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Développement durable : «Le Parlement doit légiférer sur les matériaux et les normes d'isolation...»
Publié dans Finances news le 21 - 06 - 2012

La ville d'Agadir, qui a accueilli Energia, I semble être un bon laboratoire en vue de réaliser l'équilibre entre le développement économique et le développement durable.
Pourtant, la perle du Souss doit faire face à des défis majeurs comme la sauvegarde des espaces écologiques, la mise en valeur de la diversité biologique et l'intégration des populations locales dans la machine en marche.
Une tâche empreinte de beaucoup d'écueils, dont Tariq Kabbage, maire d'Agadir, député d'Agadir-Idaoutanane et président de l'Association marocaine de éco-villes, nous fait un bref résumé.
• Finances News Hebdo : Tout d'abord, peut-on revenir sur tous les projets de développement engagés par la ville dans le domaine des énergies renouvelables ?
• Tariq Kabbage : Nous n'avons pas à ce jour développé de projets dans les énergies renouvelables. Par contre, dans le cadre du réaminagement de l'ancienne décharge, nous avons réalisé un processus de dégazage qui nous permettra, à partir du méthane, de produire de l'énergie électrique. Les déchets ménagers organiques ou les déchets verts peuvent être valorisés par des procédés de méthanisation.
• F. N. H. : Le cas de la ville d'Agadir représente une réussite en termes de coopération économique décentralisée, notamment avec la Communauté Autonome Canarienne. Quelles sont les clés de succès de cette expérience ?
• T. K. : Agadir est engagée dans plusieurs programmes de coopération décentralisée avec la Communauté Autonome des Canaries, mais aussi avec Nantes Métropole et d'autres villes.
Ces coopérations permettent à notre ville de construire des relations fortes avec un transfert d'expertise dans des domaines aussi variés que l'aménagement urbain, la politique de mobilité et de déplacement urbain, la culture, etc.... .
Des relations fortes se sont développées entre les élus mais aussi entre les cadres des communes.
Nantes Métropole nous apporte une expertise dans le transport urbain qui reste le cauchemar du citoyen marocain. Nous sommes dans une phase d'étude d'une ligne de transport en site propre de type «bus way» qui offre un confort et une régularité très appréciables.
• F. N. H. : Dans une ville en plein développement comme Agadir, notamment dans le secteur de la construction de complexes résidentiels et hôteliers, comment concilier l'impératif économique avec la sauvegarde des énergies, de l'eau et la protection de l'environnement ?
• T. K. : Le tourisme peut être un vecteur de développement économique important à condition qu'il favorise l'implication des populations locales.
On ne peut plus concevoir un tourisme centré uniquement sur les grands groupes pour la plupart étrangers. Le projet de Taghazout ne donne aucune possibilité à la petite entreprise locale lui permettant de s'intégrer dans les métiers du tourisme. Les citoyens sont considérés comme des travailleurs chargés, de surcroît, des travaux subalternes.
Il faut promouvoir le développement des petites entreprises dans les différents métiers de la filière du tourisme comme l'hôtellerie, les guides touristiques, la restauration, etc....
Ce tourisme que nous voulons durable doit utiliser l'énergie solaire, notamment en favorisant la construction de bâtiments économes en énergie grâce à l'utilisation de matériaux adéquats.
L'eau potable peut être utilisée à travers des systèmes simples qui consistent à limiter la pression, donc le débit d'eau et en conséquence la consommation.
En ce qui concerne les espaces verts, la réutilisation des eaux usées après traitement, les techniques du goutte à goutte et le choix de plantes autochtones peu consommatrices d'eau permettront de créer des espaces naturels de haute qualité.
Ces espaces écologiques contribueront, tout en mettant en valeur notre diversité biologique, à protéger des espèces uniques au monde.
• F. N. H. : Lors d'Energia I on a annoncé la création prochaine d'un syndicat des énergies renouvelables regroupant les professionnels du secteur et ceux de l'habitat avec pour objectif de s'aligner sur la stratégie nationale en matière d'énergies renouvelables et de développement durable. Quelle serait, à votre avis, la valeur ajoutée d'une pareille entité et quelles devraient être ses priorités?
• T. K. : Nous sommes des spécialistes en création d'entités sur des thèmes importants avec parfois peu de résultats. Il ne suffit pas de produire des énergies renouvelables, il faut aussi consommer moins en utilisant dans la construction des matériaux thermiquement isolants. Les «professionnels» de la construction ne recherchent que la maximisation des profits et nous le constatons dans le bâtiment. Certains adorent la brique ocre de 10 cm!
Il faut, dans nos campagnes, revenir à des matériaux traditionnels et à des techniques anciennes adaptées comme, par exemple, les briques en terre séchée au soleil.
• F. N. H. : Vous avez soulevé lors de votre intervention une idée selon laquelle certaines poches de résistances au sein même de l'Etat peuvent ralentir l'avancée de certains projets. Comment cela s'illustre-t-il pour la ville d'Agadir et jusqu'à quel niveau cela entrave-t-il votre travail ?
• T. K. : Nous avons voté au sein du Conseil la décision de créer une société de développement local d'énergies avec comme partenaire un organisme de l'Etat chargé de promouvoir les Energies renouvelables. Le Conseil d'Administration de cette entité a refusé un partenariat avec une commune. C'est du mépris envers la démocratie.
• F. N. H. : Vous avez également mentionné certaines problématiques qui ne sont plus un secret pour personne, à savoir les permis de forage mais également les procédés de construction. A ce sujet quel est votre rôle en tant que député dans l'avènement d'un réel dispositif juridique qui cadre avec les ambitions de la stratégie énergétique nationale ?
• T. K. : J'ai évoqué l'irresponsabilité de ceux qui octroient des autorisations de forage dans la ville pour des habitations individuelles. La conséquence est la pénétration des eaux de mer et la nappe, fragile, de la ville est de plus en plus saumâtre. Nous irriguons avec de l'eau de puits et cela a eu un impact négatif sur nos espaces verts.
Il faut appliquer les lois sur l'eau. Le Parlement doit légiférer sur les matériaux et les normes d'isolation à l'instar des normes antisismiques.
Propos recueillis par Imane Bouhrara


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