ONU : M. Hilale désigné pour co-faciliter l'examen de la Stratégie mondiale contre le terrorisme    Le projet de loi relatif aux Adouls vise à renforcer les fondements de la profession    À Rabat, la Jordanie réaffirme son appui à l'intégrité territoriale du Maroc et au Plan d'autonomie    Les réserves des barrages s'élèvent à 7,58 milliards de m3    Entreprises : 117.394 certificats négatifs délivrés en dix mois (OMPIC)    Bourse de Casablanca : ouverture en baisse    OMTPME : tissu entrepreneurial en croissance en 2024, mais sous forte pression    Au Venezuela, les décisions seront "dictées" par Washington, jusqu'à nouvel ordre    Etats-Unis : un agent de l'immigration abat une femme dans son véhicule à Minneapolis    L'armée libanaise annonce avoir achevé le désarmement du Hezbollah près de la frontière avec Israël    America First : les Etats-Unis se retirent de 66 organisations internationales    Le président français salue l'exceptionnelle qualité des relations avec le Maroc    CAN 2025 : engouement populaire autour des fan-zones déployées par l'ONMT    FIFA Forward: Plus de 1,2 milliard de dollars pour développer le football en Afrique depuis 2016    CAN 2025 (quarts): Maroc-Cameroun, le duel des Lions    Vague de froid de vendredi à dimanche dans plusieurs provinces    Industrie et ancrage local : pourquoi Danone inscrit le Maroc dans sa stratégie de long terme    Mohammed Bajeddi : "La pluie ne résorbe pas le déficit en surfaces emblavées"    AI Made in Morocco, l'IA comme levier d'Etat    L'Université du Chili rend hommage à l'ambassadrice du Maroc, Kenza El Ghali    Diplomatie religieuse : Un soft power marocain entre influence régionale et défis internationaux    CAN 2025. Regragui: le choc Maroc-Cameroun, « un vrai combat entre deux grandes sélections »    CAN 2025 : Défi historique pour le Maroc face au Cameroun en quart de finale    Lamine Yamal devient le joueur le plus cher du monde    Sardines congelées : le pari du marché intérieur    Les CHU de Rabat et Laâyoune entreront en service cette année    Regragui sees Morocco–Cameroon as a true battle between African giants    AFCON: Nigeria resolves Super Eagles bonus issue ahead of quarter-final    US Congress celebrates 250 years of Morocco US diplomatic relations    CAN 2025 : l'Université Euromed de Fès au cœur du débat sur le soft power et la gouvernance du football africain    Danniel Poeta, un rappeur colombien star des réseaux sociaux au Maroc    Des fossiles humains vieux de 773.000 ans découverts à Casablanca    CAN de Futsal Maroc 2026 : Rabat lance officiellement la course aux qualifications    Le temps qu'il fera ce jeudi 8 janvier 2026    Le Maroc renforce la prise en charge des addictions avec une nouvelle unité de méthadone à Berkane    Maroc–Etats-Unis : Le Congrès célèbre une alliance historique vieille de 250 ans    CAN 2025 : Le Nigeria au bord de la grève avant son match décisif contre l'Algérie    Casablanca révèle de nouvelles traces de restes d'humains fossilisés    Maroc : Le nouvel ambassadeur américain prête serment devant le vice-président des Etats-Unis    CAN 2025 : Près de 60 contraventions traitées par les bureaux judiciaires dans les stades    «Valeur Sentimentale» ouvre la 31e édition des Semaines du film européen    UE : plus de 40.000 titres de voyage offerts à des jeunes pour les 40 ans de Schengen    Les robes noires durcissent le ton et paralysent les tribunaux    Les Etats-Unis annoncent la saisie d'un pétrolier dans l'Atlantique Nord lié au Venezuela    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    Semaines du Film européen au Maroc : Le Grand Prix du Festival de Cannes en ouverture !    Calle Malaga de Maryam Touzani en compétition au Festival international du film de Göteborg 2026    Warner Bros. Discovery rejette à nouveau l'offre de Paramount et maintient le cap sur Netflix    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Die harde ou faire face
Publié dans Finances news le 23 - 12 - 2020

La grande dépression, la grande angoisse et la grande promesse. Douze artistes présentent à Alyss'art Galerie leurs œuvres à l'esthétique rigoureuse et du moins dramatique.
A travers les siècles, l'humain a vu son état de santé se dégrader, ses maladies se multiplier : de perte en perte et, pour finir, la valse des bien-aimés(es). Reste qu'il soit un héros. Cet homme hors du commun dont l'Antiquité a fait un demi-dieu; ou ce personnage qui, dans un roman, mène et oriente l'action, qu'il soit ou non l'auteur d'actes héroïques…
Curieusement, il arrive que ce personnage primordial soit présenté comme un antihéros, sa vie passant dans une certaine passivité, par dégoût de l'existence ou par une résignation devant un but à atteindre dont il lui paraît assez vite qu'il est inaccessible. «Il y a des destinées qui finissent on ne sait où, comme les oueds dans le sable», une définition que donnait Jules Romains des vies sans consistance.
Une autre part est pourtant ainsi laissée dans l'ombre, qui éclaire et nourrit le reste : la part de l'artiste. Rigoureuse, passionnée, sceptique… En ces temps de tourmente apocalyptique, et alors que gronde la menace latente, l'expo «Chronique du monde qui vient…», aussi bien qu'elle engage un dialogue opportun sur le monde de demain, elle montre des œuvres telle une lueur d'«espoir».
Face à la désillusion, Abdeljalil Saouli, Hakim Benchekroun, Madiha Sebbani, Saad Nazih, Mehdi Ouahmane, Hicham Matini, Malek Sordo, Nafie Ben Krich, Ramia Beladel, Sabrina Lahrach, Amina Rezki et Monia Touiss ont réagi de manières diverses : certains ont cherché notre «monde» dans le passé, d'autres l'ont inventé. C'est une autre vie, tantôt révolue tantôt fantasmée, que les douze artistes ont présenté dans leurs œuvres. Comme la littérature et le cinéma, elles/ils offrent à voir une critique sans fard.
Chacun à sa manière, ces artistes disent en creux l'inépuisable réservoir d'imagination qu'est le monde, son pouvoir d'effrayer et de rassurer. Elles/ils martèlent surtout qu'il, aussi, il pense… Il est grand temps, suggèrent-elles/ils, de nous défaire des séparations arbitraires entre l'humain et les différents règnes du vivant. Et, pourtant, d'arrêter notre grand saccage.
Au sortir de l'exposition, il faut se rendre à l'évidence : on n'y croise pas des masses de sujets. Ils ne sont pas absolument absents, non. Il est possible d'au moins penser les entendre réagir à nos pas, émettre de petits bruits. Puis se taire. Car, comme dans la forêt, les animaux restent cachés.
Or, c'est toute la joliesse de l'expo de ne pas nous taper sur la tête avec ses grandes idées (car elle en a), mais de nous laisser parvenir à nos propres conclusions, comme à celle-ci : le monde est entre autres le lieu de l'invisible (ou d'un visible ?!).
Qui aime bien châtie bien. Autant que les yeux, c'est l'estomac et le bon goût que les œuvres réunies mettent à l'épreuve. Si bien qu'elles peuvent provoquer quelques haut-le-cœur.
Du début à la fin de l'expo, tout se ressemble un peu trop. Toutes et tous traduisent cette infatigable capacité du monde à se réinventer. Pour le meilleur et pour le pire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.