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Travail des étrangers au Maroc
Publié dans Finances news le 09 - 06 - 2005

Désormais, les étrangers qui veulent travailler au Maroc doivent passer par l’ANAPEC pour le premier dépôt de leur dossier de travail, en vertu du nouveau texte de loi publié le 17 mars 2005 dans le bulletin officiel. Cette nouvelle disposition a mis dans l’embarras les ressortissants de pays subsahariens n’ayant pas signé de convention d’établissement avec le Maroc. Leurs dossiers ont tout simplement été rejetés. Explications.
L’Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC), en sa qualité d’établissement public ayant pour mission, entre autres, d’assurer l'accueil, l'information et l'orientation des demandeurs d'emploi, est devenue, par une nouvelle attribution de l’Etat, un organe régulateur de l’emploi des étrangers au Maroc. Ainsi, et en vertu du texte de loi paru dans le Bulletin officiel datant du 17 mars de cette année, «c’est cette agence qui se charge actuellement du traitement des dossiers des étrangers qui sont à leur première validation de contrat de travail», comme nous l’a souligné un responsable du service des migrants au sein du ministère de l’Emploi. Les étrangers déjà établis ne sont pas concernés par cette nouvelle disposition.
Cette nouveauté serait passée inaperçue si certains étrangers n’en avaient pas fait les frais. En effet, des ressortissants subsahariens non liés au Maroc par une convention d’établissement, se sont tout bonnement vu refuser l’autorisation de travailler sur le sol marocain.
C’est le cas de ce jeune ivoirien qui a fait ses études supérieures à Marrakech. Durant quatre années, il a suivi une formation en marketing et management et effectué des stages dans une entreprise spécialisée dans le mobilier à Marrakech. En 2004, il décide de venir chercher un travail stable et bien rémunéré à Casablanca où, paraît-il, il fait bon vivre. Il n’a pas été déçu puisqu’il a décroché facilement, la formation et la maîtrise de la langue française aidant, un poste de chargé de clientèle dans un centre d’appels.
La plupart des centres d’appels travaillant pour le marché français, il ne trouva aucune difficulté à faire ses preuves. Ainsi, et après un stage de pré-embauche, la direction du call center en question entame une procédure administrative pour régulariser sa situation en adressant son dossier, ainsi que ceux de trois autres étrangers, au service des migrants. Il s’agissait en fait de faire valider leur contrat de travail par ce service au ministère de l’Emploi afin qu’ils puissent obtenir une carte de séjour.
Nouvelles prérogatives de l’ANAPEC
Mais voilà, avec les nouvelles dispositions, leurs dossiers ont été dirigés vers l’ANAPEC qui ne les a tout simplement pas validés. Exception faite pour l’un d’eux, un ressortissant sénégalais dont le pays a signé, avec le Maroc, une convention d’établissement dans les années 70. Ironie du sort, ce Sénégalais, même si l’ANAPEC n’avait pas validé son dossier, pouvait continuer à travailler sans problème puisque pour obtenir sa carte de séjour, il n’a pas besoin de contrat de travail validé par le service des migrants mais juste d’une attestation de travail que le call center peut lui délivrer.
Pour les trois autres subsahariens, à savoir l’Ivoirien, un Congolais et une Camerounaise, il n’y a d’autres solutions que de quitter le Maroc ou bien recourir au travail au noir.
«L’ANAPEC a légalement le droit de ne pas valider un contrat de travail de tout étranger issu d’un pays non signataire d’une convention d’établissement avec le Maroc. Et ce d’autant plus si le profil recherché par les employeurs existe dans notre liste de demandeurs d’emploi marocains. C’est une politique de l’Etat», nous a affirmé une source au sein de l’ANAPEC, le DG étant injoignable.
Rappelons que, par ses programmes d'adaptation professionnelle et de formation-insertion dans la vie active en liaison avec les employeurs et les établissements de formation, l’ANAPEC avait signé avec l’OFPPT un programme professionnel pour former les Marocains aux différents métiers des call centers.
C’est dire que ces Subsahariens n’avaient pas de chance, puisque l’ANAPEC donne la priorité aux Marocains ayant bénéficié d’une formation à l’OFPPT.
Toutefois, on se demande si ce n’est pas là une nouvelle politique pour durcir les procédures afin de restreindre l’établissement des Subsahariens au Maroc. En tout cas, les quelques responsables de centres d’appels que nous avons contactés n’ont pas voulu se prononcer sur la question ni parler des contraintes que peut présenter cette nouvelle disposition.


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