de gestion responsable du crédit et pour lutter contre le surendettement. Un tel système permet d'assurer la protection des consommateurs, des données et du système financier dans sa globalité. Comme le fait remarquer Béatrice Larregle, «c'était un véritable challenge au départ, son évolution était et reste conditionnée par l'implication de tous les adhérents». Aujourd'hui, la PDG d'ESM note qu'une autre phase de l'évolution de la centrale des risques s'installe en lançant une réflexion concernant les autres services qu'elle pourrait fournir dans le futur aux établissements de crédit.


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