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Fonds d'équipement communal : un banquier d'affaires aux commandes
Publié dans Finances news le 10 - 09 - 2018

- Omar Lahlou, (photo ci-dessous) ex-directeur administratif et financier du Groupe CDG revient aux affaires.
- Il aura la lourde tâche de conduire le virage stratégique du Fonds d'équipement communal en le positionnant en bailleur de fonds efficient, accompagnateur du processus de régionalisation avancée.

Son départ de la CDG, révélé en exclusivité par Finances News il y a tout juste un an, avait fait couler beaucoup d'encre. Omar Lahlou était en effet en charge des finances du groupe et avait choisi d'abandonner ce poste clé à 48h de la présentation de la nouvelle stratégie du groupe piloté par Abdellatif Zaghnoun.
La démission de Omar Lahlou avait coïncidé avec une vague de départs sans précédent où, en l'espace de quelques jours, le secrétaire général et le Directeur général adjoint du groupe de l'époque, avaient rendu leur tablier à quelques jours d'intervalle.
C'est a priori l'organisation qui allait être mise en place dans le cadre de la nouvelle stratégie du Groupe CDG qui avait été pointée du doigt par les observateurs qui soulignaient des «contraintes d'incompatibilité».

Banquier d'affaires

Le retour de Lahlou aux affaires, avec un statut de gouverneur Directeur général du Fonds d'équipement communal (FEC), en a surpris plus d'un. Mais ses ex-collègues y voient une reconnaissance de la compétence de ce vieux routier du secteur bancaire, qui avait conduit plusieurs expériences pilotes dans le secteur de la finance marocaine.
Cet ingénieur diplômé de Sup Elec Paris en 1995 a débuté sa carrière en qualité d'auditeur dans un cabinet international en France, avant de rejoindre l'ex-Banque Commerciale du Maroc (BCM) avant sa fusion avec Wafabank. Son passage y a été de courte durée, puisqu'en 1997 il a fondé la première agence d'information financière du pays, avec parallèlement un système de notation d'entreprises locales en partenariat avec une agence internationale.
Son ascension fulgurante lui a permis en 1999 d'asseoir un réseau suffisamment étoffé pour lancer avec ses associés la banque d'affaires Atlas Capital, où il a pris le temps de bien développer le business.
9 ans plus tard, il atterrit dans le public avec un premier poste à la Loterie nationale, filiale de la CDG, avant de devenir directeur du pôle finances de la Caisse. Discret avant et après son départ, Lahlou a passé un an à l'ombre, avant d'être rappelé par le Roi. Il sera donc en charge du FEC, cette banque qui ne dit pas son nom et qui a doublé ses engagements envers les collectivités l'an dernier, pour porter ses financements au profit des collectivités territoriales depuis sa création en 1959, à quelque 50 milliards de dirhams.

Banque de développement territorial

Le FEC sort d'un exercice exceptionnel où la contribution de ses prêts dans le financement des investissements globaux des collectivités territoriales a atteint
22%. Il a accordé en 2017 aux collectivités territoriales des prêts de l'ordre de 5,5 milliards contre 3,1 milliards de DH en 2016, soit une hausse de 86%. L'effet de levier généré est important car grâce à ces financements, ce ne sont pas moins de 16 milliards de DH d'investissements qui ont été réalisés.
De même, le FEC a accordé aux collectivités territoriales des lignes de crédit qui ont totalisé 17 Mds de DH durant la période 2014-2017, et ce dans le but de rationaliser la programmation des opérations de financement de leurs programmes de développement.
Les collectivités territoriales ont également bénéficié des efforts déployés par le FEC afin de diversifier et de rationaliser ses opérations de financement, entraînant une baisse significative du taux d'intérêt.
Le nouveau patron du Fonds sera maintenant appelé, d'une part, à améliorer et à renforcer son rôle et son efficacité, conformément au chantier de la régionalisation avancée, qui vise essentiellement à faire des collectivités territoriales des partenaires incontournables de l'Etat et acteurs essentiels pour la promotion du développement économique, social, environnemental et sectoriel du pays. Et, d'autre part, à répondre à la hausse des besoins en financement de plusieurs programmes et plans de développement au niveau des différentes régions du Royaume, que le Fonds veille à accompagner et à financer.
Mais l'une des toutes premières missions de Lahlou sera de décliner le nouveau plan stratégique de la banque. Parallèlement, des cabinets de consulting internationaux sont en train de préparer une étude sur le renforcement du rôle du FEC pour en faire une banque de développement territorial et l'élaboration d'un projet de loi portant organisation du Fonds. De quoi prendre du galon sur l'échiquier économico-financier du Royaume. ■

Les missions du FEC
Du haut de ses 50 ans d'histoire, le FEC s'est spécialisé dans le financement du secteur public local. En tant que Banque, le fonds est soumis aux règles prudentielles classiques des banques et doit donc maîtriser le risque tout en recherchant un niveau de rentabilité qui pérennise et sécurise son activité.
La Cour des comptes reprochait d'ailleurs au fonds son «manque d'ingénierie financière capable de faire de l'emprunt un vecteur de développement local». Lahlou devra faire jouer son expertise en la matière pour faire de cette banque un véritable véhicule de financement innovant.
Plus généralement, le FEC offre à ses clients des produits et services qui permettent la mise en œuvre de leurs projets d'équipement. Ces projets visent généralement l'amélioration du cadre de vie du citoyen et portent sur des domaines tels que la mise à niveau urbaine, la mobilité urbaine, le désenclavement rural, le développement des zones d'activité économique, le développement des infrastructures sportives et de loisirs, l'électrification rurale, l'assainissement et l'accès à l'eau potable, l'éclairage public, l'aménagement des espaces verts, la propreté et la protection de l'environnement, etc.


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