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Le systèm décrié
Publié dans Finances news le 24 - 03 - 2005

Le parcours d’un chercheur scientifique, qu’il soit étudiant ou enseignant, est parsemé d’embûches, à commencer par le manque de financement, la lourdeur administrative, le manque de motivation des encadrants et l’accès aux informations. Pire, leurs recherches ne sont jamais exploitées et même si leur travail est intéressant, il est relégué aux oubliettes. Frustrant !
Au Maroc, le secteur de la recherche souffre de nombreux obstacles, quel que soit le domaine de la recherche.
Pour illustrer ce parcours du combattant, suivons le cheminement d’un étudiant-chercheur dans le domaine des sciences naturelles.
La durée de la recherche, qui est en principe de 3 ans, dépend essentiellement du financement et de la disponibilité du matériel nécessaire à la recherche. Cette période peut même être prolongée de 2 ou 3 années supplémentaires, surtout pour les chercheurs exerçant parallèlement un emploi.
Le premier obstacle à lever est celui de l’accréditateur des laboratoires de recherche. Il s’agit de l’accord que le ministère de la Recherche scientifique attribue à une unité de Faculté et de Recherche pour entamer les travaux de recherche dans un laboratoire. Cette démarche, purement administrative, fait perdre aux étudiants-chercheurs énormément de temps, alors que c‘est le professeur encadrant qui doit l’entamer. La cause : l’atomisation de l’administration et l’interférence entre différents ministères et organes scientifiques.
Souvent, la qualité même de l’encadrement laisse à désirer. En effet, il existe des encadrants qui ne fournissent aucune matière et aucun matériel, donc aucun effort consenti en faveur de l’étudiant-chercheur encadré. Mieux encore, ils chargent leurs étudiants de certaines corvées, comme par exemple le traitement de texte ou assurer un cours de travaux pratiques; et cela sans que l’administration ne soit mise au courant. Un abus d’autorité à peine masqué est donc exercé par les professeurs encadrants !
Bourse insuffisante
Par ailleurs, pour soutenir financièrement les étudiants et les aider dans leur parcours, différentes bourses sont mises en place. A commencer par la bourse du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique qui prévoit 2.300 DH par mois aux étudiants chercheurs. Mais, plusieurs conditions sont à remplir pour y accéder, à savoir un DESA récent précédant l’année de l’inscription en doctorat, ne pas exercer un emploi, ne pas cumuler une autre bourse. D’autres bourses sont accordées par le ministère de la Recherche, mais aussi par l’AUF (Association Universitaire de la Francophone). Les étudiants-chercheurs peuvent également bénéficier d’une bourse accordée par des laboratoires de recherche étrangers en cas de cotutelle.
Notons que les bourses accordées par les organismes marocains sus-mentionnés ne couvrent que partiellement les frais de recherche. Puisque les étudiants prennent à leur charge le matériel consommable et les échantillons, l’Université ne fournissant que le gros matériel (congélateur, réfrigérateur,etc).
Et encore, malgré tant d’efforts, les étudiants chercheurs ne sont pas au bout de leur peine, puisqu’ils ne peuvent soutenir leur thèse qu’après avoir publié un ou deux articles, selon les exigences de leur université, dans des journaux scientifiques très cotés et spécialisés dans le domaine de leur recherche.
Au bout du parcours, les perspectives sont incertaines. Il est rare que le chercheur reçoive une proposition de collaboration d’un laboratoire public ou privé. L’Etat ne fait que proposer des crédits pour la création d’entreprise sur la base de la recherche effectuée, mais les conditions pour y accéder sont draconiennes.
Ce sont ces conditions de travail insupportables et la non-valorisation de leurs travaux qui poussent la majorité des chercheurs scientifiques à fuir vers l’étranger.


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