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Gouvernement : Le blocage !
Publié dans Finances news le 19 - 09 - 2013

En quête d'une coalition qui, à l'instant du fameux «serpent de mer», nous nargue, surgit sans vraiment se montrer, se noie et ressurgit pour disparaître, le Chef du gouvernement , Abdel-Ilah Benkiran n'en peut plus. Six épuisants rounds de négociations avec Salaheddine Mezouar, deux mois de tiraillements entre les militants de base du PJD et une opinion publique impatiente d'en découdre avec l'attentisme, ont fini par créer plus que le désenchantement et déboucher sur ce qu'on appelle l'impasse politique.
L'enthousiasme cède le pas aux graves interrogations et quasiment à un scepticisme de mauvais aloi! Lundi 16 septembre devait, en principe, constituer la date butoir pour l'annonce en filigrane de ce qui constituerait la version Bis du gouvernement Benkirane... Les regards étaient rivés sur les téléphones portables et les sites de la blogosphère... Mais rien n'est venu confirmer, ou infirmer l'aboutissement des pourparlers entre Mezouar et Benkiran ! Pis : celui-ci, en présentant jeudi dernier le projet de réforme de la Charte de la Justice, lancée par le Souverain en mai 2012, a cru lancer sous le ton de la gouaille: «J'ai la liste du nouveau gouvernement dans ma poche, je la dévoilerai le moment venu...»! Il a laissé sur leur faim ses innombrables interlocuteurs, tentés de retourner à leurs sempiternelles spéculations. Dans le même style, il a lancé : «C'est Sa Majesté qui nomme les ministres !». D'aucuns y voient, à tort ou à raison, une volonté de dégager sa responsabilité dans ce marathon de négociations qui a commencé par effriter la confiance du simple commun des mortels ! De fait, l'enjouement sémantique du Chef de gouvernement ne pouvait mieux tomber, tant il est vrai que si cela ne dépendait que du Souverain, il est absent du Royaume et, ce jeudi 19 septembre, il sera à Bamako, capitale du Mali afin de participer aux cérémonies d'investiture du nouveau président élu Ibrahima Boubacar Keita, aux côtés de plusieurs chefs d'Etat, notamment François Hollande et Lhassan Ouattara.
Moyennant quoi, cette semaine ne verra pas tomber la liste du gouvernement remanié de Benkiran II ! Au meilleur des cas, elle sera publiée la semaine prochaine ! La question pertinente se pose d'emblée : ce qui s'apparentait à une solution à la crise avec l'arrivée du RNI au gouvernement, deviendrait-il subitement le problème à la constitution de celui-ci ? D'une exigence à une surenchère, le président du RNI a fini par épuiser son interlocuteur, Abdel-Ilah Benkiran, soumis déjà aux pressions de sa base, des caciques du parti et à des boutefeux, comme Abdelaziz Aftati qui ne mâche pas ses mots pour jeter la pierre – et quelle pierre ! – dans le jardin de Salaheddine Mezouar. Le député islamiste est à la tête de la croisade contre le président du RNI à qui il a été vertement rappelé son passé, les primes perçues et d'autres allégations pour entacher sa réputation ! Il reste que, comparaison n'étant pas raison, le problème fondamental du blocage entre PJD et RNI, n'est pas celui de la volonté de parvenir à une liste, ni non plus de fixer le nombre de portefeuilles aux uns et aux autres, y compris aux deux autres formations, le Mouvement populaire et le PPS, ni même non plus celui de la présidence du perchoir à la Chambre des représentants. Mais plutôt la définition du ministère de l'Economie et des Finances sur laquelle, aussi bien Benkiran que Mezouar semblent ne jamais vouloir transiger, accrochés chacun à la conception qu'il s'en fait.
Avoir les mains libres
Salaheddine Mezouar veut un ministère de l'Economie et des Finances en totalité, sans partage et ne supporte pas lui voir attribuer ni un secrétariat d'Etat, ni un ministère délégué ! Autrement dit, il ne veut pas entendre parler de Drissi Azami, actuel ministre du Budget qui serait dans le prochain gouvernement au Chef de gouvernement et au PJD ce que l'œil de Moscou était à la Tcheka ! Un délateur ! Devant l'ampleur de la crise économique et sociale, Salaheddine Mezouar entend avoir les mains libres, disons «reprendre la main» sur les finances de l'Etat et la conduite d'une politique nouvelle, sans ressentir le besoin d'en rendre compte à qui que ce soit ! Arguant d'une détérioration accrue des capacités du gouvernement à venir à bout de la crise, il a préparé un mémorandum, une méthodologie de travail, une équipe motivée et s'est même fixé des objectifs. Il est vrai que la situation lui donne raison. En témoigne ce constat accablant, établi par le ministère de l'Economie et des Finances en avril dernier et selon lequel, «le déficit budgétaire de l'Etat est de 17,5 milliards de dirhams à fin mars 2013, contre 6,6 milliards de dirhams à la même période en 2012, d'après les résultats préliminaires d'exécution de la Loi de Finances 2013 à fin mars» !
C'est peu dire que les barons du PJD, comme aussi les «radicaux» exercent des pressions sur leur leader afin qu'il ne transige pas sur le nécessaire, selon eux, le ministère de l'Economie et des Finances et, par conséquent, sur le maintien de Driss Azami Idrissi à son poste de numéro 2 ! C'est si vrai que cette question constitue «in fine» la réelle pomme de discorde entre Benkiran et Mezouar. Pour l'heure, feignant la sérénité affichée, le Chef du gouvernement est plutôt désemparé, tiraillé entre les exigences réaffirmées et quasi obsessionnelles de son interlocuteur et les pressions rétives des membres du PJD qui en sont venus à ne plus le créditer de leur confiance.
Peu importe le temps
Une semaine, ou encore plus, peu importe le temps, dès lors que le retard est devenu la règle.
En novembre 2011, au lendemain de la victoire du PJD aux élections législatives, suite notamment à l'audience que SM Mohammed VI lui a accordée pour le charger de former le gouvernement, Abdel-Ilah Benkiran avait mis près de deux mois avant de constituer son équipe ! Et quand il l'a échafaudée sur la base d'une coalition à géométrie variable, qui a fait dire à ses détracteurs qu'elle était hétéroclite, il a fallu attendre plusieurs mois avant de voir émerger un projet de Loi de Finances, qui n'a été, peine perdue, adoptée qu'en milieu de l'exercice !
Les similitudes sont, sans doute trompeuses, mais nous y sommes ! Cela fait trois mois que les cinq ministres de l'Istiqlal ont démissionné, le 9 juillet exactement, et un peu moins que le Souverain en a officiellement pris acte ! Depuis cette date, le pays est suspendu dans une sorte d'attente et de quête aux nouvelles ! Trois mois, n'est-ce pas un record d'impatience ! On attend et la constitution du gouvernement, et la suite des événements dont, au moins, la note de cadrage d'une Loi de Hinances qui nous donnerait un tant soit peu l'avant-goût de la nouvelle méthode !


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